Qu’est-ce que le syndrome de l’alcoolisme foetal ?

· 21 février 2019
La consommation d'alcool en excès est nocive pour tout le monde. Néanmoins, dans le cas des femmes enceintes, cela est déconseillé même en petites quantités. Découvrez le syndrome de l'alcoolisme foetal.

Le syndrome de l’alcoolisme foetal (SAF) regroupe tous les problèmes qu’un bébé peut souffrir pendant ses premiers mois de vie lorsque la mère a consommé de l’alcool pendant sa grossesse.

Bien que la consommation minimale qui déclenche ce type de problèmes n’ait pas encore été déterminée, il a été prouvé que l’alcool affecte largement la santé des bébés durant la gestation. Il s’agit effectivement du syndrome de l’alcoolisme foetal.

Lorsque la femme enceinte consomme des boissons alcoolisées, surtout pendant le premier trimestre de grossesse, ces substances atteignent facilement le foetus à travers le placenta.

Pourquoi l’alcool est-il mauvais pour la santé ?

Les conséquences négatives de la consommation d’alcool pour les adultes ne sont pas nouvelles. Entre autres, cette substance peut causer divers préjudices, comme : l’altération de la fréquence cardiaque, un taux de sucre incontrôlé, une déshydratation et des troubles digestifs.

Lorsqu’une femme est enceinte, la consommation d’alcool peut affecter sérieusement la santé du bébé pour deux raisons simples. Tout d’abord, parce que son organisme n’est pas capable de traiter cette substance. Ensuite, parce qu’il ne possède pas non plus la capacité d’éliminer tous ses déchets. Autrement dit, il les garde presque tous.

Comment se traduit le syndrome de l’alcoolisme fœtal ?

Les principaux symptômes de l’alcoolisme foetal sont:

  • Déficiences visuelles et auditives.
  • Retard dans le développement.
  • Insuffisance pondérale à la naissance, voire même malnutrition.
  • Mauvaise coordination des mouvements (détectée à long terme).
  • Mauvaise croissance (aussi bien avant comme après la naissance).
Le syndrome de l'alcoolisme foetal peut entraîner des retards de développement ainsi que des déficiences dans le système nerveux.

La plupart des bébés qui souffrent de cette condition présentent des malformations faciales. Les caractéristiques remarquables de ce trouble sont :

  • Visage large et aplati.
  • Petit périmètre crânien.
  • Malformations des oreilles.
  • Pont nasal large et bas.
  • Petits yeux avec des plis épicanthiques.
  • Fissures palpébrales étroites dans les paupières.

Détection et traitement

Logiquement, le syndrome de l’alcoolisme foetal doit être diagnostiqué par un professionnel de la santé. Pour le détecter, le médecin réalisera quelques observations chez le bébé qui, ajoutées au témoignage de la mère en lien avec sa conduite pendant la grossesse, lui permettront d’arriver à une réponse.

La première chose que l’on observe sont les caractéristiques du visage. En effet, c’est généralement le symptôme le plus commun des petits atteints de ce problème. S’ils présentent certaines des anomalies décrites ci-dessus, cela pourrait être un indicateur du syndrome de l’alcoolisme foetal.

« Lorsqu’une femme est enceinte, la consommation d’alcool peut affecter sérieusement la santé du bébé parce que son organisme n’est pas préparé pour traiter cette substance et ne possède pas non plus la capacité d’éliminer tous ses déchets »

Ensuite, le médecin évalue les paramètres de croissance du bébé. Les nouveaux-nés atteints du syndrome de l’alcoolisme foetal on tendance à montrer des retards de développement. Par exemple, la difficulté à coordonner les mouvements voire même des déficiences sensorielles. En effet, le SAF a un effet direct sur le système nerveux.

En dernier lieu, le médecin réalise des études plus spécifiques pour évaluer le SNC (système nerveux central). De cette façon, il analyse sa structure (taille et forme), son fonctionnement neurologique ainsi que les éventuelles déficiences qu’il pourrait présenter.

La meilleure prévention de l'alcoolisme foetal est de ne pas consommer d'alcool pendant la grossesse.

La prévention comme meilleure forme de traitement

Comme nous l’avons mentionné auparavant, la quantité maximale qu’une femme enceinte peut boire n’est pas déterminée avec précision. Par conséquent, le mieux est d’éviter de consommer de l’alcool, surtout pendant les premiers mois de gestation.

Dans les cas où la future mère présente des complications voire même des symptômes de sevrage d’alcool, il est conseillé de consulter un professionnel dès que possible. Par ailleurs, l’accompagnement et le contrôle des membres de la famille deviennent essentiels dans ces situations.

De même, il est important également que le père s’abstienne de consommer de l’alcool quand l’idée est de concevoir un bébé.

D’une part, parce que cela sert de soutien à la future maman qui ne peut pas boire. Et d’autre part, parce que l’on croit que la consommation d’alcool du papa peut également influencer sur la santé future de l’enfant. Néanmoins, cette question fait toujours l’objet d’une enquête.

Enfin, il faut souligner que la consommation d’alcool est absolument déconseillée par les médecins du monde entier. Quelle que soit la quantité ingérée.

Il est essentiel de toujours garder à l’esprit que, ce qui pour une mère peut être un simple apéritif peut être une substance extrêmement toxique pour le foetus.