Une nouvelle merveilleuse : l’espoir des prématurés

26 janvier 2019
Voilà une nouvelle qu’on aime partager. Dont on aime parler, et qui nous donne de l’espoir. De plus en plus de prématurés extrêmes survivent. En effet, près de 67 % des bébés qui naissent entre les semaines 24 et 25 s'en sortent, et ceux qui sont entre la semaine 23 et la semaine 24 ont 27 % de chances de survivre.

Les chiffres sont satisfaisants, surtout si on les compare avec les chiffres qu’on avait il y a 15 ans. Tous ces progrès ont été réalisés grâce à la science et aux avancées technologiques et médicales.

Cependant, selon ce que les spécialistes expliquent, le plus grand défi qui reste dans nos esprits est de réussir à ce que ces bébés qui sont nés trop tôt et qui ont réussi à survivre puissent grandir sans souffrir de séquelles graves.

En effet, cet aspect est l’une des choses dont on parle peu. Un enfant qui naît pendant la 23ème semaine de la grossesse a des chances de survivre. Mais l’espoir qu’il grandisse sans avoir aucun problème de développement est toujours une question très complexe.

La famille va avoir besoin de moyens, de conseil, d’information, de soutien social et d’une couverture adaptée pour que ce petit arrive à avoir une vie normale… Pour qu’il soit heureux et autonome, dans la mesure du possible.

La question des prématurés extrêmes est toujours une question terriblement complexe et délicate.

Derrière chaque enfant qui s’en sort, il y a toujours une histoire de dépassement, de pères très forts, de mamans qui luttent et de petits incroyables qui s’accrochent à la vie de toutes leurs forces. En nous donnant des exemples fantastiques. Dans “Être Parents”, nous évoquons ce sujet.

Le double de prématurés extrêmes mais le double de bébés qui survivent

Il existe même des bébés prématurés qui naissent entre la semaine 20 et la semaine 22

La revue médicale “Annales de la Pédiatrie” nous offre des données intéressantes, sur lesquelles il est bon de réfléchir. Tout d’abord, le fait que le nombre de naissances prématurées a doublé au cours des deux dernières années. La raison n’en est pas tout à fait claire.

Mais ce n’est pas uniquement à cause du fait que les mamans d’aujourd’hui ont des enfants plus tard qu’avant. Il y a d’autres facteurs comme des anomalies dans le placenta, des infections, le tabac, une mauvaise alimentation, etc.

D’un autre côté, de la même façon que le nombre de naissances avant le terme de la grossesse a augmenté, les chances de survie de ces bébés prématurés ont augmenté elles aussi. C’est une avancée exceptionnelle qui a contribué à cela : la technique des surfactants pulmonaires.

Qu’est-ce qu’un surfactant pulmonaire ?

Il s’agit d’une technique médicale qui permet d’assister le bébé à respirer de l’oxygène, alors même que ses poumons ne sont pas encore entièrement formés.

De cette façon, la tension de l’alvéole pulmonaire est réduite, ce qui évite les défaillances et les difficultés respiratoires. C’est sans doute une avancée qui permet de réussir à ce que les prématurés extrêmes, ceux qui naissent entre la 23ème semaine et la 25ème survivent.

Changements de méthodes qui améliorent la survie des bébés prématurés extrêmes

Les protocoles médicaux utilisés lors d’un accouchement prématuré se sont améliorés avec le temps. L’administration de corticoïdes aux mères, par exemple, aide les poumons des bébés à évoluer un peu plus avant qu’ils arrivent au monde.

Ainsi, il y a de moins en moins de bébés qui doivent utiliser un tube dès qu’ils sortent du ventre. Et il y a aussi moins d’infections. Tout cela contribue sans doute à faire que peu à peu, les bébés qui naissent avant terme puissent commencer leur vie aux côtés de leurs parents. La vie qu’ils méritent, et dont leur famille avait rêvé.

Les bébés extrêmes, des bébés miracles

Les prématurés extrêmes passent en moyenne 95 jours à l’hôpital. Pendant tout ce temps, les papas et les mamans ne vivent plus. Ils “survivent” comme ils peuvent avec l’anxiété et avec ces moments qui durent entre deux et trois heures pendant lesquels l’état du bébé peut basculer d’un côté ou de l’autre. Ce n’est pas facile.

Ce n’est vraiment pas facile, pour une raison bien concrète. Les familles savent qu’à chaque fois qu’un bébé prématuré doit être réanimé, le risque de séquelles neurologiques devient plus élevé. L’enfant peut survivre, mais le plus probable est qu’il souffrira de certaines incapacités ou de retards de croissance.

Les hôpitaux améliorent d'année en année leurs protocoles

On ne peut pas oublier qu’une grossesse normale dure 40 semaines. Cependant, aujourd’hui, de nombreux centres hospitaliers font face à des bébés qui naissent entre la semaine 20 et la semaine 22.

Alors même que la science et les statistiques nous disent que ces nouveaux nés de moins de 24 semaines n’ont pratiquement aucune chance de survie.

En effet, la limite des possibilités de survie se situe souvent autour de 25 semaines. Même si comme certains spécialistes le disent, si un hôpital est très bien habilité dans le domaine des soins périnatals, les chances que les bébés de moins de 25 semaines survivent augmentent.

Le problème restera toujours, ici encore, de savoir comment sera la vie future de ce bébé. Et de savoir quelles seront les séquelles dont il pourra souffrir.

Espérons que dans le futur, les prématurés extrêmes puissent survivre sans avoir aucunes conséquences. Qu’ils soient sains et forts comme n’importe quel autre enfant né à terme.