Comment dire « non » aux enfants de façon positive ?

13 novembre 2017

Est-il possible de dire « non » aux enfants de façon positive ? Par chance, cette mission est plus que réalisable.

Grâce à cette pratique et selon les avis d’experts en la matière, de meilleurs résultats sont obtenus chez les plus petits.

Vous passez probablement des jours, des soirées et des nuits à prononcer ce mot qui dérange.

Et cela ne fait pas que vous fatiguer mentalement : vous perdez aussi votre patience et votre niveau de frustration augmente, jusqu’à atteindre un point que vous ne soupçonniez même pas.

Vous avez beau le répéter des centaines de fois, les enfants paraissent ne pas comprendre ou ne pas vouloir comprendre ce que vous leur dites.

Du calme ! C’est complètement naturel. En fait, si vous parlez avec d’autres mères et leur demandez leur avis, vous pourrez voir que cela se produit dans chaque foyer.

Parallèlement, beaucoup de mères remarquent qu’en disant constamment non pour exprimer une interdiction, les enfants commencent eux aussi à dire « non » à tout. Absolument tout.

C’est pour cela qu’une meilleure stratégie consiste à utiliser son autorité mais de manière positive.

Pourquoi dire « non » de manière positive ?

« Ne monte pas sur le toboggan », « ne frappe pas ton frère », « ne cours pas dans les couloirs ». Ces types d’expressions sont très courants pendant l’enfance.

Le père et la mère les répètent avec insistance, et on les entend également dans les écoles, les centres culturels ou les complexes sportifs qui accueillent nos enfants.

Une mère qui dit "non" à son enfant

Une manière plus appropriée de donner un ordre pourrait être, par exemple : « Si tu montes tout seul sur ce toboggan, tu pourrais te faire mal » ou « fais attention à ton frère, sinon il ne voudra plus jamais jouer avec toi ». 

Beaucoup parmi vous doivent se demander quelle est la différence entre ces « simples euphémismes » et une négation pure et dure.

L’éducation n’est pas la préparation pour la vie; l’éducation, c’est la vie même.

-John Dewey-

Hé bien la différence est très grande. Quand vous répétez le mot « non », vous transmettez un message négatif à l’enfant.

Il ne s’agit pas simplement d’adopter une attitude contraire, en disant oui à tout. Loin de là. Il faut constamment chercher à protéger le petit et à fixer des limites, mais de façon positive.

Au cours de l’éducation d’un enfant, il devrait exister un équilibre logique entre les oui et les non en matière de décisions, à condition qu’elles soient sensées et non arbitraires. C’est de cette manière que nous réussirons à faire comprendre aux enfants, petit à petit, qu’il y a des raisons aux normes proposées -et non imposées-.

Par conséquent, il est important de dire « non » de manière positive. Cela aidera l’enfant à développer une conscience et une responsabilité quant à ses actes et leurs conséquences.

L’autonomie et l’indépendance de l’enfant se renforceront également et il aura donc une meilleure estime de soi.

Comment dire « non » de façon positive ?

Si vous voulez parvenir à cette harmonie tant recherchée au sein de votre foyer, voici quelques conseils.

Vous verrez comment les enfants parviendront à explorer leurs capacités et leur potentiel tout en évitant les crises de colère si redoutées qui nous font sortir de nos gonds.

Une maman parle à son enfant qui fait la tête

Commencez à travailler sur votre langage et à explorer les différentes manières de communiquer. Gardez ce « non » dur et excessif pour les cas les plus extrêmes et suivez les conseils suivants qui vous garantissent une mise en place efficace et positive des règles.

  • Trouvez toujours une alternative. L’idéal consiste à donner une autre option à l’enfant, au lieu de simplement tout annuler.
  • Expliquez-lui ce qu’il pourrait se passer s’il ne change pas son attitude. L’enfant doit comprendre les conséquences de ses actes.
  • Reportez sa demande. Si, par exemple, votre enfant veut jouer avec vous alors que vous êtes occupé-e, expliquez-lui que vous ne pouvez pas pour le moment. Dites-lui que vous pourrez un peu plus tard et, bien sûr, respectez votre engagement.
  • Développez un règlement de la maison et les raisons de sa mise en place. N’interdisez pas aveuglément les bonbons ou la télé toute la journée : expliquez les raisons de cette limitation afin que l’enfant comprenne et se conforme à ces règles.

Comme vous pouvez le voir, dire « non » de manière positive est aussi simple que possible. Le secret réside dans un changement d’attitude qui, et c’est logique, suppose davantage de patience et la mise en place d’une communication fonctionnelle pour mener à bien notre mission. Essayez, vous serez surpris(e) !

 

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