5 clés pour prévenir l’analphabétisme émotionnel

18 octobre 2017

L’analphabétisme émotionnel, c’est l’incapacité de maîtriser ou d’être à l’aise avec ses émotions. Cet handicap apparaît quand on ne développe pas les compétences émotionnelles les plus basiques. En fait, on pourrait dire que nous naissons tous analphabètes émotionnellement parlant.

Mais c’est le rôle des parents d’éduquer leurs enfants pour que l’analphabétisme émotionnel ne les suive pas jusqu’à l’âge adulte. Nous pouvons prévenir le problème en faisant attention aux émotions les plus simples.

Comment remarque-t-on l’analphabétisme émotionnel ?

L’éducation émotionnelle ne s’enseigne pas à l’école. C’est un apprentissage que les enfants assimilent dès la naissance, en fonction de leur environnement et au contact des autres personnes.

D’autre part, l’intelligence émotionnelle se développe à mesure qu’on l’utilise. C’est elle qui nous permet d’éprouver de la compassion, d’être sociable et d’avoir confiance en nous. Elle nous donne les clés pour être plus heureux.

On reconnait qu’une personne souffre de carence émotionnelle en observant les signes suivants :

  • Fanatisme politique, sportif, idéologique, religieux, sexuel. Par exemple, on peut penser au nationalisme, au séparatisme ou au racisme.
  • Volonté maladive d’avoir toujours raison
  • Attitude autocratique. Cela ne s’applique pas uniquement aux régimes politiques; on observe également des comportements autocratiques chez les individus dans certains contextes.
  • Intolérance aux critiques et manque de souplesse
  • Répression, censure
  • Stress
  • Soumission physique, émotionnelle et psychologique
  • Addictions diverses : travail, jeux, alcool, drogues, nourriture, sexe…
  • Pessimisme
  • Violence
  • Victimisation
  • Maladies chroniques diverses
Illustration d'une fille en séance de méditation

5 clés pour prévenir l’analphabétisme émotionnel

Pour pouvoir apprendre aux enfants à maîtriser leurs émotions, il est important que les parents soient eux-mêmes maîtres de leurs émotions.

C’est pour ça qu’il faut savoir écouter ce qui se passe à l’intérieur. Même quand on n’a pas reçu ce type d’éducation, on s’est adapté au contact d’autrui.

Ces clés sont indispensables pour prendre conscience de nos émotions.

  1. Reconnaître ses émotions. On sait ce que l’on ressent. Parfois, on éprouve quelque chose qu’on n’arrive pas à définir. Mais c’est important de savoir que cette émotion existe.
  2. Accepter ses émotions. Il est facile de nier ce que l’on ressent. Pourtant, il est particulièrement important de reconnaître nos sentiments comme faisant partie de nous. Certaines émotions procurent de la honte, mais il est nécessaire de les affronter.
  3. Gérer ses émotions. Pensez qu’il y a un moment, ou un endroit, où l’on décide de ce que l’on veut ressentir. On se donne le temps et la permission d’éprouver des émotions au bon moment.
  4. S’exprimer en toute liberté. Une fois qu’on a pris la décision, on se sent libre d’exprimer telle ou telle émotion comme on le souhaite.
  5. Créer ses propres émotions. Il est possible de générer des émotions de l’intérieur. Cela peut faciliter la vie, qu’on le fasse pour soi-même ou pour une autre personne. Bien sûr, on doit rester conscient du fait que cette émotion peut être perçue par les autres et nous affecter en bien ou en mal.

Comment aider les enfants dans ce processus ?

Comme nous l’avons dit, ce n’est pas quelque chose qui s’apprend à l’école ou en suivant des instructions. On développe ses capacités émotionnelles en vivant des expériences tous les jours. Le contact avec notre environnement et les orientations familiales sont déterminants.

Aider les enfants à évoluer dans ce domaine est une mission des parents. Nous avons quelques conseils à vous donner pour vous aider.

Le lien avec le bébé

La façon dont les parents se comportent avec le bébé est importante. Cette interaction génère des connexions neuronales qui dessinent sa carte mentale. Par exemple, il faut le regarder, lui parler et réagir à ses émotions. L’intelligence émotionnelle s’apprend même dans le ventre maternel.

L’écoute

Pour favoriser le développement émotionnel, il est particulièrement important de donner le bon exemple. L’enfant traitera les autres comme on le traite. Si les parents sont heureux, affectueux et respectueux, l’enfant prendra exemple sur eux. C’est pour cette raison qu’il est important d’écouter attentivement le bébé et de lui prêter l’attention qu’il mérite pour qu’il se sente valorisé.

Aider l’enfant à identifier ses émotions

Personnage du film Vice Versa de Pixar, en train de pleurer, qui peut être une manifestation d'analphabétisme émotionnel

Les enfants doivent être capables dès le plus jeune âge d’identifier et de nommer leurs émotions et leurs sentiments. Qu’ils se sentent libres de les exprimer sans crainte et de les accepter.

La colère, la tristesse ou la joie ont la même valeur. En jouant ou en lisant une histoire, on peut développer des émotions plus complexes, comme la frustration.

Qu’ils expriment leurs émotions

Il est normal que des enfants très petits ne sachent pas exactement ce qu’ils ressentent ou comment réagir. Mais les larmes et les caprices sont fréquents. Il faut leur expliquer que ce n’est pas grave de pleurer ou d’avoir peur. Bien sûr, ils doivent apprendre qu’il y a des émotions positives et négatives Dans les deux cas, ce sont des émotions normales. On ne doit jamais se moquer d’eux quand ils ressentent une émotion.

Le contact physique

L’intelligence émotionnelle se pratique également par le biais du contact physique. Les câlins, les caresses et les bisous sont indispensables aux enfants. La proximité leur permet de se sentir en sécurité et d’avoir plus confiance en eux, ce qui génère une sensation de bien-être.

 

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