Symptômes internalisants et externalisants chez les enfants

Comprendre qu'un enfant est agressif présente un problème est assez simple. Or, le mal-être n'est pas toujours visible de l'extérieur. Découvrez ce que sont les symptômes internalisants et externalisants.
Symptômes internalisants et externalisants chez les enfants

Dernière mise à jour : 08 décembre, 2020

Les problèmes psychologiques que peuvent présenter les petits sont très divers. Des enfants avec des comportements complètement différents peuvent souffrir de difficultés émotionnelles, sociales et psychologiques.

À cause de cette grande variété de manifestations, il n’est pas toujours simple de voir que l’enfant souffre et qu’il a besoin d’une aide ou d’une attention professionnelle. Il est donc important de savoir ce que sont les symptômes internalisants et externalisants et en quoi ils se différencient.

La présence de ces symptômes n’indique pas toujours l’existence d’un trouble ou d’un syndrome complet. Néanmoins, il convient de les prendre en compte car, s’ils ne sont pas traités de façon adéquate, ils peuvent déboucher sur des problèmes plus graves au fur et à mesure que l’enfant grandit. Leur indiquer, dès leur enfance, comment gérer ces difficultés peut prévenir une plus grande souffrance.

Un enfant anxieux.

Que sont les symptômes internalisants et externalisants ?

Les symptômes internalisants et externalisants sont très différents entre eux. Cependant, tous deux dissimulent des difficultés émotionnelles et comportementales. Pour les différencier de façon simple et rapide, nous devons nous dire que, avec les premiers, le mal-être se dirige vers l’intérieur et, avec les seconds, il se dirige vers l’extérieur. Voyons cela plus en détail.

Symptômes internalisants

Lorsque l’enfant pense, ressent et agit de façon peu adéquate, du mal-être et de la souffrance se créent. Dans le cas des symptômes internalisants, ce mal-être se dirige vers l’intérieur de cet enfant et donne lieu à des manifestations comme :

  • Pleurs, tristesse et pensées suicidaires.
  • Incapacité à profiter d’une activité, lenteur et passivité.
  • Perfectionnisme et sentiments d’infériorité.
  • Altérations du sommeil et de l’appétit.
  • Peurs et phobies de différents types.
  • Anxiété, nervosité et préoccupations fréquentes.
  • Dépendance ou attachement vis-à-vis des adultes.
  • Symptômes somatiques, comme des problèmes gastro-intestinaux ou des douleurs sans justification médicale.

Symptômes externalisants

Dans le cas des symptômes externalisants, les problèmes de l’enfant se projettent vers l’extérieur. Ainsi, nous retrouvons des symptômes comme :

  • Émotions incontrôlables.
  • Difficulté à gérer ses impulsions.
  • Irritabilité et comportements agressifs.
  • Incapacité à respecter les normes.
  • Problèmes de comportement et difficultés dans les relations personnelles.

Détection

Après avoir vu tous ces éléments, il est facile de comprendre que les symptômes externalisants sont beaucoup plus simples à détecter. Il s’agit de problèmes de comportement qui sautent à la vue parce qu’ils interfèrent dans le fonctionnement normal de l’enfant, à la maison et à l’école.

L’agressivité, la désobéissance ou les conflits avec des camarades sont plus que visibles et les parents ou professeurs sont donc capables d’identifier sans trop de mal que quelque chose ne va pas.

De leur côté, les symptômes internalisants passent souvent inaperçus, ce qui est un peu paradoxal car ils se présentent beaucoup plus fréquemment. Il s’agit cependant d’éléments subjectifs qui appartiennent au monde interne de l’enfant et que l’adulte ne peut pas toujours voir.

Par ailleurs, ces difficultés, même si elles génèrent une énorme souffrance chez l’enfant, ne causent pas de problèmes avec les proches, avec les professeurs ou avec les camarades car le mal-être reste à l’intérieur.

Il existe aussi un autre problème : ces deux types de symptômes ne se présentent pas de la même façon chez les garçons et les filles. Tandis que les premiers ont tendance à manifester plus fréquemment des comportements externalisants, les filles, elles, souffrent davantage d’anxiété, de tristesse ou de dépendance, une différence qui devient de plus en plus marquée au fur et à mesure que les jeunes se rapprochent de l’adolescence.

Le symptôme externalisant.

Cela est en partie dû à la configuration cérébrale qui diffère chez les garçons et les filles. Les rôles culturellement associés aux deux sexes jouent aussi un rôle important. En effet, on tolère davantage les comportements agressifs chez les garçons alors que, chez les filles, ce sont les comportements de passivité ou de pleurs qui sont mieux acceptés.

Traitement

Si vous êtes maman, prêtez attention au comportement de votre enfant, même s’il n’est pas perturbant ou frappant. Veillez à la façon dont il parle de lui et des autres, à son humeur ou à ses peurs excessives ou peu appropriées pour son âge. Ces détails peuvent être des symptômes internalisants qui constituent d’importants signaux d’alerte.

Par conséquent, si vous détectez des symptômes internalisants ou externalisants chez vos enfants, ne les négligez pas. Il est possible qu’ils se résolvent tout seuls avec la croissance de votre enfant, mais ils peuvent aussi dériver vers des troubles plus importants. Ainsi, face au moindre doute, allez consulter un psychologue pour enfants qui pourra vous aider.

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