Spasmes de sanglots : quand pleurer leur coupe le souffle

Les spasmes de sanglots peuvent être une expérience effrayante pour les parents, mais il faut savoir qu'ils sont tout à fait normaux. Apprenez-en plus sur eux.
Spasmes de sanglots : quand pleurer leur coupe le souffle
Valeria Sabater

Rédigé et vérifié par le psychologue Valeria Sabater.

Dernière mise à jour : 05 mai, 2022

Les spasmes de sanglots ou d’apnée émotionnelle marquent ce véritable moment de panique au cours duquel nous voyons nos enfants pleurer si intensément qu’ils en arrivent à ne plus pouvoir respirer ou à acquérir une teinte pâle ou violette.

Bien que cela ne touche que 10 % des enfants âgés de 6 mois à 3 ans, l’impact que cela nous cause quand on vit cette expérience reste marqué à jamais. En fait, de nombreuses mamans ont le sentiment que leur bébé se noie. Ses lèvres deviennent violacées et il semble que, pendant quelques secondes, il soit incapable de respirer.

En fait, c’est réellement ce qui se passe. Les spasmes de sanglots sont un type d’apnée infantile liée à une charge émotionnelle élevée. Le plus courant est que les bébés récupèrent dans les 10 secondes avec une normalité totale, mais il est courant de les voir un peu plus fatigués et même somnolents après cette expérience.

Il est important de préciser que ceci est normal. C’est avant tout un événement physiologique qui ne se reproduit généralement pas au-delà des trois ans ; néanmoins, en tant que mères ou que pères, il est important de savoir ce qu’il en est.

Nous allons vous l’expliquer dans cet article.

Les spasmes des sanglots, une peur difficile à oublier

Un bébé ou un enfant de 2 ans ne le fera jamais exprès pour attirer l’attention. C’est quelque chose qui doit être clarifié. Cela n’a rien à voir avec le fait que l’enfant soit ou non surprotégé ou qu’il reçoive une attention excessive. À ce jour, il y a encore des personnes qui pensent même que les enfants peuvent provoquer leurs spasmes de sanglots pour attirer l’attention de leurs parents. C’est une grosse erreur.

En fait, une chose curieuse mérite d’être rappelée : c’est que les bébés qui souffrent de spasmes de sanglots en héritent généralement d’un de leurs parents. C’est un comportement génétique incontrôlable et qui tient avant tout à une « explosion » émotionnelle incontrôlée.

Voyons cela en détail.

La colère ou la frustration du bébé

spasmes de sanglots

Nos bébés se fâchent ? Certainement, et assez souvent. Les émotions sont ces chevaux de bataille qui les dominent complètement, au point de les faire rire à gorge déployée ou pleurer jusqu’à n’en plus pouvoir. Certains enfants le font avec une telle intensité que lorsqu’ils sont pris d’une « crise de colère », leur glotte encore immature les fait faire de l’apnée. Ils arrêtent de respirer.

Le plus courant est que des spasmes de sanglots surviennent dans ces situations :

  • Quand l’enfant est fatigué.
  • En fin de journée, dans l’après-midi ou avant d’aller dormir.

Ce type de trouble a un grand impact sur les pères et les mères ; ils sont récurrents et incontrôlables à la fois. Peu importe que vous essayiez de gérer un peu plus les situations pour que le bébé ne se fâche pas, il est encore trop petit et sa frustration le fera pleurer jusqu’à ne plus pouvoir respirer pendant quelques secondes.

  • Il est courant que les bébés deviennent rigides, acquièrent une teinte bleue et que nous voyions leur bouche s’ouvrir dans un spasme presque angoissant. Au bout de quelques secondes, l’enfant convulse et s’endort presque, comme s’il s’était évanoui.
  • L’impact est tel que de nombreux parents ont tendance à se rendre aux urgences au vu du mauvais moment vécu. Les pédiatres nous conseillent et nous mettent surtout en garde contre quelque chose que nous devons accepter : cela se reproduira certainement.

Que dois-je faire lorsque mon enfant souffre de spasmes de sanglots

spasmes de sanglots
  • Restez calme, rappelez-vous que votre bébé va vite récupérer.
  • Pour ne pas intensifier cette émotivité, ne le secouez pas, ne criez pas, et n’introduisez jamais quoi que ce soit dans sa bouche en pensant qu’il est en train de s’étouffer.
  • Laissez passer quelques secondes sans rien faire – même si cela semble éternel – car, dans le cas contraire, nous pourrions aggraver la situation.

Comme nous l’avons indiqué précédemment, ce n’est pas quelque chose que nous pouvons empêcher. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, on peut lui apprendre à mieux gérer ses émotions. Il s’agit d’un événement ponctuel qui, comme nous l’avons dit, ne se produit généralement pas au-delà des 2 ou 3 ans.

À quel moment dois-je m’inquiéter de ce comportement ?

spasmes de sanglots

Pour être plus calme, rappelez-vous que la séquence des spasmes de sanglots suit ces phases :

  • Pleurs-apnée-raideur-changement de tonalité faciale -pleurs après 10 ou 15 secondes puis somnolence.

Il est nécessaire d’aller chez le pédiatre au cas où notre bébé est atteint de spasmes de sanglots alors qu’il a moins de 6 mois. De même, il n’est pas normal que cette apnée émotionnelle dure près d’une minute. Si ces types d’épisodes sont très récurrents et durent longtemps, consultez le spécialiste.

Pour conclure, les médecins recommandent de traiter ces cas normalement. Vous ne devriez jamais vous soucier d’éviter ces situations. L’inquiétude excessive n’est jamais bonne, l’idéal est donc de faire comme d’habitude avec votre bébé : le laisser grandir, mûrir et, petit à petit, l’aider à gérer ces situations avec patience et beaucoup d’affection.

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