Sélection de poèmes courts pour les enfants

29 août 2019
Si vous aimez la littérature et que vous voulez enseigner à votre enfant quelques poèmes courts, intéressez-vous aux options que nous vous présentons ci-dessous.

Les poèmes courts pour enfants proviennent des berceuses ou des ballades populaires qu’on leur chantait pour les bercer ou pour leur enseigner des valeurs. Ils constituent l’un des plus genres de la littérature. En outre, ils sont souvent mémorisés et appréciés par les enfants y compris jusqu’à l’âge adulte.

Nous pourrions consacrer un article entier pour énumérer les innombrables avantages de lire des poèmes à nos enfants et les initier très tôt au monde des lettres. C’est pourquoi nous vous présentons notre sélection de poèmes courts pour les enfants.

Sélection de poèmes courts pour les enfants

Chanson pour les enfants l’hiver de Jacques Prévert

Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
C’est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière,
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S’assoit sur le poêle rouge,
Et d’un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d’une flaque d’eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau.

Dans Paris de Paul Éluard

Dans Paris il y a une rue ;
Dans cette rue il y a une maison ;
Dans cette maison il y a un escalier ;
Dans cet escalier il y a une chambre ;
Dans cette chambre il y a une table ;
Sur cette table il y a un tapis ;
Sur ce tapis il y a une cage ;
Dans cette cage il y a un nid ;
Dans ce nid il y a un œuf ;
Dans cet œuf il y a un oiseau.
L’oiseau renversa l’œuf ;
L’œuf renversa le nid ;
Le nid reversa la cage ;
La cage renversa le tapis ;
Le tapis renversa la table ;
La table renversa la chambre ;
La chambre renversa l’escalier ;
L’escalier renversa la maison ;
La maison renversa la rue ;
La rue renversa la ville de Paris.

Le pont Mirabeau de Guillaume Apollinaire

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

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Demain dès l’aube de Victor Hugo

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Mardi gras, ne t’en va pas, chant populaire

Mardi gras ne t’en va pas,

On fera des crêpes,
T’en mangeras !
Mardi gras s’en est allé
On a sauté des crêpes
Il n’en a pas mangé !

Trois escargots de Maurice Carême

J’ai rencontré trois escargots
Qui s’en allaient cartable au dos

Et dans le pré trois limaçons
Qui disaient par cœur leur leçon.

Puis dans un champ, quatre lézards
Qui écrivaient un long devoir.

Où peut se trouver leur école ?
Au milieu des avoines folles ?

Et leur maître est-il ce corbeau
Que je vois dessiner là-haut
De belles lettres au tableau ?

Une fille lit

Au Printemps de Théophile Gauthier

Regardez les branches
Comme elles sont blanches !
Il neige des fleurs.
Riant dans la pluie,
Le soleil essuie
Les saules en pleurs
Et le ciel reflète,
Dans la violette
Ses pures couleurs…
La mouche ouvre l’aile
Et la demoiselle
Aux prunelles d’or,
Au corset de guêpe
Dépliant son crêpe,
A repris l’essor.
L’eau gaiement babille,
Le goujon frétille
Un printemps encore !

L’enfant de Maurice Carême

À quoi jouait-il cet enfant ?
Personne n’en sut jamais rien
On le laissait seul dans un coin
Avec un peu de sable blanc

On remarquait bien, certains jours,
Qu’il arquait les bras tels des ailes
Et qu’il regardait loin, très loin,
Comme du sommet d’une tour.

Mais où s’en allait-il ainsi
Alors qu’on le croyait assis ?
Lui-même le sut-il jamais ?

Dès qu’il refermait les paupières,
Il regagnait le grand palais
D’où il voyait toute la mer.

Tous les poèmes courts pour les enfants que nous vous avons présenté sont des classiques de la littérature française. Nous sommes sûrs et certains que vos enfants les adoreront et en profiteront pour mémoriser ces magnifiques oeuvres.