L'interaction entre les élèves dans l'environnement scolaire

23 novembre, 2019
Les enfants passent une grande partie de leur temps à l'école, c'est donc un endroit idéal pour apprendre aux jeunes enfants à interagir entre eux d'une manière saine et respectueuse.

L’établissement de relations sociales avec les pairs pendant l’enfance et l’adolescence est essentiel pour atteindre un développement optimal et équilibré. Par conséquent, dès l’école, il est nécessaire d’encourager l’interaction entre les élèves par l’amélioration de leurs compétences sociales, cognitives et linguistiques.

En d’autres termes, les écoles doivent créer des espaces qui permettent la collaboration et la coopération entre les élèves. De cette façon, le corps étudiant devient une ressource active dans le processus d’apprentissage et grandit dans un climat de diversité dans lequel différentes valeurs sont promues :

  • L’acceptation
  • Le respect
  • L’inclusion
  • L’égalité

“La coopération des enfants entre eux est aussi importante que l’action des adultes.”

-Jean Piaget-

L’interaction entre les élèves dans l’environnement scolaire

Selon Lewin Johnson, trois types de structures peuvent être définis, en fonction de la relation établie entre les objectifs scolaires et l’influence des pairs pour les atteindre :

jeunes filles à l'école

  • Structure individualiste. Les objectifs sont individuels, de sorte que le travail des autres n’influence pas la réalisation de leurs propres buts. Dans ces cas, chaque élève est personnellement récompensé en fonction de ses résultats, à la marge de ceux obtenus par les autres compagnons.
  • Structure concurrentielle. Tous les élèves poursuivent les mêmes objectifs, mais ceux-ci ne peuvent être atteints que si les autres camarades de classe ne les atteignent pas. En d’autres termes, elle est fondée sur un processus d’exclusion dans lequel un étudiant reçoit la récompense maximale et les autres reçoivent des récompenses mineures.
  • Structure coopérative. Des objectifs communs sont fixés qui ne peuvent être atteints que si tous les élèves les atteignent, de sorte que l’ensemble du groupe en bénéficie et soit récompensé pour les résultats obtenus.

Dans cette optique, on peut dire que le meilleur moyen d’encourager une bonne interaction entre les étudiants dans le domaine académique est d’appliquer une structure d’apprentissage coopérative, éloignée de la structure individualiste et compétitive de l’école traditionnelle. Il est donc nécessaire d’organiser la classe de manière à ce que la fonction d’enseignement incombe à la fois à l’enseignant et aux élèves.

“La coopération repose sur cette conviction profonde : on ne saurait atteindre un but qu’à la condition que tous y parviennent.”

-Virginia Burden-

Former des groupes hétérogènes

L’interaction entre les élèves de manière collaborative implique l’amélioration des aspects suivants :

  • La cohésion du groupe
  • La coexistence
  • Le travail d’équipe

Mais, pour que cela se produise, il est important que les groupements créés pour le travail coopératif soient :

  • Réduits : de trois à cinq étudiants par groupe.
  • Hétérogènes : composé d’élèves ayant des capacités, des motivations, des besoins, etc. différents.
groupe d'élèves diversité

En ce sens, il convient de souligner que, pour former de telles équipes de composition différente, il est nécessaire d’essayer de mélanger garçons et filles dans des groupes différents. Les compatibilités et incompatibilités possibles entre camarades de classe doivent également être évaluées. Une fois ces considérations prises en compte, l’enseignant doit répartir les élèves en trois sous-groupes :

  • Ceux qui sont les plus aptes à aider.
  • Ceux qui ont besoin de plus d’aide pour faire leurs devoirs.
  • Le reste des étudiants.

De cette façon, au moins un des élèves de chaque sous-groupe doit être inclus dans tous les groupes. Par exemple, si une équipe de quatre personnes est formée, elle devrait idéalement se composer de l’un des plus compétents, d’un élève ayant certains besoins éducatifs et de deux enfants qui sont dans la moyenne au niveau scolaire.

Ainsi, le corps étudiant, en plus d’acquérir des connaissances académiques, acquiert également des compétences pour socialiser et traiter avec toutes sortes de personnes.

“Si nous enseignons aux enfants à accepter la diversité comme normale, il ne sera pas nécessaire de parler d’inclusion, mais de vivre ensemble.”

-Daniel Comín-

  • De la Corte, C. M. (2017). Relación entre iguales, personalidad y problemas de ajuste en escolares de primaria de Huelva (Tesis doctoral). Huelva: Universidad de Huelva.
  • García-Fernández, J. A. (1993). Interacción entre iguales en entornos de integración escolar: un ensayo de desarrollo profesional con profesores de educación infantil y de EGB (Tesis doctoral). Madrid: Universidad Complutense de Madrid.