Comment agir face au bizutage à l'école

Certains experts considèrent le bizutage comme un abus. Il est donc important de connaître ces faits pour éviter ces pratiques abusives qui peuvent causer de graves problèmes aux enfants et aux jeunes.
Comment agir face au bizutage à l'école

Dernière mise à jour : 18 décembre, 2020

Le bizutage à l’école est-il passé d’un rite de passage à un cauchemar pour de nombreux enfants ? Pour beaucoup de jeunes, le problème est vraiment grave, surtout lorsqu’il est excessif, qu’il s’éternise ou qu’il provoque divers troubles psychologiques.

Imaginons l’esprit d’un jeune qui arrive pour la première fois à l’université, à l’école ou dans un lycée. Logiquement, il est nerveux. Ajoutez à cela le fait que les élèves plus âgés le cherchent pour le jeter dans la boue, pour lui dessiner des messages salaces sur le visage ou pour provoquer des situations honteuses. Quels seraient nos sentiments et nos émotions dans ces moments-là ?

Mais y a-t-il vraiment des éléments positifs dans ces situations, comme le prétendent certains ? Voyons ce que disent les experts et comment nous pouvons agir, tant les parents que les élèves, face au bizutage.

Un enfant arrivant au collège.

Le bizutage et ses conséquences

Des professionnels tels que la psychologue Loreto González-Dopeso affirment que le bizutage n’a pas de conséquences positives pour les enfants. En fait, ce spécialiste est président de l’association No más novatadas (Stop au bizutage) et est devenu un militant actif contre cette pratique.

Selon González-Dopeso, le bizutage peut être une sorte de passerelle qui permet à l’agresseur d’abuser d’autres enfants. Cependant, à l’heure actuelle, il existe peu d’études sur ce sujet.

La psychologue rappelle qu’il n’existe qu’une seule étude de recherche rigoureuse, appelée NOvatadas, comprender para actuar, menée au sein de l’université de Comillas, et qui affirme que perpétuer ce rituel implique de laisser libre cours à des conséquences perverses qui peuvent se dégrader dans des situations d’extrême gravité, comme l’abus de pouvoir ou le harcèlement.

Aujourd’hui, l’association dirigée par González-Dopeso travaille activement à la réduction de ces rituels d’initiation en compagnie de différentes universités. Ensemble, ils ont même réussi à faire signer et adhérer de nombreuses institutions au Manifeste du Conseil des résidences universitaires en Espagne afin de réduire cette façon d’agir qui humilie et se moque des étudiants nouvellement admis.

Comment les éviter ?

En raison du peu d’études et des connaissances de professionnels tels que González-Dopeso, le bizutage se définit par la moquerie, l’humiliation, l’insulte et le mauvais traitement d’autrui.

En fait, ils vont plus loin en affirmant que l’intégrité et la dignité des plus faibles sont violées, provoquant ainsi des situations qui ne peuvent être tolérées, en particulier au sein des institutions qui doivent se distinguer par leur intégrité, leur altruisme, leur effort, leur solidarité et leur souci culturel.

Ainsi, parmi les clés données par les professionnels pour mettre fin à cette situation indésirable, certaines se distinguent, telles que :

Interpréter le bizutage comme une forme de mauvais traitement

Il est recommandé que les enfants ne se laissent pas soumettre, qu’ils le dénoncent et qu’ils soient clairs sur le fait qu’il s’agit d’une forme de maltraitance ; ce n’est pas amusant et cela n’implique aucun rite d’initiation.

Les étudiants doivent former un groupe

Il est plus difficile d’avoir des altercations si les nouveaux étudiants se présentent en groupes et sont tous du même côté. En outre, ils peuvent souhaiter être aidés par des enseignants ou des personnalités respectées par les élèves plus âgés.

Un contact permanent

Il est nécessaire de maintenir des contacts fréquents et directs avec la famille et avec l’étudiant qui souffre ou peut souffrir du bizutage. En sachant exactement ce qui se passe, il sera plus facile d’intervenir de manière appropriée.

Ne dénoncer que si c’est sûr

Cependant, afin d’éviter des situations d’abus constants dues à des accusations de type “mouchard”, l’information des plus hautes autorités du centre doit se faire par des canaux sûrs. Il est intéressant que les centres de formation, les collèges, les résidences, etc., facilitent ce type de communication avec les étudiants nouvellement admis.

Un enfant assis seul.

Se rapprocher de ses amis et de ses connaissances

Les jeunes nouveaux arrivants seront plus en sécurité et plus détendus aux côtés des étudiants plus âgés. S’ils ont des connaissances ou des parents dans les centres, il est intéressant d’être avec eux et loin des sites de bizutage.

Les contacts appropriés au centre

Une fois qu’un nouvel étudiant arrive dans une université, un collège ou une salle d’université, par exemple, il a la possibilité de contacter certaines personnes d’intérêt, comme le médiateur de l’université. Cette personne peut être très utile pour éviter le bizutage.

Attention aux substances dangereuses

Il peut être dangereux pour un nouvel étudiant d’accepter de passer des tests qui nécessitent de boire de l’alcool, de fumer du tabac et, dans de rares cas, même de prendre des substances interdites. Il est important de ne pas accepter ce type de pratique.

Le moment venu, pour éviter le bizutage à l’école ou dans un établissement d’enseignement, si nécessaire, il faut prendre contact avec les forces de l’ordre. En tout cas, il est important que nous travaillions tous ensemble pour empêcher que ces rites dangereux ne se perpétuent et n’affectent nos jeunes.

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