Apprenez à votre enfant à faire face aux taquineries

· 6 novembre 2018
Découvrez ci-dessous comment vous pouvez apprendre à votre enfant à faire face aux taquineries d'une manière respectueuse, saine et efficace.

Souvent, la coexistence dans l’environnement scolaire n’est pas toujours idéale. Pour cette raison, nous devons aider nos enfants à faire face aux taquineries dès leur plus jeune âge.

Oui, les taquineries chez les enfants peuvent sembler être une question mineure ou sans importance. Cependant, l’impact qu’elles peuvent avoir sur leur développement psychologique peut être énorme. Surtout si la situation se prolonge dans temps.

La fréquence et la cruauté des taquineries peuvent varier. L’une des principales raisons pour lesquelles les enfants peuvent développer cette forme d’interaction est l’ignorance et le manque d’empathie. 

En d’autres termes, lorsque les enfants sont confrontés à une nouveauté, lorsqu’ils ne savent pas comment agir. Par conséquent, ils peuvent commencer à se moquer de cet élément. En général, ils croient que c’est la meilleure façon d’interagir et de s’amuser.

Les facteurs qui influencent les taquineries

  1. L’âge des enfants.
  2. Le soutien de la famille.
  3. Les valeurs du ménage.
  4. La sociabilité des enfants.
  5. La présence ou l’absence du conseiller pédagogique.
  6. Le comportement de l’enseignant responsable du groupe scolaire.
  7. La forme de présentation et d’introduction du nouveau camarade de classe.
Comment apprendre à nos enfants à faire face aux taquineries.

La science révèle l’impact des taquineries

Il est déjà prouvé scientifiquement que l’humiliation a un impact sur le cerveau des gens. Et c’est plus intense que des émotions telles que la joie ou la colère.

Un groupe de scientifiques de l’Université d’Amsterdam a mené une expérience. Cette dernière visait à mesurer l’impact de l’humiliation et des taquineries.

Pour cela, ils ont sélectionné un groupe d’individus et leur ont lu une série d’histoires. Pendant les lectures, les gens devaient se mettre à la place du protagoniste. Ainsi, ils ont pu vérifier les différentes émotions que les gens ont vécues.

Les scientifiques ont révélé que l’inconfort causé par l’humiliation est plus blessant  que ce que l’on croyait auparavant.

 Les humiliations activaient des zones du cerveau liées à la douleur. C’est donc cela qui a conduit les scientifiques à soupçonner qu’une humiliation est perçue par le cerveau comme une sensation de douleur très intense.

Comment apprendre aux enfants à faire face aux taquineries ?

Les parents doivent découvrir ce qui se passe et analyser quelles sont les options. Quelle est l’origine des taquineries ? Quelle est leur fréquence ? Comment l’enfant réagit-il à une telle situation ? Et puis, comment faire savoir à mon enfant comment faire face aux taquineries d’une manière saine ?

Vous devez savoir comment bien distinguer ces éléments afin de résoudre le problème. Et ce, à temps, mais aussi de la meilleure façon possible. En outre, il est important de différencier si notre enfant est l’objet de ridicule. Ou alors, si , au contraire, c’est lui qui se moque et intimide un autre.

Les enfants  doivent apprendre à réagir avec agilité face aux taquineries. Ainsi, ils attaqueront le problème à la racine et parviendront à désarmer le moqueur. Et ce dernier, en n’obtenant pas l’effet qu’il recherchait, s’ennuiera et arrêtera de se moquer.

La violence n’est jamais la solution. Il existe toujours des alternatives saines pour faire face aux taquineries.

Comment apprendre à nos enfants à faire face aux taquineries.

Nous ne devrions pas qualifier nos enfants de «lâches» ou de «pleurnichards» parce que cela ne résout rien. De plus, cela ne les rend pas plus forts. La meilleure option est toujours de leur donner le respect, l’amour et la compréhension.

Une fois que l’enfant explique son problème, il est important que nous compatissions avec ses sentiments. Nous pouvons aussi lui raconter une anecdote personnelle qui le rassurera.

Nous devons surtout mettre un accent particulier sur les aspects positifs de notre réaction à l’époque. Ainsi, nous lui ferons savoir qu’il était possible d’arriver à une solution.

Conseils clés

  1. Nous ne devons jamais inciter à la violence. 
  2. Si la moquerie est douce, nous devons apprendre à nos enfants à ignorer l’agresseur jusqu’à ce qu’il se fatigue.
  3. Si la moquerie est modérée ou grave, il est préférable d’aller à l’établissement d’enseignement. Parlez avec l’enseignant et le conseiller scolaire pour mettre un terme à la situation. Il est très important de ne pas prolonger l’inconfort.
  4. D’un autre côté, nous devons apprendre à nos enfants à être respectueux de tous. De cette façon, il saura affronter les taquineries de manière plus précise.
  5. Une fois que la situation est bien connue, nous devons soutenir nos enfants sans condition. Pour eux, se sentir aimé et soutenu est la clé.
  6. Chaque situation a son côté positif et une leçon importante pour tous. Il est essentiel de réfléchir à cela.