Tout ce que nous publions sur Internet reste sur Internet

· 30 mai 2018
Entre de mauvaises mains, tout contenu sur nos enfants peut être l'instrument de leur humiliation sur Internet. Garantir la sécurité et la protection des mineurs est l'une des tâches des parents.

Ce que nous publions sur Internet n’est pas si facilement supprimé. Si le contenu de nos enfants, frères ou petits-enfants devient viral, cela vous accompagnera pour le reste de votre vie. Le cyber-harcèlement et la pédophilie peuvent être favorisées par nos publications.

Il n’est pas nécessaire d’aller à l’extrême pour comprendre les conséquences de nos actes numériques. De nos jours, nous savons que tout ce que nous chargeons dans le cyberespace se sauvegarde de manière illimitée. Peu importe combien nous essayons, nous ne pouvons jamais l’éliminer complètement.

Pour ces raisons, nous devons porter une attention particulière à ce que nous et nos enfants publions. Nous devons réfléchir à deux fois avant de partager quelque chose pour autant qu’il semble approprié.

Surexposition et cyber-harcèlement

Le soi-disant cyber-harcèlement peut commencer entre 10 et 12 ans. La plupart des enfants se connectent sur Internet à l’aide de périphériques pour envoyer des photos, sans compter le contenu que les membres adultes de la famille téléchargent. Les images personnelles sont des contenus sujets au cyber-harcèlement.

Une image drôle, inappropriée ou mal prise peut devenir le début de l’abus numérique. D’autres enfants peuvent sauvegarder la photo et la republier, poster des commentaires offensants et même la modifier. C’est quelque chose de très commun de nos jours dans les réseaux sociaux.

La conséquence de ces publications en chaîne est que ces contenus peuvent être massifiés. Vous n’avez besoin que d’une page, d’un groupe Facebook ou d’un profil pour rendre un contenu viral sur Internet. Les résultats peuvent être traumatisants pour l’enfant ou le jeune atteint.

mère sur internet

Publier des photos sur Internet peut être un risque

La dynamique actuelle dans les réseaux sociaux tend à l’exaltation du drôle, de l’ironie et du sarcasme. Nos propres interactions sont généralement de souligner les détails ou de rire d’une publication. Entre de mauvaises mains, tout contenu sur nos enfants peut être l’instrument de leur humiliation.

Les parents doivent être les principaux censeurs des publications des enfants et des familles. Il n’est pas difficile de vérifier si un contenu peut devenir offensant, mais toute image est modifiable.

Ajouté à cela, de nombreux parents qui affichent des photos dans lesquelles les petits apparaissent mais ne connaissent pas les paramètres de confidentialité. Le résultat : des photos et des vidéos d’enfants peuvent être vues et utilisées par n’importe qui dans le monde.

« Entre de mauvaises mains, tout contenu sur nos enfants peut être l’instrument de leur humiliation ».

L’effet Sam Griner

Peut-être que ce nom n’est pas très connu, mais Sam est un enfant que nous avons tous vu sur le net. Sa photo avec un poing levé et une chemise verte a été vue par des millions d’utilisateurs dans le monde entier. Cette image est devenue ce que nous appelons maintenant « meme« .

Tout est arrivé parce que sa mère a publié la photo populaire sur son profil, en 2007. Aujourd’hui, nous connaissons tous cette image et nous l’utilisons depuis un certain temps. Ce que nous ignorons souvent, c’est que c’est la photographie d’une personne réelle.

Cette expérience que nous avons vue, celle de Sam Griner, peut se reproduire avec n’importe quelle photo que nous publions. Cela nécessite seulement qu’une personne influente sur Facebook ou Instagram prenne la photo et la partage. Il y a des utilisateurs très populaires qui se consacrent à faire ce genre de chose.

Quel genre de photos devrions-nous éviter ?

  • Photos en gros plan : il n’est pas correct d’afficher des photos où l’enfant apparaît en train de faire des grimaces, des gestes particuliers. Les gestes très marqués sont la source principale des memes et des images amusantes sur internet.
  • Images avec nudité : même si notre bébé est un bébé, la publication de ce type de photos est dangereuse. Nous devons nous rappeler qu’il existe des utilisateurs et des pages consacrés à la pédophilie et à la pornographie infantile.
  • Images avec des poses suggestives : ceci est particulièrement applicable pour les jeunes. Dans le réseau il y a de larges espaces pour le contenu élevé du ton ; ce qui ressemble à une pose innocente peut devenir un contenu viral.

ado sur internet

Deux recommandations pour protéger ce que nous publions sur le réseau

L’habitude de maintenir un profil privé est un bon moyen de protéger les données de nos enfants. Sur Facebook il y a une configuration pour que seulement nos amis puisse voir nos publications. Twitter et Instagram, d’autre part, nous permettent de contrôler les personnes qui entrent dans nos profils.

Nous devons contrôler les « tags » que nous faisons à la famille et aux amis. Une fois qu’un contenu est « tagué », il peut être vu par d’autres personnes que nous ne connaissons même pas. Nous conseillons à vos proches de vous informer avant de publier le contenu de vos enfants.

En résumé, faire attention à ce que nous publions sur le web est nécessaire pour protéger le bien-être émotionnel et la vie privée de nos enfants. Cette recommandation s’applique aux petits, mais aussi aux parents d’adolescents.