Les mamans pleurent aussi : de peur, de stress ou de fatigue

29 août 2018
Il y a des jours où la "super maman " atteint la limite et s’effondre pour pleurer secrètement. Parce qu’elle n'en peut plus, car la fatigue l'emprisonne jusqu'à laisser de côté son armure étincelante pour montrer cette femme qui a seulement besoin de quelques instants seule.

Les mères pleurent aussi de fatigue. Si cela vous est déjà arrivé, ne vous inquiétez pas et ne pensez pas que vous touchez les abysses de la dépression. Le stress que suppose d’élever un ou plusieurs enfants se combine parfois à d’autres facteurs pour nous emmener à des situations extrêmes où il est nécessaire de nous arrêter, de nous soulager et de recycler certaines pensées et émotions.

Bien que l’on parle de « mamans » nous sommes sûrs que les pères vivent aussi cette même situation. En effet, même si vous n’y croyez pas, ces instants cruciaux ont leur part d’utilité voire de bienfaits. Nous aspirons tous parfois à être la meilleure mère, le meilleur père en contrôlant chaque aspect et en donnant toujours le meilleur de nous-mêmes.

Il n’est pas facile de maintenir ce niveau d’auto exigence tous les jours. Atteindre la limite c’est réaliser que, bien que notre priorité soient les enfants, nous devons prendre soin de nous. Parce que vous ne serez pas une mauvaise mère si vous prenez une demi-heure pour vous reposer et personne, absolument personne, a le droit de critiquer le fait que vous preniez soin de vous, et vous dorlotiez.

Car c’est seulement de cette manière que vous donnerez le meilleur de vous-même à vos enfants. Nous vous proposons de réfléchir à ce sujet.

Fatigue physique et épuisement émotionnel

Etre fatigué n’est pas synonyme d’être fatigué de nos enfants. Dire: « Je n’en peux plus » n’est pas une raison de censure ou de faiblesse. Parfois, le remords lui-même de ressentir cela à un moment donné est bien pire que l’épuisement physique et mental. Par conséquent, il faut que nous comprenions et rationalisions certains aspects fondamentaux.

Les mamans pleurent aussi

 

Maman ou papa « multitâche »

Les enfants ne grandissent pas seuls. Ils ont besoin à 150 % de nous presque chaque instant. Et comme si cette condition n’était pas déjà assez, s’ajoute à l’éducation et à l’attention, la responsabilité d’un travail et d’un foyer.

Multitâche est l’un des nos ennemis quotidien les plus voraces. Nous pouvons être efficaces un mois, deux mois ou cinq mois, mais il viendra un moment où notre esprit et notre corps ne pourront maintenir ce niveau.

Quand cette voix intérieure nous dit « je dois arriver à tout faire » mais notre cerveau et notre esprit répondent par un « je n’en peux plus », le stress commence à faire des ravages avec cette décompensation très subtile :

  • La fatigue se traduit par la douleur. Nos membres nous font mal, nos os et nous ressentons une pression dans la poitrine.
  • Le rythme cardiaque s’accélère, nous subissons les mauvaises digestions, les épisodes de diarrhée et de constipation.
  • Quand nous atteignons la limite, et presque sans le vouloir, nous obtenons une mauvaise réponse, un mot mal placé, un « tais-toi », un « laisse-moi maintenant »… Des mots que nous disons parfois sans les penser à nos enfants et qui nous font tant souffrir ensuite.

La pression de l’exigence

C’est la société elle-même qui nous impose la pression de l’exigence, la famille et même nous-mêmes. Nous voulons être ces « super mamans » qui sont à la pointe en matière d’éducation, qui donnent le meilleur d’elles-mêmes aux enfants, qui aspirent à avoir des enfants joyeux, brillants et responsables…

Vous n’avez pas besoin d’atteindre ces sommets. En réalité, il suffit d’élever des enfants heureux et en bonne santé en compagnie de mères et de pères heureux, avec une bonne estime de soi et qui savent apprécier les petits moments de la vie quotidienne. Quelque chose que le stress ne nous permettra jamais.

Les mamans pleurent aussi

 

Nous devons changer quelques petites habitudes. Nous vous expliquons tout ci-dessous.

Il est nécessaire de pleurer et de prendre soin de nous-mêmes

Il est nécessaire de comprendre d’abord qu’il n’est pas nécessaire ou souhaitable d’être « la mère ou le père parfait », l’essentiel est de savoir ETRE à chaque instant où nos enfants ont besoin de nous. Il vaut donc la peine de réfléchir quelques instants sur ces dimensions.

  • Quand il s’agit d’éduquer et de s’occuper d’un enfant, chaque jour sera différent et nécessitera de nouveaux aspects de vous. Assumez-les calmement et n’anticipez pas les dangers ou les inquiétudes. Vivez le présent, l’ici et maintenant avec vos enfants.
  • Ce n’est pas grave si vous pleurez ou si vos enfants vous voient le faire. Dites-leur que « maman a besoin d’un moment « , que nous avons tous besoin de pleurer de temps à autre pour ensuite « être plus fort « . Le soulagement émotionnel est bon.
  • Ne portez pas sur votre dos toutes les responsabilités, les peurs, les pressions et les doutes. Partagez-les avec votre partenaire, votre famille, posez vos questions ou vos inquiétudes à propos des plus petits à votre pédiatre.
  • Vous avez le droit de profiter de vos moments de loisirs, de détente et d’intimité. Vous ne serez pas une « mauvaise mère  » si vous vous permettez une heure ou deux par jour pour vous-même.
  • Cherchez du soutien dans votre groupe d’amis et auprès d’autres mamans. Vous partagerez des expériences et découvrez qu’en effet, vous n’êtes pas la seule qui pleure en secret, qui se sent épuisée et qui a des doutes.

 

C’est un processus normal qui nous invite également à prendre conscience de nous-mêmes pour nous améliorer. Profitez de cette aventure d’être mère mais ne vous négligez jamais : vous êtes la chose la plus importante pour vos enfants.

 

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