Les enfants qui se mettent facilement en colère

19 novembre 2019
Les enfants qui se mettent en colère facilement ont besoin de plus de soins et d'attention.

Les enfants qui se mettent en colère facilement ont besoin d’une attention et de soins particuliers, car cette réaction peut cacher des malaises intérieurs cachés. Nous développerons ce sujet plus en détail dans cet article.

La colère

La colère est une émotion fondamentale de l’être humain qui découle d’une situation de désaccord avec une situation donnée. Les enfants sont gouvernés par leurs émotions et ils vivent toutes leurs manifestations avec une grande intensité. Dans le cas de la colère, ce n’est pas une mauvaise chose qu’ils ressentent cette émotion. Le problème se pose lorsque le comportement qui génère cette colère est nuisible ou se généralise.

Les enfants qui se mettent facilement en colère

Si nous nous arrêtons pour regarder de plus près, nous serons en mesure de trouver dans les moments précédents la cause qui a généré cette réaction. Une réponse inattendue, un besoin insatisfait, une caresse ou une attention non reçue ou offerte à un autre, etc. peuvent être les raisons qui déclenchent une nouvelle réaction de colère chez l’enfant.

jeune fille en colère

Il est très important d’accorder une attention particulière à ces cas, car une telle colère continue n’est ni normale ni saine. Il sera important pour nous d’entamer, seul ou avec l’aide d’un professionnel, un processus d’analyse de notre situation personnelle afin de détecter quels aspects peuvent générer ces réponses de frustration.

Les causes de la colère fréquente d’un enfant

Il y a plusieurs déclencheurs possibles pour ces comportements :

  • Une situation stressante actuelle : naissance d’un frère ou d’une sœur, divorce, entrée à l’école, examens, etc.
  • Une situation continue (et souvent normalisée) de violence physique ou psychologique. Ces expériences provoquent deux réactions chez les enfants : l’impuissance acquise ou l’attaque. Dans ce dernier cas, les enfants expriment leur colère contre les personnes qui causent les dommages et peuvent généraliser cette réponse à toute autre situation qu’ils perçoivent comme une menace.
  • Des situations de mauvais traitements ou de stress subis par la mère pendant la grossesse et les premières années de son éducation. Cette expérience génère chez les enfants une réaction d’ennui émotionnel et une réaction automatique de méfiance et d’attaque devant d’éventuelles situations hostiles.
  • Un modèle de réponse familiale basé sur la frustration et la colère. Les enfants apprennent par imitation, adoptent le modèle de réaction de la famille et le généralisent à des situations qui génèrent de l’inconfort.

Il est d’une importance vitale que l’enfant découvre les raisons qui provoquent ses réactions de colère et agisse en conséquence pour modifier la situation.

Comment nous pouvons aider les enfants qui se mettent en colère

Afin d’intervenir dans ces cas, il est recommandé que les différents domaines impliqués dans la vie de l’enfant (famille et école, principalement) mettent en œuvre de manière coordonnée une série de réponses pour accompagner l’enfant dans la résolution satisfaisante de son problème. Les principales recommandations seraient :

fille en colère dans un jardin

  • Adopter une attitude respectueuse et calme. Montrez-lui, par l’exemple, une nouvelle réponse alternative. Répondre à une colère avec plus de colère renforce la réaction initiale de l’enfant.
  • S’intéresser à lui, à ses émotions et à son interprétation personnelle de la situation. Cela nous permettra de comprendre un peu mieux son comportement et de lui offrir un accompagnement affectif, en de nombreuses occasions, l’une des causes principales de ces comportements.
  • Lui offrir et l’encourager à trouver des alternatives de réponse plus saines et plus respectueuses : techniques de relaxation et de respiration, choix d’objets pour évacuer sa colère, histoires qui abordent le sujet, etc.
  • Exprimer clairement vos limites : vous pouvez exprimer votre colère sans agresser personne ni détruire quoi que ce soit.
  • Encourager la conscience de soi émotionnelle : lorsque l’enfant parvient à réagir sans se fâcher, il est important de renforcer son nouveau comportement et de lui dire d’observer comment il se sent par rapport à ce qu’il ressent quand il se fâche.
  • Observer quelles situations génèrent la réponse pour les éviter ou, si elles se produisent, pour proposer les alternatives convenues. Petit à petit, l’enfant intériorisera les nouvelles réponses.
  • Encourager l’empathie. Dans les cas où les enfants expriment leur colère par l’agression, il est important de travailler avec eux pour qu’ils puissent comprendre ce que ressent la personne agressée (« Comment penses-tu que X se sent maintenant ?« , « Est-ce que ça te fait plaisir de le voir comme ça ?« )

Conclusion

Intervenir dans le cas d’enfants en colère est une question cruciale. A la fois pour encourager l’adaptation actuelle de l’enfant à son environnement et à la tranquillité de sa famille et de ses enseignants. Mais également pour éviter de graves problèmes d’inadaptation sociale et émotionnelle à long terme.

En agissant de la sorte, ces enfants disposeront de ressources plus saines pour gérer leurs émotions. Et ainsi résoudre de façon satisfaisante tout problème qui pourrait survenir dans leur vie. Face à la frustration, la colère cessera d’être leur réponse automatique et leur santé mentale sera récompensée.

  • Gutman, Laura. (2008): Crianza. Violencias invisibles y adicciones. Barcelona. Integral
  • Serrano Hortelano Xavier. (2011): Profundizando en el Diván Reichiano. La Vegetoterapia en la Psicoterapia Caracterioanalítica. Madrid. Biblioteca Nueva