Le trouble de panique pendant l’enfance

· 1 mars 2019
Rappelez-vous que seul un professionnel peut établir un diagnostic. Face au moindre doute, il est préférable de consulter votre psychologue de confiance. Dans cet article, vous en saurez plus sur le trouble de panique.

Quand un enfant éprouve une inquiétude persistante et une crainte de perdre la vie ou de souffrir de quelconque type de maladie, il peut s’agir d’un trouble de panique.

Voici tout ce que vous avez besoin de savoir sur le trouble de panique pendant l’enfance et comment vous pouvez agir en conséquence.

Qu’est-ce que le trouble de panique ?

Le trouble de panique est un mal-être intense qui affecte à la fois les émotions et le physique. La cause peut être une menace réelle ou fictive. Elle a tendance à générer un sentiment de perte du contrôle de soi-même. Dans le comportement des enfants, cela entraîne des changements significatifs.

Les crises de panique peuvent être de courte durée mais les conséquences physiques peuvent demeurer plus longtemps dans l’organisme. Il peut s’agir de tremblements jusqu’à un mal de tête en apparence insignifiant.

Par ailleurs, même si la crise est passée, l’enfant continue de ressentir de la peur ainsi qu’une grande anxiété à l’idée que la crise puisse revenir.

La panique est une sensation désagréable qui se présente de façon abrupte et violente face à un risque ou une situation de danger.

Bien que le trouble de panique se développe généralement à l’adolescence, il peut également survenir pendant l’enfance. En ce sens, n’importe qui est vulnérable.

Les causes du trouble de panique

Le trouble de panique ne présente pas une cause précise mais plutôt un ensemble de variables (aussi bien internes qu’externes) qui peuvent influencer et déclencher son apparition et son développement. D’autre part, chaque cas est différent. Il est donc très difficile d’établir des généralisations à première vue.

Toutefois, les personnes qui sont soumises à un stress excessif, un environnement toxique, entre autres, sont plus susceptibles de développer le trouble de panique. ATTENTION ! Ceci n’est pas une généralité.

Chez les enfants, on pense que le trouble de panique est lié à :

  • La séparation forcée d’avec ses parents.
  • Le trac.
  • Une insécurité.
  • Une phobie (à un animal, le vertige, etc).
  • La peur des questions imaginaires (qu’il a peut-être vu à la télévision, entendu ou lu, etc).
Le trouble de panique est un mal-être intense qui affecte à la fois les émotions et le physique.

Les symptômes du trouble de panique

Le trouble de panique amène le corps à somatiser le stress causé par une tension constante. Voici donc les symptômes les plus évidents :

  • Engourdissement des membres (sensation de somnolence).
  • Augmentation de la fréquence cardiaque.
  • Sensation de pression au niveau du thorax.
  • Difficulté à respirer.
  • Étouffements ou frissons.
  • Nausées, étourdissements.
  • Hallucinations.
  • Transpiration.
  • Crampes.
  • Tremblements.
  • Évanouissements.

Il faut souligner que les symptômes mentionnés ci-dessus peuvent être semblables à ceux d’autres affections telles que l’anxiété.

Le trouble de panique entrave le développement normal des personnes, indépendamment de l’âge. Dans le cas des enfants, cela peut entraîner un faible rendement scolaire ainsi qu’un isolement social.

Il est donc recommandé de solliciter l’aide d’un professionnel et de chercher à améliorer la qualité de vie de la personne. En plus d’être à l’écoute des préoccupations, le psychologue fournira (aux parents et à l’enfant) les outils nécessaires pour réduire progressivement l’impact des dommages causé par ce trouble.

Face au trouble de panique, comment les parents peuvent-ils agir ?

Une fois que le professionnel a confirmé le diagnostic du trouble de panique, il est fondamental de suivre ses indications et d’essayer de ne pas interroger l’enfant sur ses peurs et ses craintes si cela n’est pas nécessaire.

L’idée est de lui apporter une sécurité afin qu’il se sente important, soutenu et respecté. Cela implique de ne pas se moquer de lui ni de le cataloguer de « peureux, lâche, d’idiot », loin de là. Bien au contraire, nous devons lui faire savoir à tout moment que, même s’il a peur, il pourra la surmonter, petit à petit.

Le trouble de panique entrave le développement normal des personnes, indépendamment de l'âge.

Il ne faut pas sous-estimer les réactions des enfants ni minimiser la raison de leurs peurs. Car cela n’aidera pas à faire disparaître le problème.

L’objectif des parents (ou du tuteur) doit être de créer un environnement calme et confiant autour de l’enfant. Il est très important de prêter attention à ses besoins et de s’impliquer dans le processus thérapeutique afin de pouvoir lui offrir une meilleure qualité de vie et un bien-être.

Nos conseils

  1. Eviter les jugements et les critiques négatives.
  2. Face à la panique des enfants, maintenir le calme et:
    1. Ne pas les gronder.
    2. Ne pas les culpabiliser.
    3. Eviter de leur mettre la pression de « fuir » ou « d’affronter » la peur.
    4. Ne pas les réprimer. Cela est contre-productif de leur demander de ne pas pleurer, crier ou trembler.
  3. Garder un ton de voix normal et être gentil (pas besoin de leur crier dessus).
  4. Si nécessaire, c’est une bonne idée de les prendre par la main et de faire des exercices de respiration profonde avec eux pour qu’ils se calment.
  5. Établir un contact visuel et leur dire qu’ils ne sont pas seuls.
  6. Un câlin peut les aider à s’apaiser.
  7. Les accompagner partout où ils veulent sans leur demander pourquoi ils ont peur.
  8. Il est conseillé d’occuper l’enfant avec des activités qui réveillent sa créativité et lui donnent satisfaction.
  9. Eviter de leur montrer des programmes violents qui suscitent la peur ou l’inquiétude.