L’insémination artificielle : en quoi ça consiste ?

· 6 novembre 2018
L'insémination artificielle est un processus invasif et à faible risque qui permet que de nombreuses femmes puissent tomber enceinte.

L’insémination artificielle représente une possibilité très importante pour de nombreux couples qui ont des problèmes de fertilité.

C’est un processus qui consiste à introduire dans l’utérus de la femme un échantillon de sperme préparé en laboratoire après avoir induit l’ovulation.

Il s’agit d’un processus peu invasif et présentant peu de risques pour la femme. L’on ne réalise pas d’anesthésie et l’on emploie de très faibles doses de médicaments. L’on nomme « insémination artificielle homologue » (IAH)  lorsque le sperme provient du partenaire de la patiente.

Dans quels cas nécessite-t-on l’insémination artificielle homologue ?

Selon l’Institut valencien de l’infertilité -IVI, en Espagne, l’un des plus respectés au monde- voici les cas dans lesquels l’IAH est pratiquée :

  • Femmes qui possèdent au moins une trompe de Fallope perméable.
  • Femmes avec des dysfonctions ovulatoires.
  • Couples dans lesquels le sperme de l’homme présente des défauts de qualité séminale.
  • Couples avec des difficultés lors du coït.
  • Stérilité d’origine inconnue et dont l’âge de la femme n’excède pas les 38 ans.

Dans d’autres cas, l’équation est inversée. L’on recourt ainsi à un donneur bénévole de sperme pour permettre que la femme tombe enceinte grâce à ce processus. Cette technique s’appelle « insémination artificielle hétérologue ». Voici les cas les plus fréquents :

  • Couples avec un facteur masculin grave, comme l’azoospermie -absence de spermatozoïdes dans le sperme.
  • Maladies génétiques chez l’homme avec héritage dominant sans possibilité de diagnostic pré-implantatoire.
  • Couples sérodiscordants.
  • Femmes sans partenaire masculin.

Coût et taux de réussite

Tel que nous le mentionnions auparavant, il s’agit d’un processus simple par rapport à d’autres techniques de reproduction assistée. L’insémination artificielle a ainsi un prix relativement bas.

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Le fonctionnement de l'insémination artificielle

En Europe, son coût oscille entre 600 et 1400 euros. En Argentine, la fourchette se situe entre 1100 et 3800 pesos argentins (entre 26 € et 91 €).

Si l’on a besoin d’un donneur de sperme, le prix peut augmenter. Le lieu de réalisation de l’intervention aura également une influence sur le prix final.

Au Mexique, cela peut coûter entre 3000 et 13 000 pesos mexicains (entre 135 € et 587 €). Dans le cas de l’insémination artificielle avec un donneur, l’on doit ajouter environ 2 500 pesos (113 €).

Enfin, et pour avoir un prix qui serve de référence aux lecteurs d’autres pays, l’insémination artificielle coûte aux États-Unis entre 1000 et 4000 dollars américains (entre 871 € et 3487 €).

Facteurs qui ont une influence sur l’efficacité d’une insémination artificielle

En ce qui concerne son taux de réussite, plusieurs facteurs influent sur la probabilité que l’insémination artificielle soit efficace. En voici quelques-uns :

  • Âge de la femme. Entre 35 et 37 ans, les possibilités de réussite de cette méthode commencent à s’amoindrir à cause de la diminution de la qualité des ovules.
  • Traitement de stimulation ovarienne. Il est important d’analyser l’organisme de chaque femme pour pouvoir personnaliser le traitement hormonal qu’elle recevra pour induire l’ovulation. Une stimulation très forte ou très faible peut s’avérer contre-productive.
  • Épaisseur de l’endomètre. La couche de l’utérus -où se produit l’implantation de l’embryon- doit être en bon état pour recevoir celui-ci.
  • Obtention et préparation du sperme. 
    • Le sperme doit être récolté par masturbation. L’on recommande une période d’abstinence de trois jours avant la récolte.
    • Ensuite, l’on conserve celui-ci dans un récipient en verre.
    • L’on réalise enfin plusieurs manoeuvres afin de sélectionner les spermatozoïdes les plus performants.
L'on sélectionne les spermatozoïdes les plus performants.

En conclusion, les résultats indiquent que l’efficacité se situe autour de 15 % dans les cas d’infertilité féminine les plus sévères. Ce taux peut néanmoins atteindre 70 % lorsque les problèmes ne sont pas si significatifs.

Cependant, dans les cas d’infertilité masculine, le pourcentage oscille entre 9,5 % et 43 %.

Après l’insémination artificielle

Après la réalisation du processus par le gynécologue, l’on recommande un repos d’envion 30 minutes. Pendant celui-ci, la femme se place en position de consultation. Le médecin introduit le liquide séminal dans le fond utérin à l’aide d’une canule à travers du vagin.

« L’on nomme insémination artificielle homologue (IAH)  lorsque le sperme provient du partenaire de la patiente. »

Après cela -et contrairement aux croyances communes, la patiente peut sortir de la clinique et retourner à sa routine. Cela est vrai s’il n’existe aucune recommandation du médecin.

Si vous sentez des gênes, un gonflement, des douleurs ou un mal-être généralisé après l’insémination artificielle, ne vous inquiétez pas.

Cela peut être dû au stress qu’entraîne ce processus. L’irritation que peut causer l’introduction de la canule ou la médication administrée pour réaliser l’hyper-stimulation ovarienne contrôlée peuvent également être à l’origine de ces maux.