Être mère d'un enfant ayant des difficultés d'attention

17 décembre, 2019
Vous avez certainement déjà lu ou entendu l'acronyme TDAH. On a beaucoup parlé dernièrement du Trouble du Déficit de l'Attention, avec ou sans Hyperactivité. Mais quelles sont les implications d'être la mère d'un enfant ayant des difficultés d'attention ?
 

En ce début de XXIe siècle, nous sommes habitués à être constamment exposés à une multitude d’informations pas toujours des plus importantes dans notre vie. Les enfants de notre société doivent eux aussi apprendre, dès les premières années de leur vie, à coexister avec divers stimulus qui ont tendance à captiver leur attention.

Cependant, ces stimulus peuvent leur faire perdre leur capacité d’attention et de concentration. On peut donc penser qu’il est de plus en plus probable d’être la mère d’un enfant avec des difficultés d’attention.

En effet, ces mères doivent faire un effort supplémentaire pour être en mesure de comprendre et de soutenir leur enfant. Elles devront chercher des informations pour répondre correctement à tous leurs besoins.

Qu’est-ce que les troubles de l’attention et comment aider mon enfant en tant que mère ?

Lorsqu’un enfant a des difficultés d’attention importantes et contraignantes, on dit qu’il présente un Trouble du Déficit de l’Attention (TDA-H). Il s’agit en réalité d’un trouble du développement qui constitue un modèle de comportement persistant, caractérisé par l’inattention, la désorganisation et l’apparition possible d’hyperactivité et d’impulsivité.

enfant TDAH avec sa mère
 

La cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) définit les critères qui caractérisent le déficit d’attention. L’enfant doit présenter au moins six symptômes d’inattention parmi les suivants. Et ce, pendant au minimum six mois et de manière fréquente :

  1. Il ne prête pas assez d’attention aux détails. Il commet des erreurs parce qu’il néglige ses devoirs.
  2. L’enfant a des difficultés à se concentrer sur ses tâches ou sur ses activités récréatives ou ludiques.
  3. Il ne semble pas écouter quand on lui parle directement.
  4. Il ne suit pas les instructions et ne finit pas ses devoirs.
  5. L’enfant a des difficultés à organiser ses tâches et ses activités.
  6. Il évite, n’aime pas ou n’est pas enthousiaste à l’idée d’entreprendre des tâches qui exigent un effort mental soutenu.
  7. Il perd les choses nécessaires à l’accomplissement de tâches ou d’activités.
  8. Le jeune est facilement distrait par des stimulus non pertinents.
  9. Il oublie ou est négligent dans ses activités quotidiennes.

Être la mère d’un enfant ayant des difficultés d’attention.

De nos jours, il y a beaucoup de mères qui ont des enfants avec des difficultés d’attention, mais ce n’est pas la peine de s’alarmer outre mesure. Il faut simplement l’assumer et aider l’enfant dans sa vie quotidienne. Pour cela, on peut mettre en place une série de stratégies éducatives et pédagogiques simples. En effet, cela permettra à l’enfant d’affronter ses problèmes et ainsi de parvenir au bon déroulement du processus de son développement.

 

Quelques stratégies pour aider votre enfant

Les difficultés d’attention et de désorganisation peuvent faire en sorte que l’enfant soit incapable de terminer ses devoirs. On a souvent l’impression qu’il n’écoute pas. En outre, il perd constamment ses affaires et les objets dont il a besoin. Les actions suivantes peuvent ainsi influencer l’apparition de différents problèmes. Il s’agit notamment de :

Si vous êtes mère d’un enfant qui a des difficultés d’attention, vous devriez l’aider à atténuer ces problèmes en suivant une série de stratégies, comme celles qui sont décrites ci-dessous.

enfant avec des difficultés d attention

D’une part, la mesure principale et fondamentale à prendre est de créer un environnement structuré et ordonné à la maison. Ainsi, l’enfant pourra établir des horaires et des routines. D’autre part, il est nécessaire de lui fournir des jeux et des activités qui stimulent sa concentration, tels que :

  • Des puzzles.
  • Les contes.
  • Des labyrinthes.
  • Les cubes de construction.
  • Des mots mêlés

Une communication claire et directe

De même, lorsqu’on lui parle, qu’on lui demande quelque chose ou qu’on lui donne une instruction, il faut communiquer de manière claire et directe. C’est pourquoi il est bon de :

 
  • Appeler l’enfant par son nom lorsqu’il est proche et s’adresser à lui en le regardant dans les yeux et d’un ton doux.
  • Expliquer les instructions de façon claire et précise. Si nécessaire, lui demander de répéter ce qui a été dit. Cela permet en effet de vérifier qu’il l’a bien compris.
  • Utiliser des phrases courtes et directes. En outre, donner une instruction après l’autre, sans se contredire.
  • Enfin, maintenir une distance prudente. De plus, éviter le contact physique lorsque vous faites une demande.

Pour finir, il faut noter que lorsque l’enfant accomplit ses tâches et se comporte bien, il est très important d’appliquer un renforcement positif par la flatterie, les câlins, les baisers ou tout geste affectif. De cette façon, l’enfant se sentira satisfait et répétera probablement les comportements souhaités.

 
  • American Psychiatric Association. (2013). Manual diagnóstico y estadístico de los trastornos mentales-DSM 5. Barcelona: Editorial Médica Panamericana.
  • Corral, P. (2011). La hiperactividad infantil y juvenil. En M. I. Comeche y M. A. Vallejo (Ed.), Manual de terapia de conducta en la infancia (cap. 13, pp. 519-549). Madrid: Dykinson.