Les différences entre renforcement positif et négatif

6 novembre 2019
Le renforcement est un procédé de modification de comportement très pratique et efficace lorsqu'il est utilisé chez les plus jeunes. Dans cet article, nous vous expliquons comment le mettre en pratique et quelles sont les différences entre le renforcement positif et négatif.

Le renforcement est une bonne approche éducative pour corriger le comportement parfois négatif des enfants. Comme son nom l’indique, cette technique vise donc à renforcer les comportements souhaitables pour encourager leur répétition dans le futur. Et, inversement, il permet d’éviter l’apparition de comportements inappropriés. Cependant, afin d’appliquer correctement cette technique psychopédagogique, il est nécessaire de connaître les différences entre le renforcement positif et le renforcement négatif.

Cette méthode de modification du comportement est basée sur la théorie du conditionnement opératoire. Cette théorie a été développé par le psychologue Burrhus Frederic Skinner.

Selon Skinner, le comportement est déterminé par les conséquences des actions. Ainsi, il y aurait une tendance à répéter les comportements qui font apparaître un stimulus agréable. En revanche, ceux qui entraînent des résultats désagréables se répètent moins.

Différences entre renforcement positif et renforcement négatif

L’apprentissage associatif est un processus de création de relations de cause à effet entre les comportements et les stimulus. Il est donc très important pour changer le comportement des enfants durant leur éducation. L’un des moyens de mettre en pratique ce type d’apprentissage est le renforcement positif ou négatif. Ci-dessous, nous vous expliquons les différences entre ces deux types de renforcement.

renforcement positif avec un biscuit

Le renforcement positif

Le renforcement positif se base sur la présentation d’un stimulus agréable immédiatement après la réalisation d’un bon comportement. En d’autres termes, lorsque l’enfant se comporte bien il est récompensé. Il convient donc de le valoriser lorsqu’il adopte un comportement souhaité. De cette manière, on augmente la probabilité qu’un tel acte soit répété à l’avenir.

Ainsi, parmi les stimulus qui sont les plus souvent utilisés comme renforçateurs positifs, on trouve :

  • Les félicitations et les compliments
  • Les câlins, les caresses, les bisous
  • La reconnaissance et la valorisation
  • De la nourriture
  • Des attentions
  • L’obtention de certains privilèges
  • Les vignettes, les bons points
  • Les sorties ou les activités spéciales
  • Enfin, l’obtention de points pour gagner un objet matériel, tel qu’un jouet.

« La façon dont on offre un renforcement positif est plus importante que la quantité. »

-Skinner-

Le renforcement négatif

En revanche, le renforcement négatif consiste à supprimer un stimulus désagréable afin d’augmenter la fréquence d’un comportement souhaité. Par conséquent, comme dans le cas précédent, le renforçateur doit être appliqué dans l’instant. C’est à dire juste après que l’enfant ait agi correctement.

Les stimulus désagréables qui sont habituellement utilisés comme renforçateurs négatifs sont par exemple :

  • Des lumières vives.
  • Des bruits intenses.
  • La critique.
  • Les punitions.
  • Les reproches.

Avantages de l’utilisation des renforcements positifs et négatifs

Le renforcement tant positif que négatif est très efficace et bénéfique pour le développement de l’enfant. En effet, cette méthode éducative se concentre sur la stimulation et la promotion de bonnes habitudes. Il est alors moins nécessaire de pénaliser et punir les mauvais comportements.

bon comportement en famille

Ainsi, en renforçant les comportements désirables, l’apparition des comportements indésirables est évitée. De cette façon, les enfants associent un bon comportement avec une certaine satisfaction personnelle.

De plus, l’utilisation du renforcement implique donc un certain nombre d’avantages pour l’enfant. On compte parmi ces-derniers :

  • La motivation pour faire ce qu’il faut.
  • Une amélioration de l’estime de soi.
  • La promotion de la communication positive.
  • L’établissement de relations sociales saines et équilibrées.
  • Une meilleure écoute.
  • La promotion du sens de l’effort.

Il faut cependant expliquer la raison de la rétribution associée à un stimulus. Et ce qu’il soit positif ou négatif.

C’est-à-dire, qu’il faut que l’enfant comprenne quel a été le comportement qui lui a permis d’obtenir une récompense. Ainsi, de cette façon, l’enfant comprend et assimile la relation de cause à effet dans une situation donnée.

« La façon dont les gens se sentent est souvent aussi important que ce qu’ils font. »

-Skinner-