Cinq méthodes contraceptives naturelles

02 août, 2020
De nombreux mythes se sont développés sur l'inefficacité des méthodes contraceptives naturelles. Cependant, lorsqu'elles sont appliquées avec rigueur, leur efficacité peut atteindre 85 %.
 

Les méthodes contraceptives naturelles consistent à prévenir la grossesse en étudiant les cycles d’ovulation des femmes. De cette façon, on évite l’utilisation de mécanismes de barrière ou la prise d’hormones.

Cette forme de planification familiale naturelle a bien sûr été utilisée exclusivement jusqu’à l’avènement des contraceptifs hormonaux et de barrière au 20e siècle. Ceux-ci, en raison de leur haut degré d’efficacité, ont détrôné toute autre forme de prévention.

Bien que l’efficacité des contraceptifs naturels soit mise en doute, ils sont encore utilisés aujourd’hui. Ils le sont soit en complément de méthodes non naturelles, soit comme seul moyen de prévenir une grossesse. Passez-les en revue avec nous et découvrez les méthodes contraceptives naturelles, leurs applications et leurs recommandations.

Méthodes contraceptives naturelles

1. La méthode rythmique

La méthode rythmique, ou par son nom original la méthode Ogino-Knaus, a été développée entre 1924 et 1928 par deux gynécologues, le Japonais Kyusaco Ogino et l’Autrichien Hermann Knaus.

En somme, ce que ces deux médecins ont proposé, c’est que les jours du cycle menstruel soient comptés pour déterminer les jours où une femme ovulerait. À partir de là, il s’agit de planifier pour éviter ou prévenir une grossesse.

Pour appliquer cette méthode, le cycle menstruel doit être analysé de manière très rigoureuse. Ogino et Knaus ont proposé qu’en principe, une étude du cycle féminin soit effectuée pendant six mois avant d’appliquer cette technique.

 

Selon ces spécialistes, c’est la seule façon de garantir un calcul mathématique correct. Son efficacité serait proche de 80 %.

2. La méthode Billings

Elle a été développée par John et Eveling Billings en 1953. Elle se base sur l’analyse de la relation entre la glaire vaginale et la fertilité. Comme pour la méthode du rythme, une étude préalable des caractéristiques des pertes vaginales de la femme est nécessaire pour déterminer par ses changements dans quelle phase du cycle elle se trouve.

Un couple au lit.

Pour éviter une grossesse, les rapports sexuels doivent être évités lorsqu’une femme dispose d’un mucus abondant, aqueux et clair. Il est important pour les femmes d’avoir des frottis fréquents, car une maladie ou une infection sexuellement transmissible peut modifier le flux d’urine dans le vagin et altérer l’analyse du cycle.

En termes d’efficacité, on estime que la méthode Billings est aussi efficace que l’utilisation de contraceptifs de barrière tels que les préservatifs.

3. Mesure de la température basale

Cette méthode sert à diagnostiquer la phase infertile après l’ovulation, à partir de l’analyse de la température corporelle de l’ensemble du cycle menstruel. Pour l’effectuer, la femme doit prendre sa température par voie vaginale ou rectale deux fois par jour. Et ce à partir du cinquième jour du cycle.

 

Ce qu’elle devrait remarquer, c’est le changement de température entre 0,2 et 0,5 degrés Celsius qui se produit après la sécrétion de progestérone dans l’ovaire après l’ovulation. En ce qui concerne son degré d’efficacité, on estime qu’il s’agit d’une méthode encore plus efficace que le préservatif. Sa marge d’échec est inférieure à 15 %.

« Bien que l’efficacité des contraceptifs naturels soit mise en doute, ils sont encore utilisés aujourd’hui, soit en complément de méthodes non naturelles, soit comme seul moyen de prévenir une grossesse. »

4. Interruption des rapports sexuels

Elle représente la seule méthode contraceptive naturelle qui n’est pas pratiquée par les femmes. Elle consiste à retirer le pénis du vagin lors des rapports sexuels avant l’éjaculation. Comme cette technique dépend exclusivement de quelque chose d’aussi subjectif que le contrôle mental et corporel, elle n’est généralement pas la plus recommandée.

D’autre part, même si le pénis est retiré à temps avant l’éjaculation, on constate que l’homme dégage du liquide pré-séminal pendant l’acte sexuel ; il y a là la présence de spermatozoïdes qui peuvent féconder un ovule.

Une femme allaitant son bébé.
 

5. L’allaitement maternel

Cette méthode ne sera bien sûr utilisée que pendant une courte période. Comme son nom l’indique, elle sera destinée aux femmes qui ont récemment accouché. Pour obtenir les effets contraceptifs, le bébé doit être allaité au moins cinq fois par jour ; le corps empêche ainsi l’ovulation de se produire en raison de la forte présence de prolactine.

En guise de recommandation finale, il est nécessaire de préciser que si vous souhaitez utiliser des méthodes contraceptives naturelles, il est essentiel d’avoir un partenaire stable. Sinon, vous risquez d’être exposé à une maladie sexuellement transmissible, car aucune de ces méthodes ne les empêche.