3 choses dont les parents ne devraient pas parler devant les enfants

· 17 janvier 2018
Même si nous ne parlons pas directement avec les enfants, nous leur transmettons beaucoup de choses. C'est pourquoi il est nécessaire que nous prêtons attention à ce que nous disons et à la façon dont nous le faisons lorsqu'ils sont présents.

La vie de toute personne change avec l’arrivée d’un enfant à la maison. Généralement, on le remarque plus dans les habitudes et les routines quotidiennes. Mais ces changements affectent aussi la façon de parler et de communiquer. La plupart des enfants ont tendance à imiter leurs parents dans ce qu’ils font et ce qu’ils disent. Par conséquent, nous devons porter une attention particulière à notre comportement et savoir ce dont nous devrions et ne devrions pas parler devant les enfants.

Pour transmettre quelque chose, il n’est pas nécessaire de s’adresser directement à quelqu’un. Dans ce cas, aux enfants. Le simple fait d’être présent les rend capables de comprendre et de détecter beaucoup plus que ce que nous pensons. Ils apprendront tout ce que nous faisons et cela déterminera leur comportement futur. Par conséquent, nous devons éviter certains comportements et problèmes jusqu’à ce qu’ils soient capables de mieux comprendre le contexte dans lequel ils sont insérés.

Pourquoi ne devrions-nous pas discuter de certains sujets devant les enfants ?

Quand ils sont petits, les enfants interprètent le monde d’un point de vue très particulier. Ils comprennent et absorbent beaucoup plus que nous ne le pensons, mais ils le font littéralement.

C’est-à-dire, même s’ils comprennent un concept général, ils n’apprécient pas les nuances, les expressions ou les métaphores que nous pouvons utiliser. Par exemple, si nous mentionnons que la voisine a des pattes d’oie, nous ne devrions pas être surpris si notre enfant visualise que les jambes de cette dernière ressemblent à celles de l’animal.

Ils ne peuvent pas non plus comprendre l’ironie, le sarcasme et les doubles significations. Ou que dans un moment de colère nous pouvons dire quelque chose que nous regretterons plus tard.  Toutes ces nuances que les enfants ne peuvent pas comprendre ils les « imaginent« .

Comme ils comprennent mieux le langage non verbal, c’est-à-dire les expressions de notre corps, ils capturent la situation émotionnelle. Par conséquent, les détails qu’ils n’ont pas compris sont «remplacés» par une charge émotionnelle.

« Sans le savoir, nous transmettons beaucoup d’informations aux enfants. Cela peut être un fardeau émotionnel confus pour les petits »

Cela peut poser plusieurs problèmes. Nous ne parlons pas seulement d’embarras possibles parce que nos enfants divulguent des ragots, par exemple. Plus inquiétantes sont les situations dans lesquelles les enfants peuvent se sentir confus ou divisés, sans vraiment en comprendre les causes.

Nous devons être conscients des sujets que nous abordons devant les enfants.

Un exemple illustratif

Imaginez cette situation. Nous nous sommes disputés avec nos parents, et nous le disons à notre compagnon, pour nous défouler. L’enfant est devant nous et comprend cette colère contre les grands-parents, qu’il aime beaucoup. Comment se sentira-t-il ? Selon sa conception, la colère apparaît quand quelqu’un a fait quelque chose de mal. Les grands-parents sont-ils mauvais alors ? Comment doit-il les traiter ? Qu’est-ce qui va arriver, que peut-il faire ?

De la même manière, nous pouvons créer cette confusion chez notre enfant dans des situations très différentes. Des relations de couple, d’amitié, d’école ou de «préoccupations d’adultes» que nous transmettons sans être conscients de quelqu’un qui ne sait pas comment gérer de telles émotions déroutantes. Nous devons être attentifs à ce que nous disons et ce dont nous parlon devant les enfants. Mais sans que cela ne nous empêche de communiquer avec les enfants.

Quelques sujets dont nous ne devrions pas parler quand les enfants sont présents

Voici une liste de sujets dont il serait préférable d’éviter de parler devant les enfants :

  1. Dire du mal des autres. Cela comprend également les potins en général. Les enfants, surtout les plus jeunes, ne sont pas capables de comprendre ces commentaires privés, ni notre rôle dans ceux-ci. Comme nous l’avons illustré ci-dessus, ils peuvent se sentir confus, divisés et même coupables.
  2. Les préoccupations « d’adultes ». L’argent, le temps, la nourriture… Nous ne devrions pas laisser tout ce qui nous concerne se transmettre à nos enfants. À mesure qu’ils grandissent, nous pouvons expliquer ces situations, mais toujours de telle sorte qu’ils puissent les comprendre et les assimiler.
  3. Parler devant les enfants comme s’ils n’étaient pas là. Les étiqueter et faire des commentaires sur leur physique ou leur intellect, surtout s’ils sont négatifs, peut générer des complexes.
Parler avec des amis en présence d'un enfant peut être contre-productif.

Nous devons également prendre en compte le ton avec lequel nous les disons ou l’attitude que nous adoptons. Par exemple, crier, même si l’on ne s’adresse pas aux enfants ne servira qu’à bloquer, effrayer et faire à l’enfant se sentir très confus. Nous devons également éviter les mensonges, car ils s’habitueront à éviter la vérité quand cela leur convient.

Comment contrôler ce que nous disons ?

« Nous ne serons pas toujours capables de nous contrôler. Par conséquent, la chose le plus important, c’est que nous clarifions notre situation à notre enfant et atténuons sa confusion. »

Que nous soyons attentifs lorsque nous parlons devant les enfants ne signifie pas que nous devrions couper toute communication en leur présence. En fait, ce serait très négatif pour eux, car ils comprendraient qu’ils dérangent ou que vous ne les voulez pas près de vous. Tout ce dont nous avons besoin, c’est de réfléchir un peu et de nous mettre à leur place.

Une bonne méthode pour calculer ce que nous disons est, avant de parler, d’agir comme s’ils nous enregistraient. Réfléchissez bien à vos mots et à l’image que vous projetez avec ces derniers. C’est à dire, à l’attitude avec laquelle ils pourraient être associés.

En outre, nous devons nous demander si cette conversation peut créer une certaine confusion chez nos enfants ou les faire se sentir divisés. Autrement dit, essayez de comprendre comment cela peut les affecter.

Enfin, il est conseillé d’utiliser un langage clair et direct en leur présence. À un jeune âge, les enfants ne comprennent pas les métaphores et les jeux de mots. Si nous évitons d’utiliser ces types d’expressions, nous pouvons éliminer une grande partie des sentiments confus qui peuvent survenir chez nos enfants.

Malheureusement, nous ne pouvons pas toujours nous contrôler. Mais le plus important, c’est que nous essayions de faire comprendre à nos enfants les contextes. Qu’ils n’aient pas à interpréter notre colère comme leur faute ou qu’ils ne se sentent pas concernés par nos préoccupations. Clarifier leurs confusions sera fondamental pour leur croissance et favorisera votre relation.