Comment trouver les mots devant la souffrance d’une autre mère ?

· 26 mars 2018
C'est un témoignage poignant que nous livre Denise Stirk. Dans cet article, elle nous fait part de son expérience. Ayant elle-même vécu cette situation avec une amie, elle tente de répondre à une question complexe et difficile : "Comment trouver les mots devant la souffrance d'une autre mère qui a perdu son enfant ?" Après les doutes et les interrogations, elle pense avoir trouvé les mots les plus puissants que deux mères puissent échanger.

Nous aimerions partager avec vous l’histoire et les réflexions de Denise. Cette mère courageuse et compréhensive vient de vivre une tempête d’émotions. Elle tient à exprimer ses sentiments avec ses propres mots.

Comment trouver les mots devant la souffrance d’une autre mère ?

Le témoignage et les réflexions de Denise commencent dans la tragédie et le malheur : une de ses amies perd sa fille de vingt et un mois. Toute femme ayant connu la maternité peut imaginer la souffrance et la douleur terrible de cette mère.

On ne sait pas toujours trouver les mots devant la souffrance d'une autre mère.

Naturellement, Denise décide de rendre visite à son amie pour l’épauler et l’aider à surmonter ce moment très difficile. Mais, en arrivant, elle commence à s’interroger. Comment trouver les mots devant la souffrance d’une autre mère ? Y a-t-il des mots justes ? Comment éviter de dire des banalités ?

En cherchant les mots justes, Denise finit par comprendre qu’elle ne peut pas réellement mesurer la douleur de son amie. Elle a deux enfants en bonne santé à la maison. Elle ne se sent pas capable de comprendre et de trouver les mots. Cependant, armée de versets bibliques et de phrases toutes faites, elle se lance au secours de son amie.

Et c’est son amie, cette mère si forte, qui trouve finalement les mots justes, malgré son chagrin et sa douleur. Ce sont des mots qui réchauffent le cœur de Denise, des mots très puissants qui peuvent changer une vie. Il s’agit pourtant d’une phrase très simple.

Tout en racontant ce qui est arrivé à son petit ange, son amie lui dit entre ses larmes : « Tu es une mère, toi aussi. » Cette phrase lui donne du courage et aide Denise à mesurer l’importance de sa douleur et de sa perte.

C’est la clé pour trouver les mots devant la souffrance d’une autre mère. Pensez au lien qui vous unit, à ce que vous avez en commun : la maternité. Toutes les mères n’ont peut-être pas vécu la tragédie que représente la perte d’un enfant, mais toutes connaissent la joie d’en avoir un.

Comprendre la peur et la souffrance d’une autre mère

C’est en entendant ces mots que Denise commence à comprendre l’enfer que son amie est en train de vivre. Faire le deuil d’un enfant, c’est le cauchemar de toute mère. La simplicité de cette grande vérité nous unit toutes les unes aux autres.

Peu importe l’éducation que l’on choisit de donner à ses enfants. Nous avons toutes une chose en commun : notre cœur bat pour notre enfant.

Ce lien unit aussi Denise et sa mère, qui vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Dans la salle d’attente, en attendant son traitement, Denise observe la maman d’un petit garçon de trois ans. Le petit porte fièrement sa cape de Superman sur sa blouse d’hôpital. Denise sent son sang se glacer dans ses veines, son cœur manquer un battement… Elle souffre par procuration pour cette autre mère. Les larmes aux yeux, elle se souvient de la phrase de son amie : « Tu es une mère, toi aussi. »

Ces mots lui reviennent encore en mémoire quand elle voit l’employée d’un restaurant chercher partout une petite fille. La mère est angoissée et furieuse. Une fois encore, le cœur de Denise bat à toute allure.

Plus tard, elle voit une mère marcher pendant quatre heures et demie, les yeux sur sa montre, son petit dans un porte-bébé. Elle marche pour calmer les pleurs de son enfant. Elle semble épuisée et frustrée. Denise la comprend immédiatement, parce qu’elle est une mère, elle aussi.

Des mots puissants : « Tu es une mère, toi aussi. »

La maternité est un lien qui unit toutes les mères.

La maternité est un fil qui nous unit les unes aux autres. Quelle que soit notre fortune, quelles que soient nos origines, que nous allaitions nos bébés ou que nous leur donnions du lait maternisé, que nos enfants soient malades ou bien portants… Nous sommes toutes unies par le même sentiment : l’amour fou que nous ressentons pour nos enfants.

C’est cet amour qui nous fait souffrir quand il arrive une tragédie. C’est pour cela que les mauvaises nouvelles déclenchent si souvent les pleurs des mamans. Le simple fait d’emmener son enfant à l’école pour sa première journée peut être une épreuve. Et toute maladie d’un enfant serre le cœur de sa mère.

C’est aussi pour cette raison qu’une femme souffre quand elle apprend qu’elle a une grossesse à risque ou qu’elle est stérile. Une mère a aussi du mal à accepter l’idée que son enfant abandonne le nid pour vivre sa vie d’adulte. Et, bien entendu, une mère souffre par procuration quand une de ses amies perd un enfant. C’est ce dont il est question dans cet article. Nous voulons toutes trouver les mots devant la souffrance d’une autre mère.

Si vous vous retrouvez dans cette terrible situation, essayez simplement de prendre votre amie dans vos bras. Ne cherchez pas les mots justes indéfiniment. N’oubliez pas ce lien qui vous unit. Il n’existe pas de mots plus puissants que ceux-là : « Je te comprends, car je suis une mère, moi aussi. »