Soulagement post-partum, pourquoi c’est important ?

· 2 août 2018
Le soulagement post-partum est tout particulièrement nécessaire pour un rétablissement complet. Surtout si l'accouchement a laissé en vous une trace désagréable qui vous empêche de vivre en paix et en harmonie avec vous-même.

Il est possible que votre accouchement ait été difficile et douloureux. Parce que vous sentez qu’ils ne vous ont pas respecté, parce que vous avez eu peur pour vous ou votre bébé, parce que vous vous êtes peut-être sentie seule et victime des protocoles médicaux parfois peu humanisés.

Quelle que soit la situation qui a occasionné une souffrance, vous devez vous exprimer. Cela vous permettra non seulement de la solutionner mais également de soulager et régénérer votre esprit. Ci-dessous, nous allons vous en dire plus à ce sujet.

Malgré le fait que de nombreux centres médicaux aient amélioré leurs pratiques, procédés et attentions pour la femme enceinte, nous avons tous dans notre entourage au moins une femme qui raconte ne pas avoir été à l’aise pour parler du moment de l’accouchement.

Les causes d’un mal-être émotionnel

  • Épisiotomies
  • Césarienne subies au dernier moment
  • Traitement froid et absence d’empathie de la part du personnel médical
  • Séparation d’avec le bébé (pour le laver immédiatement ou couper le cordon ombilical) sans que la mère ait pu avoir le moindre contact avec lui.
La importancia del desahogo posparto.

Il est indubitable que ce soulagement post-partum n’est pas chose aisée, mais il est clair que cette démarche est bénéfique. Bien qu’il soit souvent difficile de revivre cette expérience, il est indispensable de la « laisser sortir » pour pouvoir se rétablir.

C’est un sujet parfois délicat à aborder, et pour beaucoup de femme cela peut être un moment douloureux, voire même accompagné d’un sentiment d’humiliation. Le principal est de garder en tête que, aussi difficile, complexe et douloureuse puisse être notre expérience, il y aura toujours quelqu’un pour nous écouter et nous rappeler que la vie ne se réduit pas à cet instant là.

Nous pouvons toujours compter sur une main tendue, que ce soit celle d’un membre de notre famille, d’un ami ou même d’un spécialiste.

Malgré les traitements froids, hostiles ou malveillants qui peuvent parfois être dispensés dans les hôpitaux,  la vie suit son cours et nous sommes toutes capables d’aller de l’avant si nous nous autorisons à laisser s’exprimer nos émotions et d’y prêter attention de manière adaptée, nous pouvons alors atteindre un réel soulagement post-partum

Les accouchements non respectés laissent des marques

Tout commence avec des contractions chaque fois plus rapprochées, avec de fortes douleurs dans les reins… Parfois, la mère n’est pas suffisamment dilatée et on la renvoie chez elle.

« Vous n’êtes pas prête », leur dit-on. Une fois à la maison, on peut rendre un bain tiède ou marcher un peu, ou se mettre une bouillotte chaude sur la zone lombaire.

Jusqu’ici tout le processus, bien qu’il soit intense et douloureux, se vit dans une agréable illusion et une émotion inoubliable. Néanmoins, une fois que la poche des eaux est percée, il n’y a pas de retour en arrière. Le bébé arrive et tout le protocole médical se met en branle. 

Le toucher vaginal, nue et entourée d’étrangers, les pieds dans les étriers…

Bon nombre de professionnels expliquent que la majorité des futurs mamans rêvent d’un « accouchement parfait ». Néanmoins, la plupart des femmes savent qu’un accouchement ne l’est jamais. Accoucher est douloureux, difficile et rarement un moment agréable.

Aucun enfant n’arrive au monde sans larmes. En réalité les mères ne souhaite pas l’accouchement parfait, elles veulent seulement être respectée dans ce moment si particulier. Et cela n’est pas toujours le cas.

  • Tout juste arrivée à l’hôpital, beaucoup de femmes ont à faire face à un protocole froid. Alors qu’elles ont à peine le temps de décliner leur identité, une sage femme arrive pour effectuer un toucher vaginal. La plupart du temps, elle ne regarde même pas la patiente dans les yeux pour la rassurer.
  • Au fil des heures, après le toucher vaginal, on allonge et attache souvent les mères pour monitorer le rythme cardiaque du fœtus. Ensuite, elles se voient injecter de ocytocine de synthèse pour accélérer les contractions et l’accouchement.

Bien que dans beaucoup de centres médicaux cette pratique n’ait plus court, il est également très courant de subir rasage et lavement.

Sous la lumière blanche et intense des néons, on ne demande qu’une chose à la mère : pousser. Et pour cela une position unique et exclusive pour donner naissance : les deux pieds dans les étriers.

Le soulagement post-partum : partagez votre histoire

La importancia del desahogo posparto.

La communication est essentielle pour notre bien-être émotionnel : Nous avons besoin de nous défaire de nos peurs et nos inquiétudes pour guérir et aller de l’avant.

Pendant l’accouchement, peuvent survenir toutes sortes de situation auxquelles personne n’est réellement préparé. Et si le traitement du personnel médical manque d’humanité, cela peut conduire à ce que les mères se sentent réduites à un simple récipient duquel le fœtus doit être extrait.

Ce traumatisme mérite d’être soigné, libéré, voire pleuré pour poursuivre sereinement et être une maman heureuse. Raison pour laquelle le soulagement post-partum est si nécessaire et doit être normalisé.

Il est fondamental de ne pas se taire et ainsi conserver ce traumatisme. Il vous sera donc bien plus bénéfique de partager cette expérience avec d’autres mamans ou des membres de votre famille. Laissez sortir la peur avec vos larmes, soulagez la douleur, la souffrance, la colère et l’impuissance.

Ainsi nous défendons la possibilité de bénéficier d’un protocole médical adapté et d’un personnel doué de sensibilité émotionnelle, pour que nous puissions nous sentir mieux et nous épargner beaucoup de souffrance.