Selon une étude, la journée d’une mère équivaut à deux jours de travail d’un père

· 23 avril 2018
La vie quotidienne d'une mère qui travaille peut être longue et coûteuse. Une étude récente a conclu qu'une femme qui travaille peut effectuer, en un seul jour, des tâches similaires à celles de deux jours de travail d'un père.

Lorsque l’on compare différents types d’emplois et leurs salaires, les gens se fient généralement aux activités effectuées durant la journée et au degré de formalité requis. Cependant, cela peut devenir compliqué quand il s’agit de le comparer avec la journée d’une mère, avec la charge supplémentaire des tâches ménagères.

Actuellement, une mère peut faire son travail à la maison (qui est aussi celui de son mari). En plus de cela, elle fait aussi de nombreuses activités pendant la journée. Et encore, à côté de cela, être une femme qui travaille dur, qui doit respecter un horaire de travail.

De cette manière, la routine de travail d’une mère qui travaille semble ne pas avoir de fin. Il commence, en effet, tôt le matin et se termine la nuit.

En dépit d’être une question difficile à contraster et à vérifier, le Statut des travailleurs et la loi de mars 2007 ont mené une étude dessus.  Dans celle-ci, ils ont déterminé que la journée d’une mère équivaut à deux jours de travail d’un père. Alors, comment cela se fait-il et dans quel contexte ?

Les droits de la mère qui travaille

La législation en Espagne a recueilli certaines avancées en termes d’aide pour la mère qui prend soin de l’enfant et travaille aussi :

1. Le congé maternité

Généralement, le congé de maternité en Espagne peut atteindre jusqu’à 16 semaines après la naissance de l’enfant. Cette permission sera augmentée dans les cas suivants, de :

  • Deux semaines pour les naissances multiples.
  • Quatre semaines dans les naissances de triplés.
  • Deux semaines pour les accouchements d’enfants handicapés ou ayant des problèmes de santé.

Cependant, la mère qui travaille doit maintenir l’entreprise dans un état de préavis. De plus, elle doit lui donner des justificatifs pendant sa période de grossesse. Alors, elle aura la faculté de s’absenter librement dans les cas où c’est inévitable. C’est le cas, par exemple, pour les :

  • Examens prénataux.
  • Préparations à l’accouchement.
  • Mal-êtres ou maladies.

2. La réduction des heures de travail

Les mères ont la possibilité d’aménager leurs heures de travail. Et ce, jusqu’à ce que leur enfant atteigne l’âge de 12 ans. Cependant, le fait de réduire les heures ou les jours de travail finira également par diminuer leur salaire.

La journée d'une mère peut être longue et épuisante.3. Les congés sans salaire

Dans les cas où la mère doit s’occuper et prendre soin du bébé, elle aura une période de congé qui ne dépassera pas trois ans. Elle sera donc autorisée à maintenir la réservation du poste de travail. De plus, sa contribution à la sécurité sociale devra être considérée avec des effets de prêt pendant ce temps.

Après l’expiration de la première année, la travailleuse est en droit de réserver un poste de travail du même niveau professionnel ou équivalent. Elle peut ainsi reprendre sans aucune procédure supplémentaire.

4. Arrêt

Il est nécessaire d’analyser la situation de chômage possible. En effet, il y a la possibilité que la femme finisse par être licenciée et reçoive l’allocation de chômage. Dans ce cas,  la période de chômage sera prolongée de quatre mois, et considérée comme un congé de maternité.

« La routine de travail d’une mère qui travaille semble ne pas avoir de fin. En effet, elle commence tôt le matin et se termine dans la soirée. »

5. L’allaitement maternel et le travail

La mère aura l’opportunité de profiter d’une heure d’allaitement sans réduction de salaire. Cela est valable pendant les neuf premiers mois de la vie du bébé. Elle peut donc s’absenter une heure peut être absente pendant la journée de travail. Ou alors, réduire cette dernière

Comment déterminer combien vaut la journée d’une mère ?

Une évaluation effectuée en 2015 aux États-Unis a permis de confirmer que la mère devrait recevoir un salaire annuel équitable de 65 300 $. En d’autres termes, cela équivaudrait à deux ans et demi de salaire. Et ce chiffre dépasse le salaire moyen d’un travailleur aux États-Unis.

Autrement dit, la semaine d’une mère moyenne s’élèverait à 1 735 $. Les soins infirmiers, le jardinage, la décoration et la comptabilité au sein de la maison sont également pris en compte.

Les tâches ménagères sont un ajout à la journée d'une mère qui a aussi un travail.

Les aides aux mères qui travaillent

Depuis un certain temps, une mère qui travaille peut bénéficier d’une aide économique de 100 euros par mois. Elle peut obtenir cette aide en un seul déboursement. C’est à dire, sous forme de la déduction de 1 200 euros de la déclaration d’impôts. Sinon, elle peut aussi recevoir une avance tous les mois.

Cette déduction est calculée à partir du mois où l’enfant est né  jusqu’à l’âge de trois ans. En outre, sa limite est égale au montant total des cotisations de sécurité sociale et autres fonds communs de placement.

Le montant de cette aide ou déduction peut être facturé dans les cas d’adoption et de placement. Il n’est donc pas exclusif aux naissances naturelles. Et ce, aussi, indépendamment de l’âge de l’enfant et pour une durée de trois ans depuis son enregistrement dans le registre civil.

Comme nous pouvons le voir, la journée des mères est une combinaison de travail, de tâches ménagères qui devraient être partagées par le couple et de leur travail. Bien qu’il y ait eu une avancée culturelle et législative dans la reconnaissance de leurs longues journées , il reste encore beaucoup à faire.