Le témoignage d’une mère : les mères préfèrent leurs fils

4 janvier 2020
Admettez-le ! Toutes les mères préfèrent leurs fils à leurs filles... C'est du moins ce que nous explique Shona Sibary, la très provocante mère de quatre enfants.

Shona Sibary a trois filles et un seul fils. Elle affirme qu’elle s’est sentie soulagée lorsqu’elle a appris qu’elle allait avoir un garçon. La maman de quatre enfants admet avoir un lien plus étroit avec son fils unique.

Le moment était enfin arrivé. Vingt semaines de grossesse et, échouée sur le canapé pré-natal en attendant mon scanner, j’avais du mal à contenir mon impatience. La personne en charge de l’échographie m’avait prise pour une femme qui voulait un long préambule sur la croissance de son bébé. 

Elle me parlait de ses doigts, de ses mains, de ses pieds et même de la taille de sa tête alors que je ne voulais savoir qu’une chose. Je me retenais de crier « Écarte les jambes et montre-moi ce que tu caches! » (au fœtus, évidemment, pas au scanner).

Et c’est là que, comme par magie, il m’a obéi. Le bébé a remué et nous a tout révélé. L’échographiste s’est donc tourné vers moi et m’a dit : « Il y a bien quelque chose entre les jambes, et ce n’est pas le cordon ombilical ». Je ne m’étais jamais sentie aussi heureuse.

Après avoir eu deux filles et après avoir passé quatre ans à marcher sur des Polly Pocket éparpillées partout dans la maison, après m’être pris de plein fouet un tsunami de couleur rose, de cheveux emmêlés et de caprices en matière de nourriture, j’allais avoir un petit garçon. C’était peut-être dû aux hormones mais je me suis immédiatement mise à pleurer de soulagement.

Un fils, enfin !

Une mère chante une berceuse

Douze ans après, je ressens toujours la même chose. Depuis la naissance de Monty, une autre fille a rejoint notre famille. Dolly, qui a maintenant cinq ans, a fait grimper notre nombre d’œstrogènes. Monty est mon seul fils. Ceci explique peut-être pourquoi il peut marcher dans la cuisine le matin, décoiffé et ne prononçant que des monosyllabes tandis que je suis debout, le souffle coupé et émerveillée devant lui.

Je me souviens avoir contemplé mon fils nouveau-né à travers la vitre en plexiglas de son berceau et, dans un tourbillon d’émotions hormonales, avoir pensé : « Je tuerai quiconque te brisera le cœur. » Avant que tout le monde ne m’accuse de favoritisme flagrant, je voudrais souligner qu’il existe de nombreuses preuves historiques et littéraires mettant en avant la relation étroite entre une mère et son fils.

La littérature, les mères et leurs fils

mère avec son fils

Il faut aussi parler de l’enquête menée par Netmums auprès de 2500 mères, qui a révélé que la moitié de ces dernières avait un lien plus fort avec leurs fils ; 88 % avaient admis traiter leurs filles différemment.

Les résultats ont mis en avant des mères qui soulignaient et faisaient l’éloge de caractéristiques particulières de leurs fils. Elles les décrivaient comme amusants, courageux et joueurs alors qu’elles dénigraient ces attributs chez leurs filles, en les dépeignant comme bagarreuses ou grognonnes.

Mes quatre enfants ont de fortes personnalités et font régulièrement preuve d’un comportement qui ne reflète pas nécessairement leur genre. Chacun peut argumenter pendant des heures, repousser les limites et parvenir à me distraire. Suis-je pour autant plus dure avec mes filles ? Vous devez penser que c’est le cas.

C’est peut-être parce que quand Flo, 16 ans, me regarde avec dédain et quand Annie, 14 ans, me lance un regard mauvais, j’ai tout simplement l’impression de me voir dans un miroir. Et je n’aime pas toujours ce que je vois.

Avec Monty, c’est différent. J’ai une relation plus légère avec lui, sans l’angoisse que je ressens lorsque je vois mes propres faiblesses reflétées dans mes filles. Il est possible que je sois plus critique avec elles. Que j’ai davantage conscience des revers et des défis qu’elles ont à vivre. Mais, parfois, elles ont l’étrange pouvoir de me faire me sentir comme la pire mère du monde.

Bien sûr que j’aime tous mes enfants, garçons ou non !

Une famille qui rigole

Bien évidemment, j’aime tous mes enfants de différentes façons. Avec les filles, j’ai souvent la désagréable sensation d’essayer de monter des meubles avec une notice écrite en coréen. Rien de ce que je puisse dire ou faire n’est bien pour elles. Elles peuvent rapidement devenir hypersensibles. Elles me défient et me laissent penser que je ne suis pas assez bonne dans mes devoirs maternels quotidiens.

Monty n’est pas pareil, lui. Il me dit tout le temps que je suis merveilleuse, même quand je lui crie dessus comme une sorcière. Lorsque nous sommes ensemble, il fait toujours tout pour me convaincre qu’il reçoit une très bonne éducation paternelle. Nous avons une très bonne relation, une relation de petites tapes sur l’épaule. Flo, Annie et Dolly préfèrent me compliquer la tâche.

Tout ceci a peut-être un lien avec le vieil adage : «Un fils est un fils jusqu’à ce qu’il se marie, mais une fille reste une fille toute sa vie.» Dans le fond, je sais que le temps ne s’arrête jamais et que je ne serai bientôt plus le centre de l’univers de Monty. Dans peu de temps, une autre femme apparaîtra, prête à lui dérober son cœur. À ce moment, la relation avec mes filles se renforcera peut-être. En supposant que nous soyons encore en bons termes.