Le syndrome de Hughes et les avortements spontanés

27 mai 2018
Voici ce que vous devez savoir sur le syndrome de Hughes, les avortements spontanés ainsi que d'autres informations qui vous intéressent.

Vous essayez de tomber enceinte et votre souhait est de réussir cette grossesse ? Si vous avez subi un ou plusieurs avortements spontanés, vous pouvez être en présence du syndrome de Hughes.

Cette pathologie récente a fait l’objet de multiples études qui permettent actuellement de traiter les patients et d’offrir une meilleure qualité de vie.

le syndrome de hugues

Qu’est-ce que le syndrome de Hughes ?

C’est une maladie rare où le sang présente une texture visqueuse et collante. Cette caractéristique fait que la personne qui a la maladie a tendance à avoir des caillots se formant dans les vaisseaux sanguins, appelés thrombose.

Cela peut se produire dans n’importe quelle veine du système circulatoire et même dans les artères, ce qui augmente le risque d’accident vasculaire cérébral.

Dans le cas des femmes enceintes, les avortements spontanés se produisent au deuxième trimestre de la grossesse, car le placenta n’est pas assez résistant.

 

Causes du syndrome de Hughes

Cette pathologie est également connue sous le nom de syndrome des anticorps antiphospholipides. En effet, Le corps sécréte de manière anormale des protéines désignées comme auto-anticorps antiphospholipides dans le sang. Ces anticorps stimulent l’activité du système immunitaire, favorisant la coagulation du sang de manière accélérée.

Types de syndrome de Hughes

  • Primaire :  Le syndrome est primaire lorsqu’il n’est pas associé à d’autres maladies telles que le lupus.
  • Secondaire : Cette affection est générée par une maladie auto-immune. Des dommages sont exercés sur plusieurs systèmes de l’organisme, y compris le système vasculaire.

Les symptômes du syndrome de Hughes

En général, cette pathologie n’a aucun symptôme qui prévient de sa présence. Cependant, il a certains signes qui peuvent être confondus avec d’autres maladies. Les plus fréquents peuvent être :

  • Maux de tête intenses
  • Douleurs articulaires
  • Troubles de la circulation
  • Peau froide
  • Et dans les cas aigus, l’épilepsie et la coloration de la peau en bleu-violet. Surtout dans la zone autour des genoux et des coudes.

Chez les femmes enceintes présentant un syndrome de Hughes, des avortements se produisent au cours des 10 premières semaines de la grossesse. Cependant, dans certains cas, il est possible d’atteindre la 34ème semaine pour une accouchement prématuré.

Comment le syndrome de Hughes est-il diagnostiqué ?

Pour le diagnostic de ce syndrome, il est nécessaire d’aller à un cabinet médical. Là, le médecin va évaluer l’historique de la femme, les antécédents familiaux,  il va effectuer un examen physique et demander certains tests de laboratoire pour exclure la présence de la maladie.

Ce que l’on cherche à observer dans les analyses sanguines spécialisées est la présence d’anticorps antiphospholipides.

En outre, il est important que le médecin reçoivent des informations sur l’apparition de caillots sanguins et les autres symptômes qui sont présents.

Il convient de noter que le syndrome de Hughes est une maladie qui se détecte chez les personnes de tout âge et que, avec un bon traitement, il est possible avoir une bonne qualité de vie.

Complications courantes du syndrome de Hughes

Ce syndrome se traite avec de l’aspirine ou encore avec de l’héparine. Tous ces anticoagulants à des doses spécifiques aident à éviter la formation de caillots sanguins.

S’il n’est pas diagnostiqué tôt, le syndrome de Hughes peut entraîner d’autres complications telles que des accidents vasculaires cérébraux, de même que la cécité et des crises cardiaques. En outre, la création de caillots dans le corps réduisent la possibilité de fournir un flux sanguin constant.

Une autre complication liée à cette maladie est un caillot sanguin dans les poumons. En effet, ce caillot provoque l’essoufflement, la douleur dans la poitrine et la toux.

syndrome de Hughes et stéthoscopes

Le syndrome de Hughes et la grossesse

Malgré toutes les complications que le syndrome de Hughes provoque, il est possible de maintenir une grossesse réussie. En cas de grossesse planifiée, les spécialistes recommandent de prévoir un traitement préalable pour diluer le sang avant la grossesse.

En revanche, la femme peut souffrir de caillots dans le placenta qui entravent l’apport de nutriments à l’enfant, ce qui conduit à une fausse couche et même à la pré-éclampsie.

D’un autre côté, si la grossesse a été préparée, la plupart des médecins prescrivent de l’aspirine en toute sécurité. En effet, ce traitement aide à réduire la viscosité du sang et peut garantir jusqu’à 80% de succès.

En conclusion, un traitement rapide permet de lutter efficacement contre le syndrome de Hughes et d’éviter les avortements spontanés.

 

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