Le syndrome de détresse respiratoire chez le nouveau-né

23 décembre, 2019
Lorsqu'on s'attend à ce que la naissance soit prématurée, on donne habituellement à la mère des glucocorticoïdes. Ils aident à la maturation des poumons du fœtus, ce qui diminue le risque de détresse respiratoire à la naissance.
 

Le Syndrome de Détresse Respiratoire (SDR), également appelé maladie de la membrane hyaline, est un trouble respiratoire qui survient surtout chez les nourrissons prématurés.

Qu’est-ce que le syndrome de détresse respiratoire ?

Le syndrome de détresse respiratoire est caractérisé par un manque de surfactants ou d’agents tensioactifs dans les poumons. Il est lié à l’immaturité des poumons. Normalement, cet agent est produit à partir de la 34e semaine de gestation.

Mais qu’est-ce qu’un surfactant ou un agent tensioactif ? C’est un liquide composé de lipides et de protéines. Il permet aux alvéoles de rester ouvertes pour que nous puissions respirer. Sa fonction est de réduire la tension superficielle et d’empêcher la fermeture des alvéoles lorsque l’air sort.

Ainsi, lorsqu’il y a une carence de cet agent tensioactif, une pression beaucoup plus importante est nécessaire pour ouvrir les alvéoles avec l’entrée d’air. Cela entraîne une inflammation des poumons ainsi que la possibilité d’un œdème pulmonaire. Le sang ne s’oxygène pas bien et diminue donc la disponibilité de l’oxygène dans tout le corps.

 
bébé sous couveuse avec le syndrome de détresse respiratoire

Le syndrome de détresse respiratoire est la principale cause d’insuffisance respiratoire chez les bébés prématurés. C’est surtout le cas chez les enfants nés avant la 34ème semaine. Le risque augmente avec l’importance de la prématurité.

Les principaux facteurs de risque

Comme nous l’avons dit, le facteur de risque le plus important du syndrome de détresse respiratoire est la prématurité. De plus, il y a d’autres facteurs prédisposant à l’apparition de ce syndrome. Ce sont les suivants :

  • La rupture prématurée des membranes.
  • Le déclenchement médical de l’accouchement.
  • Une naissance par césarienne.
  • Si la mère est diabétique.
  • Une hémorragie pendant l’accouchement.
  • Des naissances multiples, ainsi que
  • La présence de liquide amniotique méconial.
 

Les symptômes du syndrome de détresse respiratoire

Les principaux symptômes qui apparaissent chez un nouveau-né en détresse respiratoire sont les suivants :

  • Une respiration difficile accompagnée de gémissements.
  • L’augmentation du rythme respiratoire.
  • Un mouvement inhabituel des muscles pectoraux lors de la respiration.
  • L’évasement nasal.
  • La tachycardie, mais aussi
  • La cyanose : couleur bleuâtre de la peau.

En outre, voici certaines des complications possibles qui peuvent survenir si le syndrome n’est pas traité correctement :

  • Des troubles métaboliques.
  • La détérioration des poumons.
  • L’hypotension.
  • Des hémorragies intracrâniennes.
  • La septicémie ou infection, ainsi que
  • Un pneumothorax : accumulation d’air dans l’espace entourant les poumons.

En général, le traitement repose sur l‘administration d’un agent tensioactif ou surfactif ainsi que sur l’application d’une ventilation mécanique. Cela nécessite souvent une intubation endotrachéale.

bébé avec des difficultés respiratoires
 

Toutefois, les partisans de l’utilisation de la ventilation non invasive sont de plus en plus nombreux. A cet égard, les nouveau-nés les moins affectés et ceux qui ont un meilleur pronostic peuvent avoir simplement besoin d’oxygène avec une pression d’air continue par le nez. En effet, ce sont souvent les bébés les plus grands ou les moins prématurés qui en bénéficient.

Cependant, l’application précoce d’un surfactant artificiel diminue les complications et les risques de mort. De plus, elle est associée à un moindre besoin de ventilation mécanique et à une réduction du temps d’intubation.

Les agents surfactant artificiels les plus couramment utilisés dans ces cas sont les suivants :

  • Le beractant.
  • Du poractant alpha.
  • Le calfactant, ainsi que
  • Du lucinactant.

En général, avec le traitement, le pronostic est très bon. Les poumons, grâce à la ventilation, commencent à produire eux-mêmes le surfactant et le processus se régule en quelques jours.

Comment peut-on l’éviter ?

 

Quand on s’attend à ce que le travail soit prématuré ou avant terme, on donne habituellement à la mère des glucocorticoïdes, comme la bétaméthasone. Effectivement, ceux-ci aident les poumons du fœtus à se développer, accélérant la production de surfactant.

De plus, avant l’accouchement, il est possible d’évaluer la maturité des poumons en analysant le liquide amniotique. Cela réduit donc le risque de détresse respiratoire à la naissance, parmi d’autres complications.

Dans tous les cas, si c’est possible, l’accouchement doit être retardé jusqu’à la 39e semaine ou jusqu’à ce que les poumons soient considérés comme matures. Une naissance prématurée comporte en effet toujours plus de risques associés qu’il est préférable d’éviter.

 
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