La fracture des premiers pas

02 octobre, 2020
La fracture des premiers pas est fréquente quand les bébés commencent à marcher. Voici tout ce que vous devez savoir à ce sujet.

La fracture des premiers pas peut être commune chez les enfants qui apprennent à marcher. Même si elle n’est pas très grave, elle peut avoir des conséquences aussi bien physiques que mentales pour les enfants. Voici tout ce que vous devez savoir à propos de ce type de fracture.

Qu’est-ce que la fracture des premiers pas ?

La fracture des premiers pas est aussi connue sous le nom de fracture des tout petits ou fracture CAST en anglais. En fait, quand un enfant commence à faire ses premiers pas, il souffre de nombreux coups et chutes, même si leur impact est faible. Les os de la jambe ne sont pas encore suffisamment solides ou habitués à porter du poids.

C’est pour cela que la fracture des premiers pas peut se produire. Il s’agit d’une fracture du tibia, un os de la jambe. Dans ce cas, c’est une fracture non déplacée, ce qui veut dire que l’os ne bouge pas de son lieu d’origine.

Comme son nom l’indique, ce type de fracture touche généralement les enfants âgés de 9 mois à 3 ans, c’est-à-dire des enfants en âge d’apprendre à marcher.

Un bébé qui marche.

Quels symptômes produit-elle ?

En raison de l’âge auquel elle se produit, les enfants ne savent pas encore exactement manifester ce qui leur arrive ou ce qui leur fait mal. C’est pour cela que symptôme le plus commun est le refus de marcher.

Les bébés remarquent qu’ils ont mal quand ils marchent et ils évitent donc, de toutes les façons possibles, de poser le pied. Il peut y avoir une douleur localisée lorsque l’on touche la partie inférieure de la jambe, près de la cheville.

Il est aussi possible que l’enfant boite pour éviter d’appuyer la jambe blessée et la douleur. Cette boiterie apparaît de façon soudaine. Nous devons bien prendre en compte que, bien souvent, nous ne nous souvenons même pas que l’enfant ait fait une chute ou se soit donné un coup : il peut donc être difficile de se rendre compte de ce qu’il se passe.

Comment se diagnostique la fracture des premiers pas ?

Le diagnostic sera établi par le spécialiste. Il se basera sur les symptômes de l’enfant, sur la façon dont les choses se sont produites et sur un bon examen physique.

En plus de cela, des examens complémentaires d’imagerie seront nécessaires. L’écographie sera possible mais l’examen qui offrira le plus de données au médecin sera, dans ce cas, la radiographie de la jambe de l’enfant.

Quel est son traitement ?

Une fois la radiographie réalisée et le diagnostic établi, on placera une attelle sur la jambe de l’enfant pour permettre une immobilisation. Une autre radiographie sera faite au bout de 10 jours.

S’il s’agit réellement d’une fracture des premiers pas, au bout de 10 jours, on observera, sur la radiographie réalisée et dans la zone de la fracture, ce que nous connaissons sous le nom de cal osseux.

Cette image veut dire que la fracture est en train de se réparer. Par conséquent, une fois que l’on aura confirmé qu’il s’agit de ce type de fracture et qu’elle est en train de guérir, on conservera l’attelle d’immobilisation deux semaines de plus.

La fracture des premiers pas.

Ce que vous devez savoir sur la fracture des premiers pas…

En raison de la croissance et du développement normal de l’enfant, cette fracture est fréquente. Néanmoins, si l’on fait attention aux possibles symptômes pouvant apparaître et si l’on consulte rapidement le spécialiste, son traitement est simple.

Normalement, ces fractures se guérissent bien et l’enfant ne présentera pas de séquelles physiques après la solidification de l’os.

Nous devons malgré tout prendre en compte qu’il n’existe pas seulement de conséquences physiques. Dans ces cas, les petits enfants ne sont pas capables de raisonner comme des adultes. Il est possible, après avoir souffert de cette fracture, que certains d’entre eux aient peur de continuer d’apprendre à marcher.

La patience sera donc ici très importante. Nous devrons leur expliquer ce qui arrive, dans la mesure du possible, et les soutenir, en essayant de les raisonner pour qu’ils recommencent à marcher et sans les forcer.