Désintégration familiale : modalités et effets sur les enfants

· 24 novembre 2018
La désintégration d'une famille peut entraîner de graves conséquences sur les plus inoffensifs du foyer. On sous-estime souvent ces effets. En voici quelques-uns.

Aujourd’hui, la désintégration familiale est un problème réellement évident et auquel l’on ne prête pas l’attention nécessaire. C’est un phénomène qui survient depuis le commencement de notre histoire. Celui-ci s’accroît néanmoins à vitesse grand V d’année en d’année.

Peu sont ceux qui connaissent réellement les graves effets que peut provoquer la désintégration de la famille chez les plus inoffensifs : les enfants

Néanmoins, le concept n’est toujours pas bien connu dans la société. En effet, bien qu’il existe une idée généralisée, il est nécessaire d’approfondir le sujet.

L’on caractérise la désintégration familiale par non seulement le divorce des parents mais également, dans une vie sous le même toit, le conflit est constamment présent.

Les parents ne poursuivent pas les mêmes objectifs. Ils ne remplissent plus les fonctions basique de la famille (alimentation, amour, affection et éducation).

Modalités de la désintégration familiale

Dans la société actuelle, le concept de désintégration peut présenter plusieurs particularités et ainsi donner lieu à différentes versions. Nous évoquerons ci-dessous quelques situations qui peuvent survenir au sein de la famille.

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Une famille désintégrée

C’est, normalement, un sentiment passager qui peut être solutionné avec des démonstrations d’amour et de dévouement de la part des parents. L’enfant pourra ainsi poursuivre sa vie normalement sans que sa santé mentale ne s’en voit trop affectée.

Il va de soi, que quelque que soit le motif ou la situation, l’enfant souffrira dans un premier temps. En effet, il a peur et ne se sent pas en sécurité face à la crainte que ses parents se séparent définitivement et que sa famille ne soit plus unie.

  • Une séparation à l’amiable avec garde partagée. C’est un cas qui n’entraîne généralement pas de graves problèmes. En effet, la négociation s’effectue entre les deux parents. La séparation est due à une érosion de la relation.
    • Ici apparaît également le contexte de la garde partagée. Ainsi, le traumatisme de l’enfant est réduit au minimum. Il se pourrait même qu’il ne s’en voit pas affecté du tout. En effet, l’attention des parents envers leur enfant reste identique.
  • Rupture peu agréable et problèmes de garde. Au moment où l’un des deux parents a fait du mal à l’autre -mensonges ou infidélité- et qu’un jugement décide de la garde, une situation désagréable pour l’enfant se mettra en place.
  • Divorce avec violences familiales. C’est, sans aucun doute, la situation la plus grave. L’enfant a dû souffrir une situation très dramatique avec des violences familiales, envers la mère, le père voire envers les enfants.
    • Vivre cette horreur pendant une période, accompagnée de cris, d’insultes ou d’humiliations, affecte gravement l’enfant. Il aura ainsi besoin de soutien psychologique pour pouvoir le surmonter et poursuivre sa vie.

Lorsque surgit ce cas, il est essentiel d’éviter les insultes, l’aliénation parentale pour que les enfants se positionnent d’un côté ou de l’autre. Peu importe le mal que nous a fait notre partenaire, nous ne devons pas monter les enfants contre lui et encore moins, les utiliser dans le processus de divorce.

Un enfant se bouche les oreilles pour ne pas entendre les disputes de ses parents

Conséquences de la désintégration familiale sur les enfants

L’idéal serait d’opter pour la protection des enfants avant tout et essayer que cette situation les affecte le moins possible. Il faut tenter de maintenir la relation avec les enfants et de ne pas altérer la routine -vitale pour l’enfant.

Par ailleurs, il est très probable que le problème de désintégration familiale affecte les enfants à un point que les dégâts causés seront presque irréversibles. Ceux-ci peuvent adopter les conduites suivantes :

  • Des régressions infantiles,
  • Des problèmes de sommeil,
  • Une perte d’appétit,
  • Du stress,
  • De l’anxiété,
  • Un échec scolaire,
  • La répétition d’actions violentes.

« Il est primordial que, dans quelconque processus de séparation que ce soit, les enfants aillent bien ».

Celles-ci, si elles ne sont pas traitées à temps, peuvent se prolonger jusqu’à l’adolescence. C’est à cette période que l’on voit généralement apparaître le sentiment de haine des parents, en particulier s’ils sont considérés comme coupables.

La désintégration est un vrai problème, tant au niveau familial qu’au niveau de l’enfant lui-même. Tout ne peut pas toujours bien se finir en ce qui concerne le couple.

Cependant, il faut essayer par-dessus tout que les choses n’affectent pas le développement de l’enfant. En effet, ceux-ci peuvent garder des séquelles à vie.