Cesser les crises de colère : comment parler à votre enfant ?

· 2 février 2019
Avoir des crises de colère est la façon dont l'enfant - encore immature - veut communiquer que « ce que je ressens est plus fort que moi et je ne peux pas le contrôler. » Il est normal d'avoir ces fortes réactions de colère, car il ne peut exprimer par des mots cette intense émotion qui le domine.

Généralement, les crises de colère se manifestent vivement autour de deux ans. Il est important de traiter ces crises de manière appropriée pour contribuer au développement émotionnel sain de l’enfant.

Il existe différents types de crises. Parfois, l’enfant utilise les crises de colère comme un outil pour manipuler et obtenir ce qu’il veut. Quelquefois, leurs origines sont émotionnelles plus profondes.

Dans tous les cas, l’important est de ne pas réagir à une crise d’enfant comme une crise d’adulte. De plus, il est essentiel de rester calme et d’agir avec le contrôle de vos propres émotions.

Un des parents devrait parler avec l’enfant de ce qui s’est passé, mais pas au moment de la crise. Il est préférable de le faire une fois que l’enfant s’est calmé. Pendant la crise, l’enfant ne comprend pas les raisons.

Durant ces moments, les spécialistes suggèrent de retenir l’enfant, de le serrer dans ses bras, de lui parler tranquillement et lui dire des mots doux et affectueux et attendre. Quand la crise sera passée, il sera temps de parler.

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Quoi dire à l’enfant pour qu’il cesse d’avoir des crises de colère ?

Comme nous l’avons dit plus tôt, avoir des crises de colère est normal à une certaine période de l’enfance. Par conséquent, la chose la plus importante à retenir est que lorsque vous parlez avec votre enfant après l’épisode de colère, vous l’aidez à réfléchir et à devenir plus mature.

  • Il est important de garder à l’esprit qu’au moment de parler avec l’enfant, vous devez le faire d’une manière concrète, claire et directe. Il est essentiel de s’assurer que l’enfant comprend ce que vous lui dites.
  • Les regards, les gestes, les câlins, les sourires et les tons de la voix qui transmettent l’affection sont fondamentaux dans la communication. Cela ne signifie pas que sa crise de colère est approuvée, mais afin qu’il comprenne que sa crise est insuffisante, il doit ressentir l’affection de ses parents.
  • Au moment de la crise, l’adulte responsable de l’enfant devrait évaluer la situation. Si vous êtes dans un endroit ou une position où l’enfant peut se blesser, la première chose à faire est de l’amener dans un endroit plus approprié. Ensuite, la meilleure chose à faire est de ne rien dire. Une autre stratégie consiste à amener l’enfant à changer le centre de son attention. De cette façon, il cessera de s’occuper du stimulus provoqué par la crise de colère et se concentrera sur un autre, dirigé par l’adulte.

Le renforcement positif

  • La conversation avec l’enfant ne doit pas être considérée comme une réprimande. Il est important de se rappeler que les crises de colère sont un acte involontaire et incontrôlable pour lui. Des phrases comme « je vais t’aider à passer au travers » ou « reste calme, je suis là pour t’aider », dites avec empathie, aideront l’enfant à redevenir calme et se sentir en sécurité.
  • Après l’épisode de colère, il est important de lui montrer la joie d’avoir repris le contrôle. Il est temps d’expliquer ce qu’aurait été la meilleure façon d’agir. Vous pouvez vous exprimer avec des phrases telles que : « Quand tu ressens cela, essaie de me parler, de m’expliquer ce qui t’arrive. Nous allons résoudre le problème ensemble » et « si maman dit « non« , tu peux demander pourquoi. Il y a toujours une raison en rapport avec ton bien-être », par exemple.
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  • Lorsqu’elle parle avec l’enfant, la personne ne devrait pas juger la personne, mais bien l’acte accompli. L’idée de « tu es un mauvais garçon » ne doit pas lui être communiquée, mais plutôt « ce que tu as fait était mal ». Cette distinction est fondamentale au moment du dialogue, car les enfants partageront leurs préoccupations que s’ils ne se sentent pas jugés.

Mais aussi

  • L’enfant a une pensée concrète. Dans les dialogues avec lui, nous devons éviter les termes vagues et généralisant. Par exemple, il est courant de dire à un enfant : « sois sage ». Cependant, cette expression peut faire référence à plusieurs comportements et souvent l’enfant ne peut pas l’assimiler. D’autres options telles que « reste tranquille », « ne crie pas » ou « cesse de toucher tout ce que tu vois » sont des messages beaucoup plus directs et compréhensibles.
  • Parler à un enfant c’est aussi l’écouter, lui porter attention et essayer de comprendre ses raisons. Ce sera un bon moment pour le faire réfléchir, reconsidérer et comprendre que son comportement n’était pas correct. Quel que soit son âge, vous ne devez pas sous-estimer sa capacité à penser et à comprendre.

Les crises de colère disparaîtront à mesure que l’enfant grandira. Celles-ci peuvent refaire surface dans différentes manifestations à l’adolescence.

Mais la suggestion générale est la même : le calme, le dialogue qui implique une écoute attentive, l’adaptation des messages aux caractéristiques de l’enfant et, fondamentalement, la manifestation de l’amour qui fera en sorte que l’enfant sentira qu’on s’occupe de lui et qu’il est en sécurité.