11 clés pour rassurer votre enfant lors d'une piqûre

Pour rassurer votre enfant lors d'une injection, il faut lui expliquer la situation et l'aider à se sentir en sécurité. Voici les clés pour y parvenir.
11 clés pour rassurer votre enfant lors d'une piqûre

Dernière mise à jour : 05 février, 2022

Entre l’actualité liée à la pandémie, les vaccins contre le Covid-19 et autres piqûres, les enfants sont aujourd’hui beaucoup plus sensibilisés qu’auparavant à certains problèmes de santé. Cela implique également pour eux de gérer des émotions complexes, telles que la peur, l’angoisse et l’incertitude. Comment rassurer mon enfant lors d’une piqûre?

Une de leurs inquiétudes est liée aux piqûres: à quoi ressemblera la piqûre? Vais-je avoir mal? Que se passe-t-il si ça fait mal plusieurs jours? Ces soucis et d’autres peuvent apparaître fréquemment et pour cette raison, nous allons vous donner aujourd’hui quelques conseils pour rassurer votre enfant lors d’une piqûre.

Comment rassurer son enfant lors d’une piqûre?

Un enfant qui se cache les yeux chez le médecin qui lui fait une piqûre.

L’objectif de vous fournir ces recommandations est que vous disposiez des outils nécessaires pour apporter la tranquillité d’esprit à vos enfants et leur fournir une sécurité émotionnelle.

Prenez donc note des conseils suivants pour tranquilliser votre enfant lors d’une piqûre:

  1. Faites preuve de calme, de sérénité et de confiance. Les émotions sont contagieuses et transmises. Si vous êtes agité et impatient, votre enfant le remarquera et éprouvera certainement la même sensation.
  2. Expliquez ce qui va se passer et pourquoi il est important de recevoir cette piqûre. Une stratégie très importante est l’anticipation. Pour cela, vous devez rendre le scénario le plus réel possible pour éviter les surprises. Vous ne devez en aucun cas mentir à votre enfant ou minimiser l’événement.
  3. Profitez-en pour travailler sur ses émotions et demandez-lui de quoi il a peur, comment il se sent et s’il y a quelque chose qui l’inquiète. Ainsi, vous pourrez mieux comprendre les peurs de votre bout de chou afin de l’aider au mieux. Souvent, les enfants recréent des images dans leur tête à partir de ce qu’ils voient à la télévision ou de l’expérience d’un camarade de classe.
  4. Vous pouvez aussi lui demander ce qui, selon lui, l’aiderait à se sentir mieux. Parfois, il suffit de tenir la main de votre enfant ou d’encourager le contact peau à peau. Laissez-le vous dire ce dont il a besoin.
  5. Évitez les commentaires négatifs comme «ça ne fera pas de mal» ou «tu es trop grand pour pleurer». Cela invalide sa façon de ressentir et de vivre ce qui lui arrive. De plus, cela le conduira probablement à garder ses émotions pour lui et à ne vous laisser aucune place pour l’aider. Vous devez savoir que, selon l’âge, certaines peurs sont tout à fait normales et vous devez les aborder avec beaucoup de patience.

Autres conseils…

  1. Passez en revue la façon dont vous fixez des limites à la maison. Souvent, les limites sont vécues comme des menaces telles que “si tu te comportes mal, je t’emmènerai chez le médecin”. Ces situations créent de la peur et de la nervosité chez les plus petits et ne font qu’augmenter le stress face à la situation.
  2. Si possible, parlez-en d’abord au personnel médical ou infirmier. Demandez leur collaboration et expliquez-leur la peur de votre enfant. De nombreux aspects de l’environnement sont décisifs pour atteindre le calme de l’enfant. Et il vaut la peine d’essayer de les limiter. D’autre part, renseignez-vous sur les stratégies pour réduire la douleur, comme tenir le bébé au sein pendant la piqûre.
  3. Favorisez les jeux qui permettent de travailler sur les fantasmes et les peurs liés à la situation. Par exemple, essayez de jouer au docteur avec votre petit à travers ses poupées. Il pourra ainsi mieux gérer ses émotions et ses expériences grâce à cette activité.
  4. Apportez son jouet préféré ou un objet d’attachement pour lui procurer sécurité et distraction. Essayez également une chanson ou tout autre stimulus qui lui permet de dévier son attention pendant ce moment pénible.
  5. Demandez à votre enfant comment il se sent après avoir reçu l’injection. S’il va bien, vous pouvez l’emmener manger une glace ou faire un tour. Il sera ainsi encouragé.
  6. Renforcez son comportement positif. Faites-lui savoir qu’il est très courageux d’avoir fait cette piqûre et félicitez-le pour son bon comportement et sa coopération.
Une infirmière qui fait une piqûre à un enfant.

Favoriser la gestion émotionnelle dès l’enfance

Accompagner les enfants dans la gestion de leurs émotions est la clé de leur bien-être présent et futur. C’est leur apprendre qu’il est normal de ressentir ceci ou cela et qu’ils peuvent faire quelque chose pour améliorer l’inconfort. Il s’agit de leur donner les moyens de faire face à leurs peurs et de ne pas rester passifs ou paralysés devant elles.

Aux premiers âges de la vie, des peurs surgissent en raison de problèmes qui, pour de nombreux adultes, peuvent être insignifiants. Cependant, il est crucial de les écouter et de les soutenir pour qu’ils se fassent toujours entendre.

Cela pourrait vous intéresser ...
Quelles sont les peurs des enfants les plus fréquentes ?
Être parents
Lisez-le dans Être parents
Quelles sont les peurs des enfants les plus fréquentes ?

Certains petits éprouvent moins de peurs que d'autres, mais généralement les peurs des enfants sont les mêmes ! Quelles sont les plus fréquentes ?



  • Estrada, M. R. B., & Martín, M. M. (2009). Educación en valores y educación emocional: propuestas para la acción pedagógica. Teoría de la Educación. Educación y Cultura en la Sociedad de la Información, 10(2), 263-275.
  • Heras Sevilla, D., Cepa Serrano, A., & Lara Ortega, F. (2016). Desarrollo emocional en la infancia. Un estudio sobre las competencias emocionales de niños y niñas. International Journal of Developmental and Educational Psychology. Revista INFAD de Psicología., 1(1), 67.
  • Pérez Escoda, Nuria, & Filella Guiu, Gemma. (2019). Educación emocional para el desarrollo de competencias emocionales en niños y adolescentes. Praxis & Saber, 10(24), 23-44. Disponible en: https://doi.org/10.19053/22160159.v10.n25.2019.8941