Qu’est-ce que le monitoring foetal ?

· 2 février 2019
Découvrez dans cet article en quoi consiste le monitoring foetal. Quels sont les aspects et autres informations à connaître ?

Pendant la grossesse, il existe une procédure importante que doit réaliser toute femme enceinte : le monitoring foetal. Bien sûr, le but est de veiller au bien-être du bébé. Comment ? En surveillant son état de santé.

Il s’agit d’une technique très fréquente qui consiste à visualiser le foetus. Il est réalisé grâce à la mise en place d’un cardiotocographe pour tester :

  • La fréquence cardiaque.
  • Le rythme des battements du cœur.
  • La quantité d’oxygène que reçoit le foetus.
  • Les différentes variations dans son flux sanguin.
  • Si le foetus dort ou s’il est réveillé. Ce test vérifie également s’il bouge face à certains stimulus (comme lorsque la mère mange des aliments sucrés).
  • Présence ou absence de méningite, parmi d’autres maladies.
  • D’autre part, le gynécologue en profite pour vérifier le développement de l’utérus de la mère.
Le monitoring foetal est un examen très courant qui consiste à surveiller la santé du bébé.

Types de monitoring foetal

Il existe deux méthodes différentes de monitoring foetal. La première est liée à la voie extérieure. En effet, le médecin est capable de confirmer la fréquence des battements du cœur du bébé.

Comment ? En utilisant certains capteurs sensoriels placés sur une ceinture qui entoure le ventre de la maman alors qu’elle est allongée sur le dos.

D’autre part, il existe ce qu’on appelle le monitoring foetal interne. Il est généralement un peu plus complexe que la première méthode. On place des électrodes sur la tête du bébé qui permettent d’effectuer les contrôles généraux. A la fin du processus, un rapport sur l’état de santé du bébé est émis.

L’inconvénient du monitoring foetal interne

L’un des inconvénients du monitoring foetal est qu’il peut devenir très invasif. Etant donné que les membranes amniotiques doivent être brisées pour placer les électrodes, cela pourrait représenter un risque élevé d’infection pour la mère et l’enfant.

Par ailleurs, il se peut que l’appareil, lors d’une mauvaise utilisation, endommage l’utérus et les parois de l’utérus. Toutefois, ces complications sont rares.

Les avantages d’utiliser le monitoring foetal externe

Le docteur Gabriel Cano, médecin spécialiste en pédiatrie, commente ce qui suit : « Un des grands avantages du monitoring externe est qu’il ne s’avère pas invasif« .

En effet, il donne la possibilité d’offrir dans les enregistrements, une série de répétitions et de stabilité des contractions éprouvées par la mère.

La procédure du monitoring foetal

Afin de pouvoir réaliser le test, la mère doit se placer sur un lit en position semi-assise ou semi-allongée. Des bandes ou des ceintures flexibles, avec 2 transducteurs à l’intérieur, sont placées autour d’elle.

  1. La première sert à analyser l’activité de l’utérus.
  2. La seconde à contrôler les battements du bébé.

Pendant la durée du test, le graphique avec les données s’enregistre. On peut l’imprimer ensuite grâce à certains câbles traducteurs des moniteurs.

Cet examen permet d’observer comment le bébé effectue certains mouvements suite à des stimulus externes.

Le suivi du monitoring foetal

Au cours du dernier trimestre de grossesse, le monitoring doit être réalisé plus souvent. En général, un contrôle hebdomadaire est établi.

Une fois que la barrière des 40 semaines de grossesse est franchie, il est important que ce test soit effectué tous les 2 ou 3 jours. Jusqu’au moment de l’accouchement.

Il s’agit d’un examen qui n’est pas très compliqué et sa durée est d’environ 30 minutes. Pendant ce temps, le graphique généré par le test contribue à la détection opportune des complications et des anomalies.

Si le pouls du bébé se trouve en dessous des 120 battements par minute, il est judicieux de surveiller de plus près son état de santé.

Pendant les trois derniers mois de grossesse, il est conseillé de faire un monitoring foetal tous les 2 ou 3 jours.

Les aspects à prendre en compte

  1. Ce n’est pas un examen obligatoire bien qu’il soit très utile.
  2. Il n’est pas synonyme de grossesse à risque. Il s’agit plutôt d’un examen de routine.
  3. Le rythme cardiaque du bébé est normal quand il oscille entre 120 et 160 battements par minute.
  4. Si les battements de cœur du bébé se situent en dessous des 100 pulsations, on demande généralement à la maman de s’allonger sur le côté gauche afin que le bébé reçoive davantage d’oxygène.
  5. Lors des contractions pendant le travail, il est normal que la ligne de référence mesurant la fréquence cardiaque fœtale diminue. Après la contraction, il faut souligner que, si la ligne revient à sa position naturelle, le bébé ne souffre pas.