Quelques méthodes pour induire l’accouchement

3 avril 2018
Il existe plusieurs techniques pour induire le travail qui peuvent être appliquées dans le cas où cela serait nécessaire. De l'utilisation de médicaments à différentes méthodes naturelles. 

Une fois la grossesse arrivée à terme, la naissance ne se produit pas toujours automatiquement, c’est-à-dire naturellement. Dans certains cas, il est nécessaire que des spécialistes interviennent et mettent en pratique certaines méthodes pour induire l’accouchement.

Il existe plusieurs techniques pour induire l’accouchement qui peuvent être appliquées dans ces cas. Elles vont de l’utilisation de médicaments à différentes méthodes naturelles. Tout dépendra de la mère, de son état de santé et de l’état du bébé.

Les raisons pour lesquelles les accouchements ne se produisent pas automatiquement sont variables. Cela peut être dû aux processus chimiques propres à la mère, comme le fait que le corps ne soit pas capable de sécréter les hormones associées à l’accouchement. Il peut aussi arriver que le bébé ne soit pas complètement mature et ait besoin d’une semaine de plus pour naître. Dans ces cas, les examens spécialisés sont essentiels pour évaluer l’état du bébé.

Il est important de se rappeler que les dates de grossesse et d’accouchement ne sont pas toujours précises. En général, les décisions concernant l’induction de l’accouchement sont prises après la semaine 42. D’autres fois, les médecins recommandent d’induire l’accouchement en cas de problèmes avec le placenta. Le fœtus ne reçoit pas les nutriments nécessaires et, par conséquent, est en danger. Aussi, dans les cas où il a cessé de croître ou de se développer.

Une autre raison de taille peut être la présence d’une anomalie pendant la grossesse. Par exemple, si la mère souffre de prééclampsie, de pathologies telles que l’hypertension, des infections, le diabète ou qu’elle ait eu une perte antérieure.

Il existe de nombreuses techniques pour induire le travail.

Méthodes pour induire l’accouchement

  1. L’application de médicaments

Les médicaments qui sont utilisés pour induire l’accouchement sont utilisés pour augmenter les contractions. Le plus commun est l’ocytocine ou le Pitocin. Cette hormone est libérée naturellement avant l’accouchement. Cependant, pour provoquer de plus grandes contractions, elle est administrée par voie intraveineuse.

Un autre médicament commun, les prostaglandines synthétiques. Comme l’ocytocine, cette hormone est sécrétée naturellement, avant l’accouchement. Dans sa version synthétique, elle est appliquée dans le vagin sous la forme d’ovules ou de gel. Sa fonction est de mûrir le col de l’utérus. Elle est appliquée quand il n’y a pas assez de dilatation. Dans certains cas, elle peut également provoquer des contractions.

L’utilisation de médicaments peut être à risque chez les femmes ayant subi une césarienne ou une opération utérine. Si les contractions sont très fortes, elles peuvent provoquer un détachement du placenta. Dans le cas spécifique de l’ocytocine, elle peut également affecter le rythme cardiaque du bébé.

  1. La Sonde Foley

Cette technique consiste à insérer une sonde avec un ou deux ballons à son extrémité dans le col de l’utérus. Ceux-ci sont remplis d’eau afin qu’ils puissent exercer une pression sur le col de l’utérus, provoquant ainsi sa dilatation et la libération naturelle des prostaglandines. Lorsque le col s’est suffisamment dilaté, le ballonnet sort et la sonde est retirée.

  1. La séparation membranaire

 Une fois le col de l’utérus dilaté, le spécialiste peut séparer manuellement le sac amniotique de la partie inférieure de l’utérus. Cela aide à libérer les prostaglandines et ainsi accélérer le processus de l’accouchement.
  1. La rupture des eaux

Pendant le travail, les contractions provoquent généralement la rupture naturelle du sac amniotique. Cela contribue à la dilatation et, avec elle, à la naissance du bébé. Cependant, il y a des cas où la rupture ne se produit jamais. L’une des techniques pour induire le travail consiste à ce que le spécialiste le brise artificiellement.

La méthode la plus courante est de faire un trou dans le sac. Ceci se fait quand il y a déjà une dilatation partielle. Le risque de cette technique est de contracter une infection utérine. Par conséquent, cela doit être fait sous observation stricte et recommandation médicale.

  1. L’activité physique

L’exercice est l’un des remèdes naturels pour provoquer l’accouchement, car il aide pendant les prodromes à induire des contractions. Par exemple, la marche aide le bébé à descendre et à s’adapter. De plus, la marche diminue l’anxiété chez la mère et favorise l’oxygénation de la mère et du bébé.

La même chose vaut pour la danse. De cette façon, on prévoit l’augmentation de l’adrénaline qui inhibe l’ocytocine.

Il est bon de consulter votre spécialiste sur les différentes techniques pour induire l'accouchement.
  1. L’activité sexuelle

 Les spécialistes interdisent les rapports sexuels à partir de la semaine 38. En effet, le sperme de l’homme contient des prostaglandines. Cependant, quand il est nécessaire d’induire l’accouchement, les rapports sexuels et l’éjaculation dans le vagin sont recommandés. De cette façon, l’hormone fera son travail.

Un autre inducteur du travail est l’orgasme, car il provoque des contractions dans l’utérus maternel.

  1. La stimulation du mamelon 

Stimuler les mamelons de la mère génère de l’ocytocine qui à son tour accélère les contractions. La stimulation peut se faire avec les mains ou en utilisant une ventouse de lait. Cette technique permet également de préparer les seins à l’allaitement.

Bien qu’il soit pratique que vous connaissiez les différentes techniques qui existent pour induire l’accouchement, rappelez-vous que toute décision importante que vous prenez pendant la grossesse doit être approuvée par un spécialiste. Plein de choses sont en jeu.

 

 

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