Polyhydramnios ou liquide amniotique abondant

19 février 2019
Toute modification du liquide amniotique pendant la grossesse, comme dans le cas du polyhydramnios, peut entraîner des complications et mettre la vie du bébé en danger.

Le polyhydramnios, mieux connu sous le nom de liquide amniotique abondant, est une accumulation du liquide qui entoure le bébé pendant la grossesse et fournit toutes les protéines nécessaires à son développement.

Dans le cas ou sa quantité est exagérée et en dehors de la norme, cela peut causer des problèmes pour la mère ou le fœtus.

Quelles sont les causes du polyhydramnios ?

Bien que parfois les spécialistes échouent pour identifier la cause de cette affection chez certaines femmes enceintes, certains de ces facteurs, selon leur recherches, génèrent un risque accru de polyhydramnios. Parmi eux se trouvent :

  • Grossesse multiple. Dans ce cas, un bébé peut avoir plus de liquide amniotique que l’autre.
  • Diabète maternel
  • Gros bébés
  • Des problèmes neurologiques chez le bébé. Exemple de l’hydrocéphalie, où il peut y avoir des difficultés pour avaler.
  • Le bébé a une faible fréquence cardiaque.
  • Malformations fœtales telles que des défauts de la moelle épinière, des obstructions cérébrales ou gastro-intestinales et urinaires.
  • La présence d’un bec-de-lièvre qui peut causer des problèmes de déglutition et par conséquent un manque de liquide dans l’utérus.
  • Incompatibilité du groupe sanguin entre la mère et le bébé.

polyhydramnios

Signes et symptômes

Souvent, les femmes qui souffrent de polyhydramnios n’ont pas de symptômes, en particulier lorsqu’elles sont dans un état bénin, mais si elles tombent dans un état grave, elles peuvent commencer à souffrir des symptômes suivants :

  • Difficultés à respirer
  • Douleurs abdominales
  • Inflammation de la paroi abdominale ou des membres inférieurs
  • Contractions utérines
  • Vomissements
  • Abdomen plus brillant ou serré, plus que la normale pour la période

Il est essentiel que le diagnostic et le traitement soient faits à temps pour que la grossesse se déroule normalement.

Comment diagnostiquer un cas de polyhydramnios ?

Le meilleur moyen pour une femme enceinte de savoir qu’elle est atteinte de polyhydramnios est de passer une échographie qui doit être effectuée par un spécialiste.

Cela vous donnera un indice de liquide amniotique (ILA) approximatif, qui ne devrait pas dépasser 25 centimètres au cours du troisième trimestre. Sinon, vous en présenteriez un excès causant des dommages.

Donc, après avoir passé une échographie complète pour rechercher des malformations du fœtus, le médecin doit déterminer si l’abondance de son liquide amniotique est due à des causes héréditaires.

Ainsi, ils vérifient les antécédents familiaux. De plus, ils peuvent également faire des tests de tolérance au glucose, des hémorragies, des anémies et des tests sérologiques maternels.

Facteurs de risque

Il existe des facteurs de risque pouvant aggraver les problèmes liés au polyhydramnios pendant la grossesse. Par conséquent, il est important que la mère assiste à tous les contrôles programmés par son médecin à partir du début de la grossesse. Ci-dessous, les facteurs de risques :

  • Hémorragie postpartum. Ce cas survient à la suite d’un saignement grave après l’accouchement.
  • Mort du bébé. Le polyhydramnios peut provoquer la mort du bébé après 20 semaines de grossesse.
  • Accouchement prématuré. Cela se produit lorsque le bébé est né avant 37 semaines de grossesse.
  • Décollement du placenta. Ce détachement est considéré comme grave. En effet, le bébé cesse de recevoir de l’oxygène et des nutriments fournis par l’utérus, ce qui entraîne un saignement dangereux.
  • Mauvaise position du fœtus. Normalement, le fœtus est placé face cachée et face au dos de la mère. Cependant, dans les cas de polyhydramnios, cette position est généralement affectée. On considère alors la césarienne comme une option plus sûre pour la naissance.
  • Une mauvaise position du fœtus peut être un facteur de risque par la présence de liquide amniotique en abondance.

polyhydramnios

Quel est le traitement ?

Dans le cas de polyhydramnios léger, aucun traitement n’est nécessaire. Par contre, une fois que le médecin a signalé un cas grave à la mère, il est essentiel d’agir à temps.

Parmi les traitements les plus efficaces, citons  : la réduction manuelle du liquide amniotique, la prise de médicaments pour que le bébé urine moins ou, si les jours approchent, l’accouchement anticipé.

De même, il est recommandé de commencer la surveillance prénatale à 32 semaines par un test complet. Durant celui-ci, la mère doit rester calme pour obtenir des résultats précis, sans altération. Par ailleurs, si vous êtes diabétique, tenez compte du taux de sucre afin d’éviter la mort du fœtus.

Grossesse sans complications

Éviter les cas de polyhydramnios est un acte impossible. En effet, il apparaît sans prévenir, soit par une anomalie, des causes familiales et même sans raison.

Pour cette raison, il est important que les femmes enceintes prennent soin de chaque phase de leur grossesse. Cela réduirera les risques que cette affection peut entraîner pour le bébé et son état de santé général.

En conclusion, avoir des habitudes saines, loin de la nicotine et avec une bonne alimentation aidera la mère à maintenir le poids souhaité. De plus, elle réduira le risque de diabète et fournira des vitamines essentielles au bon développement du fœtus.

  • Infogen. (2013). Alteraciones del líquido amniótico: Oligohidramnios, polihidramnios. Artículo perteneciente a  Infogen
  • Stanford Children’s Health. Problemas del líquido amniótico/hidramnios/oligohidramnios. Artículo perteneciente a Stanford Children’s Health