Méthodes contraceptives non hormonales

12 août 2018
Dans certains cas, on recommande d'utiliser des méthodes contraceptives non hormonales. Néanmoins, bien que celles-ci paraissent sûres, ce type de méthodes peut comporter quelques risques.

Saviez-vous qu’il existe des contraceptifs non hormonaux ? Si votre médecin vous a recommandé ce type de contraceptifs ou si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, nous vous expliquerons tout ce qu’il faut savoir.

Soyez sereine, c’est plus simple qu’il n’y paraît !

Bien qu’elles remplissent leur fonction d’empêcher la grossesse, de nombreuses méthodes contraceptives hormonales peuvent laisser des séquelles chez la femme. Il s’agit en effet d’hormones synthétiques.

Que sont réellement les méthodes contraceptives non hormonales ?

Les contraceptifs non hormonaux sont ceux qui remplissent leur fonction d’éviter la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde. Il n’y a aucun type d’intervention sur le cycle menstruel. Cela signifie donc que ce sont des contraceptifs moins invasifs pour le corps de la femme. 

L’on sait que 62 % des femmes entre 15 et 44 ans utilisent une méthode contraceptive. Parmi les plus populaires se trouvent :

  • La pilule (méthode hormonale)
  • Le préservatif (non hormonal) -masculin comme féminin-
  • Les méthodes de planification et chirurgicales, dépourvues d’hormones, sont également utilisées.

Comment agissent ces contraceptifs ?

En règle générale, les méthodes contraceptives agissent comme une barrière. Leur rôle est d’empêcher la rencontre entre un ovule et un spermatozoïde. Ladite barrière peut se présenter sous différentes formes. En outre, un spermicide renforce parfois celle-ci.

Les méthodes de planification constituent un autre type de contraceptifs sans hormones. Celles-ci nous indiquent quand nous devons éviter les relations sexuelles selon la période de notre cycle menstruel dans laquelle nous nous trouvons.  

D’autre part, les méthodes chirurgicales, sont plus efficaces que celles de planification. Elles sont de plus permanentes.

Bien qu’ils puissent être très efficaces, les contraceptifs non hormonaux possèdent également quelques inconvénients. Nous vous expliquerons par la suite quels avantages et inconvénients nous devons envisager avec l’usage de ces contraceptifs non hormonaux.

Types, avantages et inconvénients

Méthodes contraceptives non hormonales

Le préservatif masculin

Le préservatif masculin ou condom est un étui de latex qui empêche le passage des spermatozoïdes dans l’utérus. Il est efficace à 99 % dans la prévention de la grossesse. Son principal avantage, en plus de son efficacité contraceptive, réside dans le fait qu’il protège des infections sexuellement transmissibles. 

Ses inconvénients sont liés à son utilisation. À l’inverse de d’autres méthodes dont l’action est permanente, celui-ci doit être placé avant chaque rapport sexuel. Il doit également être remplacé autant de fois que nécessaire. Sa composition et son design peuvent entraîner une détérioration du produit et le rendre inefficace.

Le préservatif féminin

Identique au préservatif masculin, c’est un sac de latex qui empêche le passage des spermatozoïdes vers les ovules. Il protège également des infections sexuellement transmissibles. En général, sa réutilisation est contre-indiquée. 

Les inconvénients de cette méthode contraceptive sont nombreux. D’une part, il existe une grande désinformation à ce sujet. Il existe de plus de nombreux tabous dans la société à propos de l’usage de ces préservatifs. D’autre part, son inconvénient majeur réside dans la difficulté à le poser. Néanmoins, cela dépend de la femme.

Méthodes contraceptives non hormonales

Diaphragme

Le diaphragme est un cercle de latex qui s’insert dans le vagin avant le coït. Son principal avantage est que la femme a le contrôle de sa pose. En outre, il couvre entièrement le col de l’utérus.

Son inconvénient est qu’il ne protège pas des IST. De plus, il doit resté posé plusieurs heures après l’acte. On le considère réellement efficace lorsqu’il est combiné avec un spermicide.

DIU en cuivre

Il s’agit d’une méthode plus invasive et permanente (durée de 5 à 10 ans). C’est un objet composé de plastique et de cuivre, qui s’insert dans le col utérin. Il a pour but d’attaquer les spermatozoïdes afin qu’ils n’atteignent pas l’ovule. Il peut également libérer des particules de cuivre qui empêchent l’adhérence d’un ovule fécondé.

L’on trouve parmi ses avantages la possibilité de le poser et de l’oublier pour pas mal de temps. Il a une efficacité située entre 97 et 99 %. Néanmoins, il ne protège pas des IST.

C’est aussi un risque pour les femmes désirant être mères. En effet, son adhérence peut rétrécir le cervix. Cela peut ainsi entraîner des problèmes de fertilité ou au moment d’accoucher par voie vaginale.

Stérilisation masculine et féminine

La stérilisation est une opération chirurgicale qui fonctionne comme une méthode contraceptive non hormonale. Chez les hommes, elle est connue comme vasectomie et elle est permanente. Elle est réalisée pour éviter le passage des spermatozoïdes.

Son principal avantage est l’efficacité contraceptive. De plus, elle n’empêche pas l’éjaculation et n’affecte pas la virilité.

Pour sa part, la stérilisation féminine est un procédé qui consiste en la ligature des trompes. De ce fait, les ovules ne parviennent plus jusqu’à l’utérus. Cette opération est efficace à 99 %. Elle est de plus réversible.

L’éponge

Il s’agit d’une éponge synthétique imprégnée de spermicide. Elle bloque le col de l’utérus, elle absorbe le sperme et détruit les spermatozoïdes. L’un de ses avantages est l’efficacité, située entre 89 et 91 %. Il peut de plus être posé par la femme.

L’un de ses inconvénients est que, chez les femmes qui sont mères, l’efficacité diminue jusqu’à 68 %.  Elle ne protège pas non plus contre les IST et doit rester posée 6 heures après l’acte.

Autre option : la planification naturelle

Cette méthode n’est pas seulement sans hormones, elle ne requiert ni l’utilisation d’un produit spécial ni une opération chirurgicale.

La planification naturelle consiste à programmer notre activité sexuelle selon l’étape de notre cycle.

Le but est d’éviter d’avoir des relations sexuelles lors des jours fertiles.  C’est une méthode efficace seulement quand notre cycle est régulier. Néanmoins, il existe de nombreux risques d’imprécision qui dépendent de la nature.

En plus de la méthode d’abstinence périodique, d’autres méthodes de planification naturelle sont :

  • L’interruption du coït (éjaculation en dehors du vagin).
  • L’allaitement prolongé. Si une femme allaite son bébé, elle peut demeurer sans ovuler jusqu’à six mois.

Aucune de ces méthodes de planification naturelle n’est considérée comme entièrement efficace.

Les produits contraceptifs sans hormones remplissent quant à eux la même fonction et s’occupent de d’autres aspects de la santé. Néanmoins, ils ne sont pas toujours aussi efficaces et simples comme le sont les méthodes contraceptives hormonales.

 

A découvrir aussi