Depuis que tu es là, je dors moins mais mon sourire est plus grand

· 29 décembre 2017
C'est toi qui as fait ça. Depuis que tu es arrivé, tu as bouleversé ma vie, faisant faire à mon cœur un virage à 180° menant au sourire et au bonheur le plus intense, le plus plein. Tu m'as volé des heures de sommeil, c'est sûr, mais tu m'as aussi offert tout un horizon de rêves. Maintenant je souris plus, je ne fais pas que respirer, maintenant je vis d'une façon plus intense, plus lucide et avec plus de couleurs.

Nous sommes certains que beaucoup de mamans et beaucoup de papas qui commencent tout juste à connaître le monde de l’enfance expérimentent exactement ces sensations. C’est comme si quelqu’un gardait le secret de ces petites choses qui accompagnent la naissance d’un enfant. Ces choses comme le manque de sommeil, les peurs, l’allaitement, les coliques et les pleurs du bébé, sont comme les annotations en bas d’une page, que l’on ne lit pas quand on décide d’avoir un bébé.

“L’enfant reconnaît sa mère grâce à son sourire”

-Léon Tolstoï-

Mais quoiqu’il en soit, tout cela importe peu. En réalité, il s’agit surtout de réaliser que tout n’est pas facile à comprendre, et qu’il y aura des jours faciles et d’autres plus compliqués. L’important est de savoir décrypter les besoins du nouveau-né et surtout… de profiter du moment. C’est exactement cela que nous explique par exemple le livre passionnant « Le concept de continuum » de Jean Liedloff.

Quand le bébé arrive, beaucoup de parents ont leurs propres idées préfixées sur ce que signifie élever un enfant. Mais pourtant, il n’y a pas de modèles pour l’éducation. Les règles que peuvent nous suggérer nos parents, nos frères et sœurs ou amis ne serviront pas toujours pour nos propres enfants. Il s’agit seulement de vivre jour après jour les moments avec le bébé, et de savoir répondre à ses besoins de la meilleure façon, en suivant notre instinct.

Ainsi, il n’est pas inutile de rappeler que pendant les premières années de vie de notre enfant, il existe en fait un « continuum », comme nous l’explique le docteur Liedloff. Une continuité entre le corps de la maman et de son bébé, où tout n’est que proximité, intimité, contact, il n’existe que la peau, les câlins, les regards…

Et oui, cela peut être fatiguant, voire exténuant, mais cela fait aussi un bien incroyable.

J’ai le sourire parce que je sais que je fais les choses bien

Le véritable amour est celui d'une mère

Parfois, je souris en voyant ce visage qui se reflète dans le miroir et que je reconnais à peine… Est-ce que c’est moi? Est-ce que cette femme est vraiment moi? Ces cernes immenses sont à moi? Depuis combien de temps est-ce que je ne me suis pas brossée les cheveux? Depuis quand est-ce que je fais si peu attention à mon aspect physique?

Après avoir eu toutes ces pensées à chaque fois que vous croisiez par hasard votre reflet quand vous êtes dans la salle de bains, vous laisser échapper un grand soupir. Vous remettez en place derrière l’oreille cette grande mèche de cheveux qui vous tombe sur le visage. Et alors? vous dites vous. Qu’est-ce que ça peut bien faire que je ne sois pas présentable si mon bébé va bien? Si je fais vraiment les choses bien?…

Une maman qui est fière de son bébé n’a pas conscience de toute la fatigue qu’elle accumule

Parfois, cela arrive. L’arrivée d’un enfant active des mécanismes d’alarme dans le cerveau de la mère quand souvent, elle n’est même pas consciente de son propre état physique.

  • Il existe un mécanisme naturel qui garantit que l’on s’occupe bien du bébé et qu’on le protège. Mais même comme ça, il ne faut pas ne pas prendre soin de nous. Il ne faut pas arriver jusqu’aux limites de nos forces.
  • Quand le corps et l’esprit accumulent beaucoup d’heures de veille et d’attention soutenue, il peut arriver que l’on tombe dans un état de stress que l’on n’identifie pas, et qui peut avoir de sérieux effets sur notre santé.
  • Il est donc nécessaire que l’on sache répartir les tâches. Le père est aussi là pour élever l’enfant. Il peut faire exactement les mêmes tâches que la mère, sauf bien sûr, donner le sein.
  • Profitons au maximum de tous les moments de l’enfance en répartissant les responsabilités, et aussi la fatigue. Acceptez que les cernes affectent les deux parents à la fois. Et ainsi nous pourrons avoir en même temps le bonheur et les heures de sommeil, les sourires et les préoccupations.

Alors rappelez-vous, vous réalisez votre travail à merveille avec votre bébé, c’est certain. Et c’est une raison d’être heureuse, mais n’oubliez jamais de prendre soin de vous…

Laissez votre conjoint vous aider et partager votre bonheur avec le sourire

Depuis que tu es là, les sensations de bonheur sont là aussi

Être mère et être père change la façon dont les structures de notre cerveau fonctionnent, on le sait. Cette dose supplémentaire d’ocytocine ne nous rend pas seulement beaucoup plus protecteurs et plus sensibles aux besoins de l’enfant. En réalité, elle stimule également les dimensions qui font de nous des êtres meilleurs. Comme par exemple l’empathie, l’aptitude à la réussite, la résilience, les rêves, et le besoin de cultiver certaines valeurs qui font de ce monde un monde un peu meilleur.

“N’oubliez jamais de sourire, car le jour où vous ne sourirez pas sera un jour perdu”

-Charlie Chaplin-

D’un autre côté, depuis que vous tenez votre enfant dans les bras, vous avez fait de vos faiblesses des forces. Il suffit que vous le preniez dans vos bras pour que quasi automatiquement, vous dessiniez un sourire sur votre visage. Et ce sourire, ne l’oubliez pas, ce n’est pas seulement l’écho de votre bien-être intérieur.

C’est aussi le phare qui guide votre enfant, c’est un geste du cœur qui est chargé de sens. Avec ce sourire, vous pourrez le guider vers la sociabilité, la communication, vers la tendresse envers les siens, afin de construire un lien qui naît de l’amour et de la reconnaissance qui est inscrite sur votre beau sourire.