Découvrez ce qu’est l’oligoamnios et ses complications

15 avril 2019
Découvrez les conséquences que peut entraîner un manque de liquide amniotique.

Avez-vous déjà entendu le mot « oligoamnios » ? C’est le terme médical que l’on utilise pour se référer au manque de liquide amniotique. C’est le liquide essentiel à la vie du foetus. Ce liquide consistue la couche protectrice du corps. En outre, il contribue à ce que ses muscles, ses organes respiratoires et son système digestif se développent correctement.

On commence à en produire 12 jours après la conception et sa composition évolue au fur et à mesure de la croissance du foetus.

« Le liquide amniotique est un fluide qui entoure et amortit l’embryon et ensuite le foetus en développement à l’intérieur du sac amniotique. Il permet au foetus de se mouvoir entre les parois de l’utérus sans que celles-ci serrent trop son corps. En outre, il lui offre une portance hydraulique ».
-Jose Luis Gardia et Claudia Garcia-

Avec le fil du temps, le bébé commencera à se déplacer grâce au liquide amniotique. Il est ainsi très important de le maintenir à un niveau raisonnable.

Si la quantité est trop élevée ou trop faible, certains inconvénients peuvent se présenter dans la croissance de l’enfant. On dénomme « oligoamnios » le manque de liquide amniotique. Dans le cas contraire, on appelle cela une « polyhydramnios ».

Qu’est-ce que l’oligoamnios et comment l’identifie-t-on ?

Tel que nous l’évoquions auparavant, il s’agit d’un manque de liquide amniotique dans le ventre. On peut en mesurer la quantité grâce à différentes méthodes dont l’échographie. On en réalise plusieurs au cours de la grossesse. Il est également possible qu’on la répète pour établir des mesures de contrôle et un traitement.

Quelles sont les causes de la faible quantité de liquide amniotique ?

  • Troubles maternels tels que la pré-éclampsie, le décollement placentaire et l’hypertension artérielle.
  • Effets secondaires d’autres médicaments consommés par la mère. C’est notamment le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

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Une femme enceinte sur son lit

  • Grossesse prolongée ou qui a dépassé le terme. Autrement dit, celle-ci s’étend au-delà de la limite des 40 semaines.
  • Tout type d’affection chez le foetus qui entraîne le lent développement des fonctions urinaires.
  • Problèmes de croissance et de développement du foetus. On connaît cette condition sous le terme de retard de croissance intra-utérine (RCIU).
  • Troubles au niveau chromosomique.

Quels sont les signes et les symptômes de l’oligoamnios ?

En termes généraux, cette condition ne présente pas de symptômes particuliers faciles à percevoir. La mère peut néanmoins commencer à penser qu’elle en est atteinte si les mouvements foetaux se réduisent. Un autre signe de l’oligoamnios est la faible croissance de l’utérus si on prend comme références les mesures normales.

Quelles sont les conséquences du manque de liquide amniotique ?

Si on détecte l’oligoamnios pendant la première moitié de la grossesse, les risques les plus graves sont :

  • Des défauts à la naissance. L’oligoamnios peut entraîner une compression des organes du bébé et lui causer des lésions pré-natales.
  • Une augmentation de la possibilité de fausse couche ou de mort foetale.

Si, en revanche, on détecte celui-ci pendant la seconde moitié de la grossesse, les conséquences négatives peuvent être :

  • Une croissance intra-utérine ralentie et par conséquent, des déficiences dans le développement des organes.
  • Des possibilités accrues d’expérimenter un accouchement prématuré.
  • Des complications pendant l’accouchement, telle une compression par le cordon ombilical, un méconium ou la nécessité d’accoucher par césarienne.

Quels sont les traitements pour l’oligoamnios ?

  • L’amnioinfusion pendant l’accouchement. Cette technique consiste à instiller du sérum physiologique dans la cavité intra-utérine grâce à un cathéter. On parvient ainsi à pallier le manque de liquide amniotique. En outre, on décomprime le cordon ombilical. Les probabilités de césarienne sont ainsi diminuées.
  • Injections de fluide ou amniocentèse. Cette technique est similaire à la précédente à l’exception qu’elle se réalise avant l’accouchement.
    • Il faut souligner que le liquide qu’on injecte reste dans le ventre pendant une semaine. Il s’agit d’une mesure temporaire pour que les médecins puissent effectuer une révision foetale et vérifier que celui-ci se développe normalement.
Un médecin examine une femme enceinte

  • Réhydratation de la mère. La réception de fluides par voie intraveineuse ou par voie orale contribue également à augmenter la quantité de liquide amniotique dans le ventre.

Il est fondamental de vérifier si la quantité de liquide amniotique est normale afin que votre bébé grandisse et se développe complètement. N’oubliez pas que ce liquide est la maison de votre enfant pendant de nombreuses semaines. Il doit ainsi être de qualité.

Si vous pensez avoir un oligoamnios, consultez votre médecin et réalisez les examens nécessaires pour le diagnostiquer.