Comment prévenir le cholestérol infantile ?

· 31 janvier 2019
Le cholestérol infantile est l'un des plus grands problèmes actuels en matière de nutrition. Comment peut-on le prévenir ?

On combat le cholestérol infantile avec des habitudes de vie saines. Une bonne alimentation ainsi que des exercices physiques sont la clé pour y remédier.

Il est également connu sous le nom d’hypercholestérolémie ou hyperlipidémie, il s’agit d’un trouble qui peut avoir une origine génétique. Néanmoins, il est principalement dû à une mauvaise alimentation.

Le risque des maladies cardiovasculaires est latent. En Espagne, le cholestérol infantile touche en moyenne 2 enfants sur 10. Il a cessé d’être un problème d’adultes et s’en prend maintenant à des âges plus précoces.

Le cholestérol est la graisse (lipide) dont le corps a besoin pour produire des hormones ainsi que les membranes des cellules. Il est produit par le foie et transporté par le sang.

Il existe deux types de cholestérol :

  • Les lipoprotéines de haute densité (HDL) sont mieux connues sous le nom de bon cholestérol.
  • Le mauvais cholestérol sont les lipoprotéines de faible intensité (LDL).
  • Le cholestérol total est la combinaison des deux.

Le processus

Le HDL capte le cholestérol des tissus et le transporte jusqu’au foie. Lorsque l’organisme reçoit plus de graisse qu’il n’en a besoin, cela entraîne une augmentation de ce que l’on appelle le mauvais cholestérol (LDL).

Quand il y a un excès de LDL, l’organisme court un plus grand risque. Pourquoi ? Parce qu’il est plus susceptible de souffrir de maladies, en particulier de maladies cardiaques et d’AVC.

  • Le taux idéal de mauvais cholestérol devrait être inférieur à 110 mg/dl.
  • Le HDL ou bon cholestérol, doit être supérieur à 45 mg/dl.
  • Le cholestérol total doit être inférieur à 170 mg/dl.
  • Les triglycérides devraient être inférieures à 90 pour les enfants à partir de 10 ans.
Le cholestérol infantile peut se combattre grâce à une alimentation saine et un peu d'exercice.

Les facteurs de risque

L’alimentation, l’obésité et la génétique sont trois facteurs qui influencent l’augmentation de l’hypercholestérolémie. La cause principale est généralement la mauvaise alimentation.

Les aliments gras avec une faible valeur nutritive contribuent à la montée du cholestérol infantile. De même, les viandes rouges ainsi que les glucides sont un facteur déterminant. 

Par conséquent, la consommation abusive d’hamburgers, de boissons gazeuses et de sucreries est également nocive pour les enfants.

La charcuterie, les abats, le jaune d’œuf, les crevettes, les saucisses, les fromages affinés, frais ou à pâte molle, sont des aliments à risque en raison d’un excès de protéines.

En revanche, les fruits, les légumes, les légumineuses, les fruits secs et les céréales (comme le riz) ne contiennent pas de mauvais cholestérol. En effet, ils peuvent être consommés plusieurs fois par jour. Le poisson est également l’une des options les plus saines.

La génétique

La plupart des enfants avec un taux élevé de cholestérol ont un ou deux parents atteints du même trouble. Bien qu’il existe d’autres maladies héréditaires comme le diabète ou l’obésité, les analyses sanguines sont indispensables.

L’obésité

Le surpoids est l’une des causes de l’augmentation du cholestérol infantile. En effet, la sédentarité est une mauvaise habitude qui augmente le risque du cholestérol infantile élevé.

D’autres pathologies

Dans le cas des maladies rénales, hépatiques, de l’hypertension, de l’hypothyroïdisme, des maladies de Kawasaki ou du diabète, il est encore plus important de faire attention aux habitudes de vie et de consulter un médecin.

Par ailleurs, il est fondamental d’effectuer des tests pour vérifier l’état de santé de l’enfant.

Entre 9 et 11 ans (puis entre 17 et 21 ans), il est important d’écarter le cholestérol infantile. Si l’enfant présente les facteurs de risques mentionnés auparavant, il doit être le premier de la liste.

Le cœur et le cerveau sont les organes les plus touchés

L’excès de mauvais cholestérol dans le sang s’accumule dans les parois des artères menant au cœur et au cerveau. La plaque qui se forme durcit et obstrue les vaisseaux sanguins. Cela augmente donc le risque de caillots qui peuvent provoquer une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.

Lorsque les artères deviennent dures, ce qu’on appelle artériosclérose, le flux sanguin vers les intestins et les reins peut diminuer. Le cholestérol infantile devient alors un sujet de préoccupation.

Le cholestérol infantile devient un sujet préoccupant lorsque les artères commencent à durcir.

L’importance d’une alimentation saine

Une alimentation saine, sans graisses saturées, est fondamentale pour prévenir et contrer le mauvais cholestérol infantile.

Les acides gras mono-insaturés et poly-insaturés du poisson, de l’huile d’olive et des graines constituent une part importante de ce régime. De même que les légumes, les légumineuses, les céréales et les fruits.

Les vinaigrettes, les sauces et les desserts pauvres en graisses sont aussi importants que la consommation de lait écrémé, de viandes maigres et de poisson. Les boissons sucrées et industrielles doivent être évitées ainsi que la viande rouge en excès.

Les exercices contre le cholestérol infantile

Il est primordial d’éviter à tout prix le sédentarisme. Marcher, nager, faire du vélo ou des promenades augmente le bon cholestérol et réduit le mauvais. Cela diminue également les niveaux de triglycérides.

Une heure d’activité par jour est le plus conseillé pour les enfants de moins de 5 ans. Les jeux vidéos ou la télévision ne doivent en aucun cas être la seule « activité » supplémentaire ou récréative des enfants dans leur vie quotidienne.

Il est nécessaire qu’ils passent du temps à l’air libre. A courir, jouer et profiter de l’exercice comme un loisir.

Un traitement adapté

Les médicaments pour combattre le cholestérol infantile peuvent être administrés à partir de l’âge de 10 ans. Si une alimentation saine sur plus de six mois ne fonctionne pas, il faut agir à temps.

Lorsque le mauvais cholestérol (LDL) est supérieur à 190 mg/dl, il est nécessaire de consulter le pédiatre et d’évaluer la prise de médicaments. Avant toute chose, il est essentiel d’être attentif et de prendre soin de la santé de nos enfants.