Arrêtez de dire non et dites oui à l’éducation positive !

· 2 novembre 2018
Pensez-vous pouvoir arrêter de dire non ? Sans doute qu'avec un peu d'efforts et d'aide, oui. Nous vous dévoilons qu'il existe un courant éducatif appelé éducation positive.

Ce modèle soutient que l’on peut transmettre de la discipline de manière non violente. Il s’agit de créer une relation basée sur le respect mutuel entre parents et enfants.

La science affirme qu’éduquer les enfants de manière positive soutient et favorise le développement des enfants. Grâce à l’éducation positive, un enfant peut devenir un adulte plus sain et mieux préparé pour affronter la vie.

Bien évidemment, il y a beaucoup de bénéfices. Arrêter de dire « non, point final » permet en premier lieu de construire une relation plus constructive.

Les enfants élevés positivement ont plus tendance à aider les autres enfants. Au fil du temps, ils développent des attitudes saines basées sur la tolérance, le dialogue et le respect.

Parfois, le mot « non » est le premier qui sort de notre bouche quand le bébé commence à ramper, marcher et qu’il veut toucher à tout et le mettre à sa bouche.

Bien souvent, nous nous cachons derrière ce « non » pour éviter de donner plus d’explications. C’est plus simple que de s’arrêter.

Ces « non » essaient seulement d’empêcher l’enfant de se blesser. Mais ce n’est sans doute pas la meilleure façon de réussir à les faire coopérer.

Trouver le juste équilibre

Des études indiquent que les enfants qui entendent le mot « non » de nombreuses fois dans la même journée développe un langage plus pauvre que ceux qui reçoivent des réponses plus positives de la part de leurs parents.

Éduquer positivement ne veut pas dire pour autant céder à tout pour son enfant ou mal l’élever.

Il s’agit de ne pas se contenter de la négociation élémentaire et de les aider à mieux comprendre le monde qui les entoure et pourquoi nous sommes les mieux placés pour le  leur transmettre. 

éducation positive

Abel Domínguez Llort , psychologue pour enfants et directeur de Domínguez Psychologue (Madrid) nous explique l’éducation positive :

En tant qu’idéal c’est extraordinaire. Essayer de stimuler les enfants pour qu’ils se concentrent sur les possibilités qu’ils ont effectivement et non sur ce qu’on ne leur laisse pas faire. Cela réduira notablement la frustration à court terme.

Il ajoute :

Mais la société d’aujourd’hui nous permet-elle d’éviter certains refus ? Va-t-on toujours pouvoir trouver une option alternative ? Je vous invite à la mesure. Ne jamais dire « non » pourrait les rendre plus faible, mais c’est aussi le cas si on leur refuse toujours tout. 

L’idéal est que l’enfant comprenne (avec des arguments adaptés à leur âge et expérience) pourquoi il ne lui est pas permis de faire ou d’agir de certaines manières. Il y a beaucoup de façon de lui faire comprendre, et vous pouvez même négocier avec lui en lui présentant les autres options ou activités qui peuvent l’intéresser, ce qui pourra l’aider à le convaincre.

Ce que les experts pensent du « non »

Eviter de dire « non » autant que possible est une tâche compliquée, surtout quand il s’agit d’empêcher l’enfant de se faire mal ou de faire une bêtise.

L’idée n’est pas de supprimer complètement le « non » de votre vocabulaire mais de trouver le juste équilibre sans saturer l’enfant de refus.

Avec le temps, touts ces refus peuvent entraîner l’enfant à être plus peureux à explorer le monde autour de lui. Un enfant timide, craintif, voire même angoissé.

Les spécialistes indiquent qu’au lieu de dire « non », il est préférable de communiquer que les alternatives proposées sont beaucoup plus intéressante que celle que l’enfant souhaite.

L'éducation positive

L’idéal serait 20% de « non » et 80% de situations différées affirme Alicia Banderas, auteur du livre publié en 2017, Les enfants sur-stimulés.

On peut donner des alternatives, ils se régulent mieux de cette façon. Et ils finissent par dire :  « C’est mieux que je fasse autre chose ». Si vous dites sans cesse « non » à un enfant, à chaque fois qu’il entendra un refus à l’école il sera très frustré. 

Il faut qu’il y ait une part de refus, insiste également Madame Banderas. Et elle ajoute ceci pour éclairer son propos :

Quand je veux être très claire auprès de ma fille, car il y a quelque chose de dangereux pour elle ou pour les autres, bien sûr que je lui dis « non ». De plus, parfois nous livrons de longues batailles et il ne faut pas toujours dans cette dynamique.

Des limites claires

Eviter les refus systématiques ne signifie pas que vous serez un parent soumis qui éduque sans règles ni discipline.

Maintenir des limites claires et apprendre à dire « non » quand cela est nécessaire fait partie intégrante d’une éducation efficace.

L’autorité incarnée par les parents doit être une fenêtre ouverte qui permet à l’enfant d’apprendre de ses propres expériences. Tous les enfants ont besoin de règles et de discipline pour grandir et évoluer sainement sur les plans émotionnel, social et psychologique. 

L’idée n’est pas de censurer l’enfant à chaque fois qu’il entreprend quelque chose. Cela pourrait conduire au point qu’il n’ose plus faire quoi que ce soit, ce qui est contre-productif sur son éducation.

L’idéal est que les parents le guident sainement et positivement par un dialogue plein d’affection et de réponses constructives qui permettent à l’enfant de prendre les bonnes décisions.