5 sentiments compréhensibles quand on a une grossesse à haut risque

31 mars 2018
On recommande souvent aux femmes enceintes de rester positives, mais ce n'est pas toujours possible. Par exemple, quand on sait qu'on a une grossesse à haut risque, il est évidemment plus difficile de rester sereine et de ne pas s'inquiéter. Quand on apprend que tout ne se passe pas aussi bien qu'on l'aurait souhaité, on peut avoir des émotions et des sentiments négatifs parfaitement compréhensibles.

Pendant la grossesse, on peut traverser diverses épreuves et situations. Neuf mois, c’est long. On attend que ça passe mais, surtout, on espère que tout va bien se dérouler. Quand les choses se passent mal, le temps nous semble beaucoup plus long. Tout le monde sait ça. La grossesse devient une interminable torture.

On cesse alors de voir les choses du bon côté. Impossible de rester positive ! On commence à s’angoisser, à avoir peur, à ressentir un sentiment d’insécurité et de doute. Malheureusement, les futures mamans ne sont pas toujours comprises par leur entourage. Ce n’est pas par défaitisme qu’on ressent toutes ces choses quand on fait une grossesse à haut risque. C’est simplement qu’on ne peut s’empêcher d’avoir de telles pensées.

Que ressent une femme en cas de grossesse à haut risque ?

C’est une chose d’avoir des émotions et des pensées négatives sans aucune raison. C’en est une autre de se rappeler chaque jour qu’on doit faire particulièrement attention. Il est épuisant et douloureux de vivre une grossesse à haut risque. Difficile de ne pas désespérer !

Le suivi médical, les interminables moments de repos, les changements d’habitudes drastiques… Toutes ces complications supplémentaires épuisent psychologiquement une femme enceinte. Il ne s’agit pas seulement d’attendre avec appréhension l’avis du médecin ou les résultats des examens. On doit veiller sur sa santé à chaque instant.

Bien sûr, toutes les grossesses et toutes les femmes sont différentes. Mais il est presque certain de ressentir certaines émotions, comme la peur, quand on a une grossesse à haut risque. Vous êtes déprimée et anxieuse. Vous vous sentez coupable. C’est normal !

Dans cet article, nous aimerions passer en revue les différentes émotions qu’une femme enceinte peut ressentir en cas de grossesse à haut risque.

De l’anxiété

Il est normal et fréquent d’être anxieuse quand on est enceinte, mais c’est bien pire en cas de grossesse à haut risque. La future maman passe beaucoup de temps à s’inquiéter pour le bébé et pour elle-même.

Vous avez peur d’imaginer le visage de votre enfant, car vous n’êtes même pas certaine qu’il va naître, et cette pensée vous terrorise. Est-ce mal de penser que son enfant va mourir ? Non, c’est un sentiment compréhensible. De plus, les médecins vous ont dit que c’était une éventualité.

Quand on vit une grossesse à haut risque, on a des idées noires.

Parler de vos doutes et de vos idées noires peut vous aider. Renseignez-vous sur les complications. Ne ratez pas les rendez-vous chez votre médecin et écoutez ses conseils. Cela vous rassurera. Vous pouvez aussi discuter avec des futures mamans dans la même situation ou demander le soutien de votre entourage familial.

Un sentiment de culpabilité

C’est peut-être le sentiment que l’entourage familial a le plus de mal à comprendre. Comment pourriez-vous vous sentir coupable ? Pourtant, il est tout à fait normal de se sentir coupable quand on a une grossesse à haut risque. Cela dépend aussi des raisons pour lesquelles vous vous retrouvez dans cette situation. Peut-être que vous êtes en partie responsable. Et même si ce n’est pas le cas, vous avez besoin de désigner un coupable.

Évidemment, ce n’est pas votre faute. Vous ne maitrisez pas tous les mécanismes de la grossesse. Il peut y avoir des complications pour de nombreuses raisons qui n’ont rien à voir avec vous ou votre comportement. Par exemple, si vous aviez une mauvaise habitude susceptible de mettre en danger le fœtus, rappelez-vous que cela ne regardait que vous avant que vous ne tombiez enceinte. Cependant, il n’est pas facile de se débarrasser de son sentiment de culpabilité.

Vous vous sentez peut-être aussi coupable de ne pas pouvoir vivre normalement. Par exemple, vous ne pouvez pas travailler, vous occuper de vos autres enfants, des tâches ménagères ou de votre conjoint. Même si vous n’avez aucune raison de vous sentir coupable, il est normal d’avoir de tels sentiments. Votre famille devrait vous donner tout son amour, sa compréhension et son soutien.

Du ressentiment

Comme la culpabilité, le ressentiment est un sentiment négatif. Quand on apprend qu’on a une grossesse à haut risque, on peut ressentir de la rancœur. Pourquoi moi ? Pourquoi mon bébé ? Et pourquoi maintenant ? C’est une émotion particulièrement présente quand les complications ont des conséquences négatives sur la vie quotidienne de la future maman.

Il est possible que la femme soit obligée de quitter momentanément son travail ou ses études. C’est une situation qui ne lui plait pas. On peut aussi ressentir de la grossesse en cas de grossesse non désirée. La vie change du tout au tout. Le plus important, c’est de ne pas se forcer à jouer à la future maman, en achetant un trousseau, par exemple. Vous devez d’abord comprendre et apprivoiser votre nouvelle situation.

Un sentiment d’insécurité

Il est normal d'avoir des doutes quand on vit une grossesse à risque.

Si l’on ressent un sentiment d’insécurité, c’est parce que l’avenir est incertain et qu’on est obligée de se focaliser sur l’instant présent. Toutes vos idées noires vous torturent et vous tourmentent. Vous ne savez plus quoi espérer. Il est normal de penser que vous n’êtes pas capable de surmonter cette épreuve. Après tout, c’est un véritable défi. Vous avez peut-être aussi l’impression que vous êtes seule et qu’on ne vous soutient pas assez moralement.

Le fait de douter de vos capacités rend d’autant plus difficile le suivi médical et le changement de routines. Même si vous devez rester prudente, sachez que vous n’êtes pas obligée de renoncer à votre vie pendant neuf mois, si vous avez une grossesse à haut risque. Il est normal d’avoir des doutes, mais vous surmonterez cette épreuve avec l’aide de votre médecin et le soutien inconditionnel de votre famille.

De l’ennui

Vous êtes forcée de ne rien faire et l’ennui vous gagne. L’idée de vous reposer était peut-être séduisante, au début, mais ce n’est plus le cas maintenant. Vous avez envie d’être plus active et de vous amuser. De plus, l’ennui peut provoquer l’apparition d’autres émotions négatives, comme le ressentiment.

Vous êtes contrainte de vous reposer, de manger des repas qui ne vous donnent pas envie… Il est normal de déprimer ou de mal vivre la situation. Cependant, il faut essayer de chasser l’ennui, dans la mesure du possible. Vous ne devez pas laisser s’installer l’anxiété et d’autres émotions négatives.

 

 

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