Quels sont les risques de la rétention placentaire ?

· 19 octobre 2017

L’accouchement ne se termine pas à la naissance du bébé. L’expulsion du placenta est la troisième phase vitale du processus.

C’est souvent très facile et rapide, car le corps s’est déjà préparé à l’effort en poussant le bébé. Mais il est également possible d’aider la mère à expulser le placenta en lui injectant de l’ocytocine synthétique afin de provoquer des contractions utérines.

Qu’est-ce que la rétention placentaire ?

Parfois, l’expulsion du placenta ne se produit tout simplement pas de façon naturelle après l’accouchement. Et quand le placenta n’est pas expulsé dans l’heure qui suit la naissance, cela peut entraîner des risques pour la maman.

On parle également de rétention placentaire quand une partie du placenta n’a pas été expulsé. En général, c’est un phénomène qu’on observe après un accouchement vaginal, mais il peut aussi rester une partie du placenta après une césarienne.

On identifie une rétention placentaire en observant une déchirure sur le placenta expulsé. Dans quelques rares cas, la rétention placentaire ne présente pas de symptômes sur le moment, mais ils apparaissent petit à petit par la suite.

Qu’est-ce qui provoque la rétention placentaire ?

Il existe des facteurs à risques. Les causes principales de la rétention placentaire sont les suivantes :

  • Le placenta s’est coincé dans une cicatrice à l’intérieur de l’utérus.
  • La naissance est prématurée.
  • L’accouchement a été provoqué.
  • Le placenta présente des anomalies.

Mais même quand une femme présente un ou plusieurs de ces facteurs, il n’y pas lieu de s’inquiéter car rien ne prouve qu’il y aura des complications. Le médecin saura vous donner des conseils pertinents et c’est pour cela qu’il est important de rester en alerte lors de la troisième phase de l’accouchement.

Infirmière avec les mains sur le ventre d'une femme enceinte

Les signes et symptômes de la rétention placentaire

Pour identifier une rétention placentaire, il faut faire attention aux signaux suivants :

  • Hémorragie post-partum, bien après l’expulsion du placenta
  • Étrange fluide vaginal, accompagné d’une odeur désagréable
  • Fièvre
  • Crampes
  • Fissures et déchirures dans le placenta expulsé
  • Production de lait tardive

La plupart des femmes ayant des problèmes après l’accouchement s’inquiètent de ne pas produire de lait, ou pas assez. Une rétention placentaire provoque un retard important. Cela est à surveiller quand il existe déjà des signaux d’alerte.

Traitement de la rétention placentaire

Si la mère n’expulse pas le placenta de façon naturelle, le médecin propose alors de faire une injection d’ocytocine synthétique qui stimule l’utérus afin qu’il se contracte. Cela contribue alors à expulser le placenta.

S’il existe un risque d’infection, certains médecins prennent la décision de réaliser un procédé ambulatoire pour éliminer la rétention placentaire. Une fois rentrée chez elle, la mère prendra des antibiotiques par voie orale pour prévenir et traiter les signes d’infection.

Peut-on prévenir la rétention placentaire ?

Nouveau né embrassé par sa maman

Tous les accouchements sont différents. Il est donc difficile de chercher à réduire les risques de complications. Si la mère a déjà vécu une rétention placentaire lors d’un précédent accouchement, le risque est plus élevé. C’est pour cela que le spécialiste fera particulièrement attention pendant la troisième phase de l’accouchement.

Quand la naissance ne présente presque pas de risques et que le médecin n’a pas besoin d’intervenir souvent, le danger est minime. Dans ces conditions, à la naissance, on doit réunir la mère et le bébé, peau contre peau, sans les déranger. Cela peut réduire le risque de rétention placentaire.

Il est préférable d’éviter d’avoir recours à des injections, un excès d’ocytocine synthétique pouvant entraîner une atonie utérine. C’est ce qu’il se passe quand l’utérus ne se contracte plus de façon efficace, car il n’est plus dans des conditions optimales. C’est pour cela qu’il est important de bien choisir et communiquer avec son médecin ou sa sage-femme afin d’établir une relation de confiance pour être en sécurité en cas de complications inattendues.