Les parents hypocondriaques

21 décembre, 2018
Bien que ce soit un sentiment incontrôlable pour eux, la crainte qu'éprouvent les parents hypocondriaques leur empêche de voir la réalité avec clarté. Maintenir le calme et consulter un professionnel sont les meilleurs conseils pour ceux qui souffrent de ce trouble.

L’hypocondrie entraîne une préoccupation inhabituelle pour la santé de la personne qui en est atteinte. Cela survient devant l’apparition d’un symptôme quelconque.

Lorsque cette personne devient parent, ces craintes peuvent se refléter chez les enfants. Le résultat : préoccupation des deux côtés, générée par les parents hypocondriaques.

L’instinct maternel nous fait nous préoccuper beaucoup plus pour le bien-être de nos enfants que pour le nôtre. Beaucoup de mères ignorent les symptômes de leur propre corps pour ne pas affecter la vie de ses enfants, surtout s’ils sont petits.

C’est l’un des actes d’amour les plus purs que nous pouvons observer au quotidien. De la même manière, quand quelque chose ne va pas avec la santé de leur enfant, elles ne se reposent pas avant d’avoir résolu le problème ou jusqu’à être sûres que rien de grave ne se passe.

Malheureusement, cette crainte se déforme parfois. Elle finit par générer une perception erronée de l’état de l’enfant. Cela ne nous amène non seulement à un mauvais diagnostic mais cela produit également une préoccupation et une anxiété extrêmes.

Les parents hypocondriaques ne distinguent pas le probable de l’improbable et cela entraîne de nombreuses complications.

Caractéristiques des parents hypocondriaques

Le grand trait négatif commun à presque tous les parents hypocondriaques est le pessimisme à outrance. Des phrases telles que “Mon fils est malade, il peut mourir” ou “S’il n’est pas vu par un médecin immédiatement, il peut lui arriver quelque chose de fatal” envahissent en général leur esprit.

Cela les incite à prendre des mesures désespérées. La première d’entre elles, peut-être la pire erreur possible, est de chercher les symptômes sur Internet.

Nous ne devons le faire sous aucun prétexte, étant donné qu’il est impossible d’obtenir un diagnostic précis “en analysant” seulement les symptômes d’un enfant.

Une maman s'occupe de sa fille malade

En règle générale, le médecin prend en compte de nombreux autres facteurs pour trouver une réponse : style de vie, alimentation, activités, environnements qu’il fréquente, etc. Cela sans compter, en outre, la possibilité de prescrire des analyses plus précises comme celles de sang, d’urine ou une radio.

Les parents hypocondriaques se montrent également très anxieux. Ils ne parviennent qu’à générer de la préoccupation chez l’enfant. Cela va même jusqu’à lui enseigner une crainte qu’il ne ressentait pas avant.

Il est ainsi important de peser ses mots et ses expression. L’on doit gérer chaque situation avec précaution.

“Le grand trait négatif commun à presque tous les parents hypocondriaques est le pessimisme à outrance.”

En outre, ils sont généralement très attentifs devant chaque situation qui se présente. Cela vaut surtout lorsqu’ils se trouvent en présence d’un autre enfant malade. Ils craignent ainsi une possible contagion. Ce n’est pas mal en soi, si et seulement si cela n’est pas une peur démesurée.

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D’autres comportements typiques des parents hypocondriaques

  • Contrôler constamment la température des enfants s’ils détectent de la fièvre.
  • Consulter le médecin à plusieurs reprises dans une courte période de temps, quelque chose qui irrite les enfants.
  • Imposer des interdictions ou des mesures préventives excessives par jour de froid, par exemple. Ou au retour à la routine après une maladie.
  • Sentir le besoin d’appeler le médecin devant la moindre avancée ou recul dans le traitement d’une maladie, sans prêter attention à ce que le professionnel a indiqué.

Comment surmonter l’hypocondrie ?

Le premier conseil -le plus important- est de rester calme. Si nous ne le faisons pas, en plus de générer de la peur chez l’enfant, nous transmettons un mauvais exemple.

N’oubliez pas : l’enfant vous observe et apprend de vos actes. Si vous n’êtes pas tranquille, vous lui enseignerez à perdre le contrôle devant l’adversité.

Un enfant prend ses médicaments

Il est également fondamental que vous consultiez le pédiatre si les symptômes se maintiennent pendant un certain temps ou s’ils sont intenses. Ensuite, suivez à la lettre l’ordonnance. L’emmener chez le médecin pour vous méfier ou ne pas écouter ses conseils.

En dépit de ce que beaucoup pensent, le pire que vous puissiez faire est d’essayer d’arrêter de penser à ce qui vous préoccupe. De fait, lorsque nous essayons, le résultat est exactement le contraire. C’est bien que vous vous occupiez de lui mais n’exagérez pas.

En outre, vous ne devriez pas laisser de côté la prévention. La meilleure manière de traiter les maladies est de les éviter. Comment ? Veillez au bon suivi du carnet de vaccination de l’enfant. Enseignez-lui à manger sainement et faites-lui pratiquer du sport.

“Il est fondamental que vous consultiez le pédiatre si les symptômes se maintiennent pendant un certain temps ou s’ils sont intenses. “

Pas de consultations en ligne ni automédication

Les parents hypocondriaques, au-delà de produire des effets négatifs sur leur propre bien-être mental et physique et celui de leurs enfants, commettent de graves erreurs. Chercher des informations sur Internet est l’une d’entre elles.

Pis encore si l’on suit un traitement qui n’est pas prescrit par un professionnel après examen de l’enfant malade.

Une autre pratique dangereuse est l’automédication. Celle-ci peut entraîner une intoxication sévère -développer une future résistance aux antibiotiques ou autres effets secondaires.

Enfin, vous ne devez pas mettre de côté de traiter cette peur des maladies. Les psychologues ou psychiatres s’occupent de ce genre de trouble. Ne vous inquiétez pas. C’est un signe qui indique combien vous aimez votre enfant.