Comment désamorcer un caprice de votre enfant avec une question

· 26 novembre 2017

Saviez-vous qu’il était possible de désamorcer un caprice de votre enfant avec une simple question ? Il ne s’agit pas d’un tour de magie, seulement d’un peu de psychologie.

Contrairement à ce que l’on pense souvent et aux règles que beaucoup appliquent à la maison, il est possible d’interrompre un enfant au milieu d’une crise de colère ou de frustration.

Bien que certains spécialistes conseillent de respecter ce moment où l’enfant laisse exploser des émotions qu’il ne maîtrise plus, il y a une méthode très efficace qui fait de plus en plus parler d’elle.

Cette stratégie fait appel aux capacités cognitives de l’enfant. Bien sûr, les parents ou éducateurs doivent avoir envie de lui apprendre à mieux contrôler ses émotions.

Les situations susceptibles de déclencher la colère d’un enfant sont innombrables. Il a oublié un jouet à la maison, il ne veut pas dormir, il veut rester jouer dans la baignoire après le bain, il ne veut manger que des friandises, il a abîmé sa poupée préférée… Les passer toutes en revue prendrait trop de temps et vous savez très bien de quoi nous sommes en train de parler.

En revanche, la manière de désamorcer un caprice de votre enfant mérite toute notre attention. Vous n’avez pas forcément besoin de faire appel à un spécialiste ou de l’emmener chez un psychologue. Vous devez simplement l’aider à mettre en perspective le problème qui génère sa réaction négative.

Que faire pour désamorcer un caprice ?

Une petite fille en pleurs

Il nous suffit parfois de penser au mot ‘caprice’ pour que notre patience s’évapore. Et malheureusement, les parents d’enfants de moins de cinq ans se contentent souvent de gronder, de punir et d’interdire en cas de grosse colère.

N’oublions pas que nous avons affaire à de petites personnes qui ne savent pas encore gérer leurs émotions. C’est notre rôle de parent de les aider à évoluer émotionnellement et intellectuellement.

Participez à ce processus. Accompagnez votre enfant quand il fait une erreur. Aidez-le à trouver une solution et à aller de l’avant.

Vous vous demandez peut-être quel est le rapport entre un caprice et le développement intellectuel d’un enfant. Pour répondre à cette question, rappelons la définition du Larousse. L’intelligence, c’est « l’ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle. »

On ne parle pas d’adultes dans cette définition. Si l’intelligence est une caractéristique inhérente à toute personne, pourquoi ne pas aider notre enfant à analyser de façon rationnelle la situation qui provoque sa colère ?

Apprendre à gérer ses émotions fait partie de l’évolution de l’enfant. C’est à nous de l’aider à grandir et à développer cette stabilité émotionnelle qui lui permettra de mûrir avec l’âge.

La grande question

Une petite fille qui fait un caprice et l'on peut désamorcer un caprice avec une question

Maintenant que tout est dit, nous vous proposons d’aborder le prochain caprice de votre enfant en lui posant la question suivante : « Est-ce un problème petit, moyen ou gros ? »

Il est fort possible que votre enfant, dans son innocence, vous réponde qu’il s’agit d’un gros problème. Si c’est le cas, évitez de le contredire. Vous sous-estimeriez le problème que cela représente à ses yeux et l’importance des émotions qu’il ressent.

Il vaut mieux l’accompagner pendant qu’il évalue et reconnait son problème. S’il vous dit que c’est un gros problème, c’est qu’il l’est dans son petit univers. Notre rôle est de l’aider à résoudre son problème.

Quand il aura identifié la dimension du problème, invitez-le à trouver une solution. Montrez-lui par l’exemple que la meilleure manière de résoudre un conflit, c’est de trouver une solution.

Une fois passé le gros moment de colère, quand votre enfant sera plus stable émotionnellement parlant, demandez-lui s’il était difficile de trouver une solution à son gros problème. S’il vous dit que c’était facile, refermez la discussion en soulignant que, si la solution était évidente, le problème ne devait pas être aussi grave que vous ne l’imaginiez tous les deux.

Dites bien « tous les deux ». Incluez-vous dans ce processus. Accompagnez votre enfant quand il se trompe, qu’il cherche une solution et qu’il va de l’avant. Ne vous contentez pas de le critiquer, parce que cela ne sert à rien.

Un enfant n’a pas besoin d’être critiqué. Il attend seulement qu’on l’aide à grandir dans la confiance et le bonheur. C’est le merveilleux rôle qui est le nôtre.