Les dangers d’un enfant gâté : apprenez à lui dire non

· 5 janvier 2018
Quel est le plus grand danger pour un enfant gâté ? Qu'il ne connaisse pas de limites et ne sache pas comment gérer la frustration de ne pas pouvoir avoir ou faire quelque chose qu'il désire.

Nous avons tous peur des crises de colère surtout si elles sont en public, c’est sûrement la caractéristique que nous soulignons et que nous négligeons le plus chez un enfant capricieux. Mais c’est seulement une conséquence de la personnalité d’un enfant gâté.

Le fait qu’un enfant ait des accès de colère ne veut pas forcément dire qu’il est gâté, il y a un âge où les crises de colère sont fréquentes et en tant que parents, vous devriez apprendre à y faire face et à savoir que c’est une étape que vous surmonterez ensemble.

La pire conséquence pour un enfant gâté est qu’il ne connaisse pas ses limites, comment il doit se comporter et ce qu’on attend de lui. L’idée, plutôt que de lui dire non à tout, qu’il ne touche pas ceci ou cela, qu’il ne fasse pas ci ou ça, est qu’il développe un minimum de conscience et qu’il sache, dans la mesure de ses capacités et de son âge, ce qu’il doit faire ou non.

« Ce que nous voulons obtenir c’est que l’enfant développe le véritable désir de coopérer sans la menace d’une punition ou d’une récompense ; c’est-à-dire que notre fils ou notre fille parvienne à s’autoréguler, sans dépendre d’une surveillance constante », souligne Violeta Alcocer, spécialiste du courant du maternage.

L’idéal, poursuit la blogueuse, c’est que votre enfant devienne le gardien de lui-même, qu’il guide sa vie à partir de l’éthique et des valeurs qu’il a consciemment décidé d’intégrer dans son bagage émotionnel.

Dire non et gérer la frustration permet de poser des limites à l'enfant

Quelles sont les limites ?

Les limites (celles dont on parle beaucoup et dont personne ne sait très bien ce qu’elles représentent) ne sont rien de plus que le lieu commun où nos besoins rencontrent ceux des autres, l’espace à partir duquel commence un équilibre sain, c’est le cadre dans lequel sont contenues nos relations saines avec nous-mêmes, avec les autres et avec l’environnement qui nous entoure.

Dans un autre de ses articles, la spécialiste explique que les limites n’ont pas toujours à voir avec la fermeté, l’autorité ou la capacité à dire « non » il s’agit de l’aptitude à conjuguer harmonieusement nos besoins avec ceux de nos enfants.

D’autre part, les perspectives sont ce que nous attendons de nos enfants et ce que nous attendons de nous-mêmes comme parents et comme famille. Les limites et les perspectives sont deux concepts étroitement liés, car nos attentes sont le cadre de référence de nos limites, elles les définissent, argumente Alcocer.

Dire non n’est pas suffisant

Il est important de réfléchir au rôle du non dans la vie d’un enfant. « Personnellement je m’oppose totalement aux théories qui proposent le « non » comme la panacée éducative (en général ces théories nous invitent à considérer que la frustration active, à savoir le fait de nier volontairement les désirs de l’enfant, est nécessaire et incite la croissance car c’est ce qu’il rencontrera dans la vie) », formalise l’experte.

Pour que cet apprentissage puisse avoir lieu, il est fondamental que face au désir de notre enfant, au lieu de clore le sujet par un « non » et de passer à autre chose, nous soyons capables de dire « oui, mais jusqu’à maintenant ». Le « non » catégorique est recommandé quand ce qui se cache derrière est une prise électrique ou un talus. Egalement, quand il s’agit d’une gifle à un frère ou une autre chose qui déshonore ce que nous considérons comme du respect ou comme partie fondamentale de notre cohabitation ou de notre bonne marche vitale.

Apprendre à parler et à comprendre plutôt que de dire non au premier abord

Apprendre à parler et à comprendre

Dans ses livres, la psychologue et écrivaine Rosa Jove explique une technique pour faire face aux crises de colère de votre enfant, parmi ses conseils figure le fait de comprendre un petit toujours avec tendresse.  

C’est un exercice qui exige beaucoup de maîtrise de soi et de patience. Il est important d’observer d’abord en vous les situations qui vous mettent en colère et que vous ne pouvez pas gérer. C’est nécessaire aussi de voir les points faibles de votre enfant et de lui expliquer pourquoi il ne peut pas obtenir la friandise qu’il désire ou ne peut pas faire certaines choses, par exemple.

La spécialiste conseille de toujours dire à votre enfant que vous l’aimezque vous êtes probablement en désaccord sur certaines choses, que vous pouvez lui refuser certains objets ou limiter certaines actions, néanmoins que vous l’aimez toujours et que cela ne changera jamais.