Le burn-out : ces mamans qui s’épuisent en voulant trop en faire

· 14 octobre 2017

Il arrive souvent qu’on se sente fatiguée, épuisée, que l’on traîne longtemps un mal de tête… Tout cela parce qu’on n’a pas assez d’heures dans une journée pour pouvoir tout faire.

Mais cet état dans lequel on se retrouve alors porte un nom : c’est le syndrome du burn-out. Vous ne connaissez pas ? Nous allons vous donner les clés pour savoir si vous en êtes atteinte.

De nombreuses mères souffrent de ce syndrome. Elles sont trop exigeantes envers elles-mêmes. Notre organisme réagit en cas de stress prolongé et le burn-out est sa réponse.

Qu’est-ce que c’est, un burn-out ?

Le syndrome du burn-out est une réaction de l’organisme. C’est comme cela qu’il réagit dans une période de stress intense. Toutes les mamans se battent pour concilier leur vie professionnelle et le travail qu’elle font en tant que mère de famille à la maison. Et nous savons toutes que c’est une bataille perdue d’avance.

Nous essayons toutes d’être des mères parfaites, alors que c’est impossible. Quand on jongle entre le travail et la vie de famille, on doit gérer plusieurs tâches dans une journée : remplir les responsabilités de son poste de travail, emmener les enfants à l’école, au parc ou faire des activités extrascolaires, organiser une fête d’anniversaire, faire le repassage…

Nous avons toutes ce désir de perfection qui nous épuise tant physiquement que mentalement. Évidemment, les pères peuvent aussi souffrir de ce syndrome.

Les pères aussi font une partie des tâches ménagères, veulent bien faire dans le cadre de leur travail, emmènent les enfants à l’école, retournent les chercher et font toutes sortes de choses avec eux pendant le week-end…

Nous créons ce désir d’être tout à la fois, ce qui provoque une usure psychologique et un grand stress.

Les symptômes du burn-out

Vous n’avez pas besoin de présenter tous les symptômes pour souffrir d’un burn-out.

Les principaux symptômes sont le sentiment d’épuisement, d’échec et d’impuissance, une mauvaise estime de soi, un manque d’accomplissement personnel, un perpétuel état de nervosité, des difficultés pour se concentrer, des maux de tête ou des palpitations.

Les phases du burn-out

Comme tous les syndromes, le burn-out ne se déclare pas du jour au lendemain. On passe d’abord par des états ou des phases qui débouchent sur un burn-out. Ces étapes sont les suivantes :

  • L’enthousiasme. Pendant cette phase, on se sent plein d’énergie. On a des attentes très hautes et cela nous parait très stimulant. On considère les conflits comme des moments passagers qui ont une solution claire.
  • La stagnation. Cette phase commence quand on n’atteint pas ses objectifs. On prend conscience que malgré ses efforts, on ne peut pas tout faire.
  • La frustration. Cette phase se caractérise par une période de désillusion. C’est à ce moment-là qu’apparaissent les problèmes émotionnels et physiques.
  • L’apathie. C’est la phase de la résignation devant l’impossibilité de changer les choses.
  • Le burnout. Pendant cette phase, on arrive à une impossibilité physique et psychique d’avancer. C’est à ce moment-là que l’épuisement émotionnel et l’absence de projets personnels se font sentir.

 

Allumettes qui se consument, symbôle du burn-out
© Dennis Kley via Flickr CC BY-ND

Comment soigne-t-on un burn-out ?

Il n’existe pas de meilleur remède anti-stress que le contact social. Le visage et le coeur sont connectés par le cerveau. Parler face à face avec un ami cher peut aider à apaiser le système nerveux et à soulager les effets du stress.

Souvent, on n’a juste besoin que quelqu’un nous écoute, même si l’on est bien conscient que la personne ne trouvera pas la solution. Nouer des amitiés avec des personnes qui partagent les mêmes inquiétudes et avec qui on a beaucoup de points communs peut aider à se sentir mieux.

Si vous avez l’impression que vous ne pouvez compter sur personne, il n’est jamais trop tard pour nouer de nouvelles amitiés.

Prendre un café avec d’autres mamans d’élèves de l’école de vos enfants ou avec des amies qui sont aussi mamans est une idée fantastique. C’est une sorte de thérapie de groupe. On se rend vite compte qu’on est plus ou moins dans les mêmes situations.

Il est fondamental de trouver son équilibre dans la vie pour être bien avec soi-même. Recentrez-vous sur ce qui vous apporte du bonheur et de la joie dans la vie. Prenez du temps libre. Utilisez ce temps libre pour rechargez les batteries et mener à bien tout ce que vous ne pouvez pas faire au quotidien.

Illustration d'une maman débordée au bord du burn-out

Que faire pour l’éviter ?

Il est important de se connaitre soi-même, de savoir ce dont on a besoin à chaque instant. Si notre corps réclame une pause, il faut se l’accorder.

On n’est jamais seul dans son rôle de parent. Il y a des gens qui nous aident : notre conjoint ou conjointe, nos parents, nos amis… Parfois, on peut aussi laisser ses enfants avec un baby-sitter pour prendre du temps pour soi et pour renforcer sa vie de couple.

Quand on se sent très stressée, on peut faire des activités relaxantes, comme le yoga ou la méditation. Souvent, une simple promenade pour prendre l’air suffit à recharger les batteries. N’oubliez pas ces bonnes habitudes : avoir une alimentation équilibrée, faire de l’exercice, se reposer…

Un dernier conseil…

Avant l’apparition des symptômes du burn-out, quand on remarque que la situation nous échappe, il est important de consulter son médecin pour se faire aider et pour recevoir le traitement qu’il jugera nécessaire.

Et n’oubliez jamais que la mère parfaite n’existe pas. Nos enfants veulent une maman qui les fasse rire, pleurer, chanter et qui joue avec eux. A leurs yeux, c’est vous, la mère parfaite.